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Disclaimer
Ce dossier a été réalisé sous la seule responsabilité du coordinateur, des auteurs et du directeur de la publication qui sont garants de l'objectivité de cette publication.

Attention : ceci est une actualité dont l'objectif est de fournir des informations sur l'état actuel de la recherche ; ainsi, les données présentées sont susceptibles de ne pas être validées par les autorités françaises et ne doivent donc pas être mises en pratique.
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BPCO ; nouveaux critères diagnostiques

Un nouveau schéma diagnostique est proposé pour la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO). Il associe les symptômes respiratoires, la qualité de vie respiratoire, la spirométrie et les anomalies pulmonaires structurelles à l'imagerie par tomodensitométrie. Dans deux grandes cohortes, son application a permis d'identifier des personnes présentant davantage d’exacerbations, un déclin plus rapide du VEMS, ou encore un risque accru de décès, par rapport à l’utilisation des critères conventionnels. C’est ce qui ressort d’une vaste étude parue dans le JAMA.

De nouveaux critères diagnostiques sont proposés pour la bronchopneumopathie chronique obstructive. Ils requièrent soit la présence d'une obstruction des voies aériennes (spirométrie) associée à une ou plusieurs anomalies cliniques ou d'imagerie, soit, en l'absence d'obstruction des voies aériennes, au moins trois des cinq critères mineurs suivants : emphysème, épaississement de la paroi bronchique au scanner, dyspnée, mauvaise qualité de vie respiratoire et bronchite chronique.
Ce schéma a été appliqué à deux cohortes longitudinales : COPDGene incluant 10.305 participants recrutés entre 2007 et 2011, suivis jusqu’en 2022, et CanCOLD comprenant 1.561 participants recrutés entre 2009 et 2015, avec un suivi jusqu’en 2023. Les points principaux étaient la mortalité toutes causes confondues et respiratoire, la fréquence des exacerbations et le taux de déclin de la fonction pulmonaire (VEMS).
Dans la cohorte COPDGene (âge moyen 59,6 ans, 53,5% d'hommes), le nouveau schéma diagnostique a reclassé 15,4% des participants sans obstruction des voies respiratoires (811 sur 5250) comme atteints de BPCO et en a exclu 6,8% (282 sur 4166) qui présentaient une obstruction mais aucune anomalie clinique ou d'imagerie.
Les individus « reclassés » avaient un risque presque deux fois plus élevé de mortalité toutes causes confondues (RR : 1,98, P < 0,001), un triplement du risque de mortalité respiratoire (RR : 3,58, P = 0,003) et des exacerbations plus fréquentes (P < 0,001). Ils présentaient également un déclin plus rapide du VEMS (P = 0,006). Dans la cohorte CanCOLD, les individus nouvellement classés présentaient également plus d’exacerbations (P < 0,001).

Référence :
COPDGene 2025 Diagnosis Working Group and CanCOLD Investigators
A Multidimensional Diagnostic Approach for Chronic Obstructive Pulmonary Disease
JAMA. May 18, 2025. doi:10.1001/jama.2025.7358
Retrouvez l’abstract en ligne

« Alzheimer, BPCO : voici comment ces maladies pourraient être diagnostiquées par la voix »

Date de publication : 14 janvier 2025
Temps de lecture 3min
« L’hypothèse peut paraître farfelue, pourtant, il n’en est rien : demain, un médecin pourrait bien découvrir une dépression ou une maladie de Parkinson chez son patient, rien qu’en l’écoutant parler… », fait savoir Sylvie Boistard dans Femme Actuelle.
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