Traitement de la douleur
Article Commenté
Constipation opioïde induite : la naloxone orale pour prévenir et contrôler
Dr Laurent Labrèze Institut Bergonié - Bordeaux
Les résultats d’un essai randomisé prospectif original de phase II, réalisé en double aveugle et multicentrique, viennent d’être publiés par une équipe allemande. L’objectif de l’essai était de tester l’efficacité de la Naloxone par voie orale dans la prévention et/ou le traitement de la constipation induite par l’oxycodone. L’hypothèse de base part des conséquences de la biodisponibilité de la naloxone et de son métabolisme par voie orale. En effet, la naloxone a une très faible biodisponibilité, moins de 2%, avec donc peu d’effets systémiques antagonistes sur les opioïdes. Sa dégradation
Traitement de la douleur
Article Commenté
Les effets cognitifs des opioïdes chez les patients douloureux cancéreux
Dr Marion Barrault Institut Bergonié - Bordeaux
Kuita et Lundorff rapportent une méta-analyse ayant pour objectif de mieux comprendre les éventuels effets des opiacés sur les performances cognitives chez les patients douloureux atteints de pathologies cancéreuses. Cette méta-analyse a reposé sur une recherche bibliographique effectuée en novembre 2007 en sélectionnant différentes bases de données bibliographiques (PubMed, EMBASE, PsycInfo, CINAHL et Lilas). Les études incluses dans cette méta-analyse devaient concerner des patients cancéreux présentant des douleurs chroniques et recevant un traitement antalgique
Douleur en rhumatologie
Article Commenté
De l’injection péri-radiculaire d’anti-TNF alpha dans le traitement de la lombosciatique
Dr Marc Marty Hôpital Henri-Mondor - Créteil
Cohen et al. ont conduit une étude pré-clinique pour étudier la toxicité locale d’une injection de 6 mg/2ml d’etanercept (un anti TNF alpha utilisé par voie orale depuis de nombreuses années dans la polyarthrite rhumatoïde et dans les maladies inflammatoires du colon ou d’une solution saline dans la région épidurale chez 6 chiens. Aucun signe de toxicité locale n’a été mis en évidence.
Après, ces auteurs ont conduit une étude clinique auprès de 24 patients présentant une lombosciatique depuis plus de 2 mois et moins de 12 mois, en échec du traitement médical et ayant une imagerie concordante pour expliquer
Démences et Alzheimer
Compte Rendu
Un nouveau marqueur clinique de la paralysie supranucléaire progressive (PSP) : le signe du lancer de balle
Dr Francois Sellal CMRR de Strasbourg-Colmar - Colmar
On connaissait déjà le signe de l’applaudissement, qui est l’incapacité de taper dans ses mains trois fois de suite, et seulement trois fois, très vite. Celui-ci a été considéré comme relativement pathognomonique de la PSP et imputé à l’existence de lésions à la fois sous-corticales et corticales frontales (Dubois et al., Neurology 2005; 64: 2132-3). Le signe du lancer (décrit par des neurologues… de Grenade !) pourrait être un nouveau signe diagnostique de la PSP, dont la valeur a été comparée par les auteurs au signe de l’applaudissement chez 10 PSP, 10 sujets ayant une maladie d’Alzheimer
Démences et Alzheimer
Compte Rendu
La PSP et la SCB se moquent des critères cliniques diagnostiques !
Dr Catherine Thomas-Antérion Lyon
Le diagnostic des maladies neurologiques, de leur étiologie et de leur classification a été longtemps la préoccupation exclusive du clinicien. L’AAN 2009 nous montre que désormais – et ce dans tous les domaines de la neurologie -, il faut intégrer aussi les nouvelles connaissances biologiques : moléculaires et génétiques et ainsi voir se regrouper des syndromes cliniques que l’on pensait hier sans parenté.
De plus, malgré des critères cliniques supposés fiables et rigoureux, il est fréquent pour certaines maladies que leur diagnostic ne soit pas « confirmé » par la vérification anatomique : quid alors des séries de patients au diagnostic non vérifié pour démontrer tel ou tel point ? Par ailleurs,
Démences et Alzheimer
Article Commenté
Taux de biomarqueurs dans le LCR et vitesse du déclin, chez les patients ayant un Alzheimer très débutant (MA)
Dr Laurence Hugonot-Diener MEDFORMA - PARIS
Les taux dans le LCR de peptide Aß42, la protéine tau et tau phosphorylé (ptau) sont des marqueurs potentiels de la MA. L’objectif de cette étude était de déterminer si le Aß42 et le ptau chez des patients ayant une MA très débutante, peuvent prédire la vitesse de déclin.
Méthode : Il s’agit d’une étude rétrospective d’analyse des données taux de biomarqueurs en les corrélant aux données cliniques. Les patients sont des volontaires pour une recherche longitudinale sur le vieillissement et la cognition. Les patients retenus (n=49) avaient au moment de la ponction lombaire, un diagnostic de MA très débutante : CDR =0,5. Ils ont tous eu
Démences et Alzheimer
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Recherche clinique : un recul de l’éthique dans les essais internationaux, le consentement du patient peut être ainsi omis dans certains pays
Dr Laurence Hugonot-Diener MEDFORMA - PARIS
Mr Annas est professeur de lois médicales, de bioéthique et de droit humain à Boston University. Il s’inquiète du fait que la FDA ait déclaré fin 2008 que l’application des règles éthiques internationales telles que le code de Nuremberg et la Déclaration d’Helsinki, ne sont plus applicables pour les essais qui lui sont soumis en dehors des USA. Seules les Bonnes Pratiques Cliniques et les recommandations ICH seront désormais obligatoires, en plus
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SEP : l’importance de l’évaluation clinique au cours d’une première poussée
Mme Marie Lestelle Issy-les-Moulineaux
Le risque de développer une sclérose en plaques cliniquement définie est équivalent chez les patients présentant un événement monofocal ou des événements multifocaux au cours d’une première poussée évocatrice de SEP. Ces travaux parus dans BMC Neurology montrent l’importance d’une évaluation clinique neurologique rigoureuse lors d’un premier événement.
Article Commenté
Antiépileptiques et grossesse : attention au valproate
Dr Sophie Florence Paris
Par rapport aux autres médicaments antiépileptiques, l’exposition in utero au valproate semble associée à un plus faible développement cognitif des enfants. Les chercheurs du Neurodevelopmental Effects of Antiepileptic Drugs (NEAD) Study Group viennent de publier dans The New England Journal of Medicine les résultats intermédiaires d’une étude de cohorte observationnelle évaluant, entre 2 et 3 ans, le développement neurologique des enfants exposés in utero à une monothérapie antiépileptique.
SEP et maladies apparentées
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De nouveaux critères diagnostiques IRM dans la SEP pédiatrique ?
Dr Valérie Jaillon-Rivière CHU de Caen - caen
Précédemment, cette même équipe a démontré que les critères radiologiques de dissémination spatiale chez l’adulte n’étaient pas applicables chez l’enfant avec la même sensibilité. De plus, dans cette population, les affections discutées dans le diagnostic différentiel sont autres que chez l’adulte.
Les auteurs ont donc réalisé une étude rétrospective sur 9 années consécutives (1994-2003) des IRM initiales et de contrôles d’enfants ayant présenté un premier évènement neurologique dans cette période dont 38 ont eu un diagnostic de SEP défini au décours d’un deuxième évènement clinique et 45 appariés présentaient une autre pathologie non démyélinisante (LEAD, migraine, etc…).
SEP et maladies apparentées
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Comment améliorer la détection des lésions corticales ?
Dr Blandine GRASSIOT CHU caen - Caen
Bien que la détection par IRM des lésions de la SEP ne fasse que s’améliorer ces dernières années, ces techniques non invasives restent pour l’instant moins informatives que les données post-mortem. Ceci est d’autant plus marquant pour les lésions corticales pour lesquelles la séquence idéale permettant de bien les visualiser comparativement à l’histologie, n’est pas encore déterminée. Dans cette étude, plusieurs séquences, classiquement réalisées en routine clinique, ont été comparées à l’analyse histologique dans le but de trouver la séquence la plus informative sur les lésions corticales.
Quatre coupes coronales du cerveau d’un patient
SEP et maladies apparentées
Article Commenté
Quel est le risque de conversion en SEP après une névrite optique chez l’enfant ?
Dr Valérie Jaillon-Rivière CHU de Caen - caen
Il existe une variabilité dans les études quant au risque de conversion en SEP défini après une première névrite optique chez l’enfant et peu d’évaluation du caractère prédictif de l’IRM dans cette population. En effet, alors que chez l’adulte, il est régulièrement retrouvé que le risque de développer une SEP après une NORB est de 38% et passe à 56% en cas de lésion IRM, chez l’enfant, ce risque de conversion varie de 4% à 36% selon les études.
L’objectif principal de cette étude était d’évaluer l’apport des données IRM après un premier évènement neurologique à type de NORB chez des enfants entre 1993 et 2004 diagnostiqués ultérieurement comme