Cancers endocriniens
Fiche Pratique
Image par résonance magnétique nucléaire cérébrale d'une patiente avec complexe de Carney objectivant un adénome somatotrope et une tumeur de découverte fortuite (ostéochondromyxome) du sphénoïde
Pr Jérome Bertherat Hopital Cochin - Paris
L’exploration d’une acromégalie chez une patiente de 24 ans sans antécédent personnel ni familial notable met en évidence un macroadénome hypophysaire (flèche pointillée) et une lésion au contact du sphénoïde (flèche pleine). Cette lésion prend le contraste et fait discuter un méningiome atypique. L’analyse histologique de la lésion hypophysaire confirme un adénome lactosomatotrope. La deuxième lésion se révèle être un ostéochondromyxome (1).
Il s’agit d’une tumeur rare observée principalement, si ce n’est uniquement,
Cancers endocriniens
Article Commenté
Le paragangliome/phéochromocytome héréditaire SDH-déterminé en France - Les résultats du réseau PGL.NET
Anne-Paule Gimenez-Roqueplo Paris
C’est au début des années 2000 que les gènes SDHs (SDHD, SDHB, SDHC) ont été identifiés comme pouvant être responsables des formes héréditaires de paragangliome/phéochromocytome (1). Afin de connaître au mieux l’histoire naturelle de cette maladie et de définir les modalités de sa prise en charge, le réseau PGL.NET a été créé en 2003 sous l’égide du réseau GIS-Maladies Rares en partenariat avec le réseau COMETE et le Groupe des Tumeurs Endocrines.
La publication de recommandations validées pour l’organisation du test génétique était l’un des objectifs majeurs de ce réseau. Cet objectif vient d’être atteint avec la publication
Cancers endocriniens
Article Commenté
L’hyperthyroïdie de la maladie de Basedow est responsable d’une élévation de la chromogranine A plasmatique
Dr Delphine Vezzosi Institut Cochin - Paris
La chromogranine A (CgA) plasmatique est un marqueur des tumeurs endocrines possédant une excellente sensibilité. Sa spécificité est, en revanche, médiocre en raison des multiples pathologies ou facteurs intercurrents susceptibles d’augmenter la CgA plasmatique en l’absence de tumeurs endocrines. Ainsi, une insuffisance rénale, une insuffisance cardiaque, une hypertension artérielle non traitée, une hypergastrinémie endogène (gastrite atrophique) ou iatrogène (traitement par inhibiteurs de la pompe à protons) peuvent être responsables d’une élévation de la CgA plasmatique à des taux similaires à ceux retrouvés dans les tumeurs endocrines.
Ce travail permet de souligner, pour la première fois,
Cancers endocriniens
Article Commenté
Effet anti-tumoral du celecoxib à faible dose dans un model murin de cancer médullaire de la thyroïde
Pr Hélène Bihan Hôpital Avicenne - Bobigny
Un effet anti-tumoral des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) a précédemment été décrit, dans divers types de cancer, notamment le cancer colique. Cet effet est rapporté à l’inhibition des cyclooxygenases 1 et 2 (COX), induisant la diminution des prostaglandines (PG). Des résultats similaires sur le cancer médullaire de la thyroïde (CMT) ont été publiés, avec l’indométacine. L’article actuel rapporte l’effet du celecoxib, AINS sélectif, anti-COX-2, sur le CMT, dans un modèle in vivo chez la souris nude et un modèle in vitro.
La première analyse a consisté à surveiller l’apparition d’un CMT
Cancers endocriniens
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Vers une meilleure connaissance des facteurs de risque et des causes de décès en cas de NEM1
Dr Arnaud Murat Hôtel Dieu - Nantes
Trois études avaient permis d’analyser les causes de décès lors de la NEM 1, études soit monocentriques, soit concernant une seule grande famille. Cette étude a le triple intérêt de concerner un très grand nombre de patients (721 patients éligibles in fine avec suivi médian de 6,3 ans à partir du diagnostic), d’être multicentrique et de s’intéresser non seulement aux causes de décès mais également au « poids » respectif de chaque lésion quant à leur responsabilité dans ces décès. De plus, aucune étude n’avait apprécié l’éventuelle amélioration du diagnostic au fil du temps. Une analyse multivariée adaptée avec ajustement pour
Cancers endocriniens
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Effet antitumoral de l'octréotide : étude PROMID
Pr Emmanuel Mitry hopital ambroise-paré - Boulogne
Bien que leur AMM soit restreinte au traitement des symptômes d'hypersécrétion hormonale des tumeurs endocrines (TE) fonctionnelles, les analogues de la somatostatine, dont les effets antitumoraux sont démontrés in vitro et suggérés par plusieurs séries rétrospectives, sont souvent utilisés comme traitement de première intention des TE du tube digestif lentement évolutives et permettent d'obtenir une stabilité tumorale dans environ 50 % des cas [1]. Cette attitude thérapeutique n'avait cependant jamais été validée prospectivement.
Les résultats de l'étude, randomisée de phase III,
Os
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Denosumab chez les hommes avec cancer de la prostate sous suppression androgénique : effets sur la DMO et l’incidence des fractures
Pr Sophie Roux Rhumatologie - Sherbrooke
La suppression androgénique (castration chirurgicale, ou agoniste de la LHRH) est le traitement de base du cancer de la prostate avancé, et les agonistes de la LHRH sont également utilisés dans le cancer de la prostate non métastatique. La suppression androgénique s’associe à une perte osseuse et une augmentation du risque fracturaire. Le Denosumab (Dmab) est un anticorps complètement humain dirigé contre RANKL, médiateur essentiel de la formation, la fonction et la survie des ostéoclastes. Chez les femmes sous inhibiteurs de l’aromatase, et les femmes ménopausées ostéoporotiques, le Dmab augmente la DMO et diminue les marqueurs du remodelage osseux.
Os
Article Commenté
Denosumab dans l’ostéoporose post-ménopausique : effet sur l’incidence des fractures (étude FREEDOM)
Pr Sophie Roux Rhumatologie - Sherbrooke
Des études antérieures ont montré que le Denosumab, un anticorps complètement humain anti-RANKL, inhibiteur de la résorption osseuse, augmentait la DMO et diminuait le remodelage osseux. Les résultats à 3 ans des effets du Denosumab sur les fractures vertébrales et non vertébrales, dans l’ostéoporose post-ménopausique sont ici rapportés (Étude FREEDOM : fracture Reduction Evaluation of Denosumab in Osteoporosis every 6 Months).
Il s’agit d’une étude de phase III, multicentrique et internationale, randomisée, contrôlée contre placebo, dont l’objectif principal est l’effet du denosumab sur l’incidence des nouvelles fractures vertébrales,
Os
Article Commenté
Effets du Zolédronate 5 mg/an : analyse par sous-groupes sur le risque de fracture vertébrale
Pr Sophie Roux Rhumatologie - Sherbrooke
Chez des femmes ménopausées ostéoporotiques, le risque fracturaire est significativement réduit à 3 ans chez les femmes recevant le Zolédronate (ZOL) comparativement au placebo (Étude HORIZON-PFT). Le but de cette nouvelle analyse était d’identifier les facteurs associés à une meilleure efficacité du ZOL, afin de dégager des sous-groupes de femmes qui pourraient davantage bénéficier de ce traitement, ou à l’opposé chez lesquelles le traitement serait moins efficace.
Étude HORIZON-PFT (Pivotal Fracture Trial) : essai multicentrique, randomisé, double-aveugle, évaluant l’effet d’une perfusion de ZLN 5 mg administré en IV tous les ans pendant 3 ans sur
Os
Fiche Pratique
Une rachialgie bien inquiétante, suite
Dr Jacques Fechtenbaum Hôpital Cochin - Paris
Bien sûr, vous aviez tous trouvé le diagnostic de la pathologie que présentait cette femme.
Voici l’IRM effectuée.
Il s’agit donc bien d’une spondylite tuberculeuse de T6. Il semble que le disque soit épargné et le mur postérieur (plus ou moins abcédé) ne comprime pas la moelle, expliquant l’absence de trouble neurologique.
Il est à noter cependant que l’IRM a révélé
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Physiothérapie et ergothérapie pour les personnes âgées
Dr Sophie Florence Paris
Trois mois de physiothérapie et d’ergothérapie (ou thérapie occupationnelle) n’ont pas fourni la preuve d’effets bénéfiques sur la mobilité et la dépendance de sujets âgés de plus de 65 ans institutionnalisés en Angleterre. Un essai clinique, randomisé et contrôlé, a évalué ces programmes chez 128 résidents par rapport aux soins normaux chez 121 autres. Ces résultats sont publiés dans le British Medical Journal.
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Dans le monde, 3,8% des décès liés à l’alcool
Dr Sophie Florence Paris
La consommation d’alcool dans le monde fait des ravages. Au total, 3,8% des décès et 4,6% des années de vie avec une incapacité sont liés à l’alcool. Des chercheurs ont évalué le retentissement global, médical et économique, de cette pathologie. Ils publient leurs résultats dans The Lancet. L’alcool est un des principaux facteurs de risque évitables et les moyens pour lutter contre ce fléau doivent être rapidement augmentés.