Article Commenté
Chocolat : un facteur de prévention cardiovasculaire ?
Pr Jean-Louis Schlienger Strasbourg
« Boisson des Dieux », promue par la marquise de Sévigné, le chocolat a de tout temps été à la fois un remède et un objet de plaisir. Sa forte teneur en polyphénols et en molécules ayant une action pharmacologique confère au chocolat des propriétés anti-oxydantes, anti-agrégantes, anti-inflammatoires, anti-athérogènes et psycho-stimulantes. Il a été montré chez l’homme qu’une tasse de chocolat noir exerçait un effet anti-agrégant comparable à celui de 100 mg d’aspirine en inhibant l’expression de la glycoprotéine IIa IIIb et entraînait une vasodilatation périphérique endothéliale-dépendante.
Le chocolat, souvent interdit dans le diabète, a la faculté paradoxale d’améliorer
Article Commenté
Un pavé dans la mare du « bio »
Pr Jean-Louis Schlienger Strasbourg
L’agriculture biologique (AB) suscite de plus en plus l’intérêt des consommateurs qui aspirent à une alimentation plus saine alors que sa vocation première est de préserver l’environnement. La supériorité de la qualité des produits « bio » d’un point de vue nutritionnel, sanitaire et gustatif fait l’objet d’une cacophonie que deux anciens directeurs de recherche de l’INRA, académiciens de surcroît, ont tenté de clarifier en actualisant un précédent rapport de l’AFSSA datant de 2003 en prenant en compte tous les articles parus depuis sur ce sujet.
D’un point de vue nutritionnel, il n’existe aucune différence marquante entre
Article Commenté
Une durée de sommeil insuffisante contribue-t-elle à l’obésité ?
Pr Jean-Louis Schlienger Strasbourg
La réduction de la durée du sommeil est l’un des marqueurs de la vie moderne dans les pays développés. En trois décennies, la durée moyenne du sommeil est passée de 8h30 à 7h et plusieurs études épidémiologiques transversales ou prospectives ont mis en évidence une relation négative entre la durée du sommeil et l’indice de masse corporelle. Le rationnel d’une telle relation est encore hypothétique.
Les « petits dormeurs » auraient davantage d’appétit et feraient davantage de repas. Leur concentration de ghréline, hormone de la faim, serait augmentée alors que celle de leptine serait diminuée. Enfin, leur dépense énergétique
Article Commenté
Terme de la naissance et besoins d’éducation spécifiques
Mme Caroline Puech Paris
L’âge gestationnel à la naissance est fortement corrélé au risque de l’enfant d’avoir des besoins spécifiques d’éducation. Cette association est dose-dépendante c'est-à-dire que le risque augmente avec la précocité du terme. Des chercheurs écossais ont réalisé une importante étude rétrospective pour étudier les liens entre le terme de la naissance et les besoins éducatifs des enfants. Ils publient leurs résultats dans Public Library of Science-Medicine.
Article Commenté
Préparez vos patients à voyager à l’étranger
Mme Marie Lestelle Issy-les-Moulineaux
Le Haut Conseil de la santé publique a mis à jour, comme chaque année, ses recommandations sanitaires pour les voyageurs. Les principales causes d’accidents graves en voyage sont les accidents de la circulation, cependant l’absence de mise à jour de certains vaccins continue d’entraîner chaque année des infections graves.
Migraines et céphalées
Article Commenté
Migraine et olfaction
Dr Geneviève Demarquay Hôpital de la Croix-Rousse - Lyon
Les interactions entre stimulations olfactives et migraine sont nombreuses. Les odeurs représentent, en effet, un possible facteur déclenchant des crises. Une hypersensibilité aux odeurs ou osmophobie est également rapportée par certains patients pendant les crises et parfois en période intercritique.
Les auteurs de cet article présentent les résultats préliminaires d’une étude portant sur le rôle des odeurs dans la migraine. Les auteurs ont dans un premier temps contacté et envoyé un questionnaire aux femmes migraineuses âgées de 22 à 36 ans, qui avaient consulté en 2007 pour migraine.
Migraines et céphalées
Article Commenté
Indice de pression systolique : étude cas-témoin sur l’artériopathie oblitérante des membres inférieurs dans la migraine
Dr Christian Lucas CHRU - Lille
Les interrelations migraine, notamment avec aura, et affections vasculaires entraînent de très nombreux travaux. Les premiers avaient porté sur le sur-risque d’infarctus cérébral. Plus récemment, l’attention a porté sur le sur-risque de coronaropathie. Il restait à explorer le risque d’artériopathie oblitérante des membres inférieurs (AOMI) chez le migraineux. C’est chose faite depuis peu par une équipe brésilienne.
L’Index de Pression Systolique (IPS ou Ankle Brachial Pressure Index) est une méthode simple, non invasive et fiable d’estimation d’une artériopathie oblitérante des membres inférieurs. Sur un patient couché, elle mesure
Migraines et céphalées
Article Commenté
Quels facteurs socio-démographiques et quelles comorbidités différencient les migraines chroniques des migraines épisodiques ?
Françoise Radat CHRU Pellegrin, Bordeaux - BORDEAUX
Voici des résultats issus de la vaste enquête transversale et longitudinale « American Migraine Prevalence and Prevention (AMPP) » menée sur un échantillon de migraineux issus de la population générale : sur 162 562 personnes, 11 249 ont répondu aux questionnaires et remplissaient les critères diagnostiques de migraine épisodique (ME), 655 remplissaient les critères de migraine chronique (MC).
Les questionnaires évaluaient la présence des critères diagnostiques de l’ICHD-2 et les comorbidités sur un mode auto-déclaratif, sauf pour la dépression qui était évaluée à l’aide d’un questionnaire validé pour poser ce diagnostic,
Migraines et céphalées
Article Commenté
Migraine dans la dépression récurrente : étude cas-contrôle
Dr Pierric Giraud CH de la Région Annecienne - metz tessy
De nombreuses publications ont démontré les liens entre dépression et céphalées et en particulier dépression et migraine dans le sens d’une co-morbidité bidirectionnelle. Les auteurs de ce travail ont exploré les liens entre ces deux pathologies à la lumière de la dépression récidivante.
La dépression récidivante était définie comme un état dépressif répondant aux critères diagnostiques du DSM IV ou ICD-10 survenu deux fois ou plus dans la vie d’un cas. L’étude s’est déroulée en Angleterre et a utilisé les cas recrutés dans le cadre d’un projet de recherche plus large disposant de cas contrôle.
Article Commenté
Maladies auto-immunes, les femmes enceintes en rémission
Mme Marie Lestelle Issy-les-Moulineaux
La grossesse entraîne une baisse modérée de l’immunité qui permet, chez certaines femmes, une rémission partielle en cas de maladie auto-immune pendant cette période. Une équipe américaine a montré que cet effet était lié à la baisse d’activité d’une enzyme pyruvate kinase au sein des lymphocytes et neutrophiles pendant la grossesse. Ces travaux sont parus dans The American Journal of Reproductive Immunology.
Neuro-oncologie
Cas Clinique
Un diagnostic classique parfois difficile en pratique
M. Jean-Marie Louppe C.H.U. de Rennes - Nantes
Homme de 43 ans, sans ATCD, hémiparésie gauche et céphalées depuis 3 semaines.
• IRM cérébrale évocatrice d’abcès cérébral.
• Biopsie cérébrale en urgence retrouvant un aspect nécrotique non purulent: traitement antibiotique probabiliste pendant 4J.
• Résultats :
• Bactériologie : stérile (aéro-anaérobie).
• Anatomopathologie : nécrose, prolifération astrocytaire sans cellule tumorale visible, prolifération vasculaire. Compatible avec une lésion gliale de haut grade biopsiée en zone nécrotique.
Quelle est votre attitude ?
Diabète
Compte Rendu
Effets de l’exercice sans restriction de calorie sur le rapport muscle/graisse et la sensibilité à insuline in vivo chez des garçons obèses : une étude contrôlée randomisée
Dr Raja Moukhlis Paris
Chez les jeunes obèses, l'effet de l'exercice régulier sur les réductions de résistance totale et abdominale de graisse et à l’insuline ainsi que l’effet des différentes modalités d'exercice sur le risque métabolique demeure inconnu.
Dans sa communication, le Dr S Lu (Pittsburgh, PA) a analysé chez des garçons obèses les effets d'exercice aérobie versus exercice en résistance sans restriction de calorie sur le rapport muscle/graisse et la sensibilité à insuline in vivo.