Obésité : des patients de mieux en mieux protégés du risque cardiovasculaire
Dans les pays industrialisés, la pression artérielle et le taux de cholestérol non-HDL chez les adultes obèses, notamment âgés, se rapprochent de plus en plus de ceux des personnes ayant un IMC normal. Une amélioration qui s’explique à priori par l’utilisation accrue de médicaments antihypertenseurs et hypolipémiants chez les sujets obèses. Les jeunes adultes obèses demeurent toutefois plus à risque métabolique que leurs homologues de poids normal. Ces travaux sont parus dans The Lancet.
Une équipe a comparé à l’échelle internationale, la pression artérielle, les taux de cholestérol et la consommation de médicaments antihypertenseurs et hypolipémiants chez les personnes obèses et celles de poids normal.
Ce travail réalisé à partir des données de pays industrialisés en Asie, Europe, et Amérique du Nord, a porté sur plusieurs décennies. Les chercheurs ont suivi l'évolution des paramètres au fil du temps chez des participants présentant un IMC normal (20 à 25 kg/m²), et la différence entre les participants obèses (classe I : IMC 30 – 34, classes II et III : IMC ≥35), ceux en surpoids (25 à 29) et ceux présentant un IMC normal.
Pour l’ensemble des pays et groupes d'âge, le taux de cholestérol non-HDL moyen chez les sujets obèses et en surpoids par rapport à ceux d’IMC normal, a diminué de 0,05 mmol/L par décennie chez les femmes, et de 0,07 mmol/L chez les hommes. Et pour la pression artérielle systolique, la baisse a été de -0,7 mmHg par décennie chez les femmes et de -0,6 mmHg chez les hommes.
Ces diminutions ont été plus importantes chez les personnes présentant une obésité de classe II ou III, et chez les plus de 40 ans, ce qui conduit à une convergence de ces facteurs de risque chez les adultes de plus de 40 ans, quel que soit leur IMC.
En Angleterre, aux États-Unis, en Thaïlande, en Corée du Sud et au Japon, les personnes âgées obèses présentaient par exemple souvent des taux de cholestérol non-HDL et une pression artérielle systolique comparables, voire supérieurs, à ceux des personnes ayant un IMC normal. Ces tendances s'accompagnaient d'une augmentation de la consommation de médicaments hypolipémiants et antihypertenseurs.
En revanche, chez les personnes de moins de 40 ans, l'écart entre les personnes obèses ou en surpoids et celles ayant un IMC normal est resté relativement stable ; les jeunes adultes étaient moins traités pour leur hypercholestérolémie ou hypertension artérielle.
Référence :
NCD Risk Factor Collaboration (NCD-RisC)
Metabolic traits in obesity and normal BMI in industrialised countries: a multi-country analysis of national population-based studies
The Lancet, July 01, 2026
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