Réponses aux questions « Anti-épileptiques et douleurs rhumatologiques ». Dernière version
Par Richard Trèves CHRU Dupuytren - Limoges
1 / QUESTION 1 : Dans quelles situations cliniques faut-il proposer des anti-épileptiques ?
Dans les douleurs chroniques rhumatologiques comportant une composante neuropathique au mieux objectivée par l’interrogatoire (brûlures, élancements, décharges électriques, douleurs en étau, coups de poignard), l’examen clinique (hypoesthésie, allodynie, hyperpathie) et le questionnaire DN4.
Les anti-épileptiques peuvent être utilisés dans la lombalgie ou lombosciatique chroniques, les syndromes douloureux régionaux complexes et dans la fibromyalgie avec un bon niveau de preuve (niveau de preuve 1b).
2 / QUESTION 2 : A quelle place peut-on situer les anti-épileptiques dans l’algorithme de la prise en charge médicamenteuse ?
Vous avez dit conflit d’intérêts ?
Par Richard Trèves CHRU Dupuytren - Limoges
Récemment, dans un très célèbre restaurant situé à deux pas de l’Assemblée Nationale, 4 députés, 1 UDI, 2 UMP et 1 socialiste, ont particulièrement bien déjeuné. Ce n’est pas un reproche.
Mais la puissance invitante est la British American Tobacco (PAT), rencontre révélée par le Journal du Dimanche qui a eu lieu 2 jours avant la Journée Mondiale sans Tabac qui était fixée au 31 mai.
L’addition finale est de 10 000 €.
Pourtant, en 2009, des règles ont été mises en place pour encadrer le travail du lobbying auprès des parlementaires.
Y a-t-il vraiment du nouveau dans le traitement de l’autisme ?
Par Richard Trèves CHRU Dupuytren - Limoges
L’autisme est un trouble du développement qui apparaît avant l’âge de 3 ans et qui peut durer tout au long de la vie.
Trois critères définissent la maladie :
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Troubles des relations sociales ou des interactions sociales
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Incapacité ou difficulté à la communication verbale
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Gestes répétitifs et stéréotypés
Les troubles du spectre autistique (TSA) est une appellation qui désigne l’ensemble des symptômes qui caractérisent les troubles du comportement liés à l’autisme ; les TSA incluent aussi le syndrome d’Asperger où le langage n’est pas affecté ni le retard mental ; le quotient intellectuel est plus élevé que dans la moyenne de la population. En revanche, le syndrome de Rett ne touche que les filles et entraîne retard mental et infirmité motrice.
Réévaluation du service médical rendu (SMR) des opioïdes forts indiqués dans les douleurs chroniques non cancéreuses et non neuropathiques (19/03/2014 – Commission de la transparence)
Par Richard Trèves CHRU Dupuytren - Limoges
« Le service médical rendu par la morphine est qualifié d’important dans la prise en charge des douleurs intenses et/ou rebelles rencontrées dans la gonarthrose, la coxarthrose, dans la lombalgie chronique comme étant un traitement de dernier recours à un stade où les solutions chirurgicales sont envisagées et chez les patients non candidats c'est-à-dire qui refusent ou qui ont des contre-indications, à une chirurgie de remplacement prothétique (coxarthrose et gonarthrose) pour une durée la plus courte possible du fait du risque d’effets indésirables graves et de l’absence de données à long terme. La place de cette classe thérapeutique doit être la plus réduite possible après échec des autres mesures médicamenteuses et du traitement physique recommandé dans ses indications », tel est l’avis de la Commission de la transparence.
Bientôt un an déjà que la loi « petit cadeau » est appliquée !
Par Richard Trèves CHRU Dupuytren - Limoges
Le 22 mai 2013 parut au JO (fait insigne cette loi est rétroactive : tout ce qui a été consenti dès 2012 devait être communiqué par les laboratoires) un décret qui m’obligerait presque à ne boire avec un corrupteur laboratoire pas plus de 9,99 euros sous peine d’être jeté en pâture, mis en vitrine, offert à la vindicte de qui ? au fait oui de qui ?
Le public tout venant ? un groupement de patients écoeuré par mes habitudes somptuaires ? un journaliste qui veut se payer ma tête avant de m’interviewer ? par un conseiller obscur d’un ministère embrouillé ?
Quelques informations pour la médecine générale
Par Richard Trèves CHRU Dupuytren - Limoges
Nous courons un risque de pénurie de TECNETIUM ce qui est inquiétant pour la santé publique. En effet, le TECNETIUM 99m est indispensable en médecine nucléaire pour la réalisation de nombreuses scintigraphies, en particulier de l’appareil locomoteur et de bien d’autres tissus.
Le Ministère de la Santé a saisi l’Académie Nationale de Médecine sur les conséquences d’une telle pénurie et comment y remédier. La pénurie nous guette en 2015 et va être critique de 2016 à 2018, ceci va avoir des conséquences très importantes pour des milliers de patients.
La visco-supplémentation n’est plus menacée de déremboursement
Par Richard Trèves CHRU Dupuytren - Limoges
En rhumatologie, nous avons une place de choix à faire pour la visco-supplémentation dans l’arthrose.
Elle s’est imposée peu à peu au fil des années dans le cadre de la prise en charge des arthropathies, en particulier l’arthrose.
Le genou reste l’articulation la plus fréquemment traitée.
Les autres articulations, par manque de preuves tangibles de leur efficacité, restent à la traîne : la hanche, la cheville, même si d’excellents confrères n’hésitent pas à y recourir souvent avec succès.
Minority Report
Par Richard Trèves CHRU Dupuytren - Limoges
A Washington, en 2054, la société du futur a éradiqué le meurtre en se dotant du système de prévention, détection, répression le plus sophistiqué du monde.
Dissimulés au cœur du Ministère de la Justice, trois extralucides captent les signes précurseurs des violences homicides et en adressent les images à leur contrôleur, John ANDERTON, le chef de la « Précrime » devenu justicier après la disparition tragique de son fils. Celui-ci n’a alors plus qu’à lancer son escouade aux trousses du « coupable »…
Emballement sur les médicaments
Par Richard Trèves CHRU Dupuytren - Limoges
L’antalgique le plus communément prescrit, remboursé et non génériqué, coûte 276 millions d’€ à la Sécurité Sociale et 117 millions aux mutuelles. Pour la Sécurité Sociale, c’est le 5ème poste de remboursement. Les Français en achètent 180 millions de boîtes/an sur un marché total de 500 millions.
En décembre 2013, l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament ou ANSM a indiqué qu’elle envisageait d’inscrire cet antalgique n° 1 au répertoire des génériques. La baisse interviendrait à la fin de l’année 2014. Il semblerait que la protection dont bénéficie
Un peu d’actualité en thérapeutique rhumatologique
Par Richard Trèves CHRU Dupuytren - Limoges
La Commission de la transparence du médicament propose un déremboursement des anti-arthrosiques. L’Association Française de Lutte Anti-rhumatismale dénonce « un retour en arrière de plus de 30 ans de la prise en charge de l’arthrose ».
Les anti-arthrosiques symptomatiques d’action lente ou AASAL comme la GLUCOSAMINE, la CHONDROITINE et les extraits de soja et d’avocat, ont donc été remis en cause par la Haute Autorité de Santé. Ces médicaments censés freiner la dégradation du cartilage, s’avèrent en pratique être plus des médicaments soulageant la douleur avec un effet retardé et la raideur liée à l’arthrose. C’est la raison pour laquelle le service médical rendu a été jugé insuffisant par la Commission de la transparence.