Diabète
Compte Rendu
Variations autour du « Monnier Concept » : la juste part de l’hyperglycémie basale et post-prandiale
Pr Jean-Louis Schlienger Strasbourg
C’est en 2004, dans un article paru dans Diabetes Care, que Louis Monnier avait soutenu l’idée qu’un taux d’HbA1C rendait davantage compte d’une hyperglycémie post-prandiale (GPP) alors qu’un taux élevé d’HbA1C était plutôt la conséquence d’une hyperglycémie à jeun (HAJ). Le « Monnier concept » était né !
En conséquence, le niveau d’HbA1C d’un patient orientait le choix de entre ADO et insuline basale en 2ème ou 3ème ligne thérapeutique chez des patients insuffisamment équilibrés.
Ce concept a été revisité dans une population de DT2 plus nombreuse (n= 1699) avec
Diabète
Compte Rendu
Diabète : un diagnostic qui fait débat après les recommandations de l’ADA
Pr Jean-Louis Schlienger Strasbourg
L’American Diabetes Association vient de publier des recommandations visant à définir les populations chez lesquelles il est souhaitable de dépister un diabète, et à préciser les modalités diagnostiques de l’hyperglycémie intermédiaire et du diabète fondées sur l’HPO et l’HbA1C.
Elles préconisent de débuter un traitement par metformine en cas d’HbA1C > 6% et/ou de perturbation concomitante de la glycémie à jeun et de la tolérance glucosée.
L’équipe de Paul Valensi a comparé ces critères diagnostiques
Neuro-oncologie
Cas Clinique
Une tumeur déstabilisante
Dr Karima Mokhtari GHP Salpêtrière - paris
Clinique :
Femme âgée de 75 ans
Syndrome cérébelleux d’aggravation progressive
Quel est votre diagnostic ?
- Imagerie IRM conventionnelle :
Large lésion cérébelleuse hémisphérique postéro-supérieure droite. Volumineuse composante kystique en isosignal FLAIR et net hyposignal T1 non modifié par le contraste. Nodule mural en hypersignal FLAIR (et isosignal T1 – non montré). Œdème quasi-absent.
Prise de contraste après injection de gadolinium très intense et homogène du nodule mural. Adossement de la prise de contraste murale à la surface piale cérébelleuse adjacente.
- Imagerie IRM de perfusion :
Les courbes de perfusion montrent
Os
Article Commenté
Variants du gène du récepteur du calcium (CASR) : association aux taux de calcémie
Pr Sophie Roux Rhumatologie - Sherbrooke
La calcémie est régulée de manière très étroite, et le taux de calcémie ionisée reste compris entre 1.1 et 1.4 mM. La PTH est le principal régulateur à court terme de la calcémie. Le déterminant de la calcémie est la calcémie ionisée elle-même, et l’intermédiaire de cette homéostasie est le récepteur du calcium (CaR) principalement exprimé à la surface des cellules parathyroïdiennes et des cellules du tubule rénal. L’existence d’une composante génétique avait déjà été suggérée dans la détermination du taux de calcémie, mais restait jusqu’alors indéterminée.
Le but de ce travail était d’identifier
Os
Article Commenté
Microarchitecture osseuse : effet du Denosumab versus Alendronate
Pr Sophie Roux Rhumatologie - Sherbrooke
Les études sur l’ostéoporose se sont surtout intéressées aux fractures vertébrales et à la perte osseuse trabéculaire, quoique 80% des fractures soient non vertébrales et apparaissent à des sites essentiellement corticaux. L’os cortical représente 80% de la masse squelettique, et 90% de la morbidité et de la mortalité associées aux fractures sont le fait des fractures non vertébrales.
Bien que le risque de fracture vertébrale soit réduit d’environ 50% par la plupart des agents anti-ostéoporotiques, la réduction du risque de fracture non vertébrale n’est pas toujours
Os
Article Commenté
Denosumab dans la destruction ostéo-articulaire de la polyarthrite rhumatoïde
Pr Sophie Roux Rhumatologie - Sherbrooke
La polyarthrite rhumatoïde (PR) est caractérisée par des érosions articulaires et péri-articulaires et une perte osseuse systémique. Le rôle essentiel de la voie RANKL-RANK dans la résorption osseuse a largement été démontré, et son originalité est qu'elle constitue la voie effectrice commune des facteurs modulant la résorption osseuse.
Dans les études cliniques, le Denosumab, un anticorps monoclonal humain anti-RANKL, augmente la DMO chez les femmes ménopausées avec DMO basse, et diminue le risque de fracture (FREEDOM).
Os
Fiche Pratique
Une lombosciatique particulière
Dr Jacques Fechtenbaum Hôpital Cochin - Paris
Mme M., née en 1958, présente des lombalgies, associées à des paresthésies des membres inférieurs, pluri radiculaires.
Ces symptômes sont variables, surtout en position debout et à l’effort.
Elle est surtout gênée par des troubles urinaires avec des envies impérieuses.
Quel diagnostic évoquez-vous ?
Article Commenté
L’obésité aggrave les dommages cérébraux chez les alcooliques
Mme Marie Lestelle Issy-les-Moulineaux
L’excès de poids souvent associé à l’alcoolisme est un facteur aggravant de dommages cérébraux, indépendamment du syndrome d’alcoolisation. C’est ce que montre une nouvelle étude parue dans Alcoholism: Clinical & Experimental Research. Pour le vérifier, les chercheurs ont étudié les liens entre indice de masse corporelle, volume cérébral, concentration en métabolites et flux sanguins cérébraux chez des personnes alcooliques.
Migraines et céphalées
Article Commenté
Style de vie défavorable et céphalées récurrentes chez l’adolescent. L’étude HUNT
Dr Anne Ducros CHU de Montpellier - Paris
Les auteurs ont étudié le lien entre les céphalées primaires récurrentes (migraine et céphalée de tension) et des facteurs de style de vie défavorables (surpoids, faible activité physique et tabagisme) dans une population non sélectionnée d’adolescents norvégiens.
Un total de 5 847 élèves âgés de 13 à 18 ans ont été interrogés sur leurs éventuelles céphalées et ont complété un questionnaire détaillé évaluant l’activité physique et le tabagisme. Tous ont été pesés et mesurés par une infirmière.
Les céphalées étaient classées en migraine, céphalée de tension et inclassable.
Migraines et céphalées
Article Commenté
Aura migraineuse et myxome auriculaire : considérations physiopathologiques
Dr Christian Lucas CHRU - Lille
Les auteurs relatent l’observation d’un homme âgé de 57 ans, migraineux avec aura depuis l’enfance et avec une notion familiale de migraine sans et avec aura. Il présentait 1 à 2 fois par mois des auras visuelles durant 30 min suivies de céphalées migraineuses pendant 2 à 3 j. Il avait déjà présenté quelques auras aphasiques. Les crises avec aura devinrent rares pendant l’adolescence (1 à 2 crises par an).
A partir de 50 ans, les crises redevinrent de plus en plus fréquentes jusqu’à atteindre 1 à 2 crises par semaine. Elles étaient déclenchées quasi électivement par l’exercice physique et étaient
Migraines et céphalées
Article Commenté
Un effet central des antagonistes du CGRP de plus en plus rostral…
Dr Michel Lanteri-Minet CHU, Hôpital de Cimiez - Nice
Le groupe dirigé par Peter Goaddsby rapporte une étude expérimentale centrée sur le site d’action des anti-CGRP dans la migraine.
Utilisant un modèle de stimulation électrique du sinus longitudinal supérieur et un autre par application microiontophorétique de L-glutamate, cette équipe a pu montrer que l’activité des neurones thalamiques pouvait être réduite, tant par l’administration microiontophorétique du peptide 8-7 qui antagonise les récepteurs du CGRP, que par celle de l’olcegepant qui est un des principaux
Migraines et céphalées
Article Commenté
Migraine avec aura et risque de mortalité : un an et demi de moins d’espérance de vie
Dr Christian Lucas CHRU - Lille
La migraine avec aura est bien établie comme facteur de risque indépendant d’ischémie cérébrale et, plus récemment, de maladie coronaire. Nous disposions à ce jour de très peu de travaux prospectifs sur la mortalité d’origine vasculaire ou de mortalité toute cause confondue et migraine. C’est chose faite par les auteurs finlandais de l’étude de Reykjavik.
A partir d’une cohorte prospective de 18 725 sujets (9 044 hommes et 9 681 femmes), nés entre 1907 et 1935, suivis sur une médiane de 25,9 ans (0,1-40,2 ans), les auteurs ont pu établir des corrélations entre