Oto-neurologie
Cas Clinique
L’interne avait-elle eu la berlue ?
Pr Jean-Pierre Sauvage CHU Dupuytren - Limoges
- Patiente de 75 ans aux antécédents d’hypertension artérielle et de recto-colite hémorragique récemment en poussée.
- Le 14 février 2008, elle présenta brutalement un vertige rotatoire intense avec instabilité. Dans la nuit, les vertiges s’aggravèrent avec vomissements et diarrhée. Adressée aux urgences le 15 février 2008 dans la matinée, elle était incapable de tenir debout. L’examen neurologique était normal ainsi qu’une tomodensitométrie de la fosse postérieure. L’interne d’ORL observa un nystagmus horizontal rotatoire gauche dans le décubitus latéral droit sous lunette de Frenzel. Les index déviaient à droite. La patiente fut logiquement hospitalisée avec le diagnostic de névrite vestibulaire droite.
Epilepsie
Article Commenté
Changer son cortex après une lésion : la plasticité démontrée par la stimulation électrique directe du cortex
Dr Laurent Vercueil CHU Grenoble - GRENOBLE
Message : Les réponses cliniques à la stimulation corticale directe par grille d’électrodes sous-durales peuvent se modifier au cours du temps, peut-être sous l’effet de la plasticité cérébrale.
Etude : Deux observations d’explorations par grille d’électrodes sous-durales répétées chez deux patientes présentant une épilepsie frontale pharmacorésistante cryptogénique ayant nécessité deux interventions neurochirurgicales successives. Présentation des résultats des stimulations au cours des deux différentes sessions.
Nuance : La position des électrodes de stimulation, bien qu’elle soit établie initialement visuellement lors de l’implantation et contrôlée par la réalisation d’un scanner post-implantation, peut n’avoir pas été la même d’une session à l’autre, expliquant en partie la différence des effets observés.
Epilepsie
Article Commenté
Ce qui se passe dans le cortex moteur avant et après une crise : une étude en stimulation magnétique transcorticale
Dr Laurent Vercueil CHU Grenoble - GRENOBLE
Message : Des modifications de l’excitabilité corticale sont observées dans les 24 heures qui précèdent une crise (et dans les 24 heures qui suivent) au cours des épilepsies généralisées idiopathiques et des épilepsies partielles avec crises secondairement généralisées.
Etude : Etude par stimulation magnétique transcrânienne d’une population de patients non traités ayant présenté une première crise. Comparaison avec une population témoin non épileptique.
Nuance : L’excitabilité corticale telle qu’elle est mesurée ne concerne que le cortex moteur primaire. Présence de coquilles graves dans le texte le rendant parfois difficile à comprendre (cf début du paragraphe concernant les résultats « cortical recovery curves » pour le stade pré-ictal 1-24h, qui correspond à un état post-ictal…). Pas de critères posés de définition de l’état pré-ictal. Etonnant dans une revue internationale de ce niveau.
Epilepsie
Cas Clinique
« 920 mg »
Dr Laurent Vercueil CHU Grenoble - GRENOBLE
Madame L., 47 ans, est suivie pour une épilepsie partielle pharmacorésistante, nécessitant l’association de plusieurs traitements antiépileptiques, avec une tolérance clinique qui demeure insatisfaisante. Elle est régulièrement rencontrée au cours de consultations spécialisées, au cours desquelles un compromis tente d’être établi entre un niveau d’activité critique (intensité des crises, et fréquence des crises) la plus faible possible, et des effets indésirables réduits au minimum.
Cela conduit le neurologue à une série d’ajustements qui se suivent avec une apparence de logique, où l’on jongle notamment avec les supposés effets inducteurs enzymatiques, les possibilités de synergies entre certaines drogues, et les risques d’échappement thérapeutique soulevé par certaines classes.
Article Commenté
Les bases neuronales de l’empathie
Dr Sophie Florence Paris
Des chercheurs français ont mis en évidence, chez des patients atteints de syndrome d’insensibilité congénitale, un processus d’inférence émotionnelle complexe dépendant étroitement de leur capacité d’empathie. Ces mécanismes entraînent sans doute les processus de cognition sociale permettant de partager avec autrui des affects liés à des expériences jamais vécues. Neuron publie ces résultats, dans le cadre de l’approche de la douleur par les neurosciences.
Article Commenté
L’obésité maternelle, un risque pour le foetus
Mme Marie Lestelle Issy-les-Moulineaux
Plusieurs études ont montré que l’obésité des femmes augmente le risque de développer des complications pendant la grossesse ainsi que celui d’accouchement difficile. Une méta-analyse parue dans le Jama montre en plus que l’obésité maternelle accroît le risque de malformation congénitale.
Migraines et céphalées
Article Commenté
Migraine et défaut inter-critique des systèmes modulateurs de la douleur : l’implication du noyau cunéiforme
Dr Michel Lanteri-Minet CHU, Hôpital de Cimiez - Nice
Moulton et ses collaborateurs rapportent une étude d’imagerie fonctionnelle, dont l’objectif était d’étudier chez des migraineux à distance de toute crise à la recherche d’un défaut d’activation du tronc cérébral pouvant témoigner d’une diminution de l’efficience des contrôles inhibiteurs de l’intégration douloureuse ou d’une amplification des contrôles facilitateurs de cette intégration.
Cette étude, réalisée chez douze migraineux (9 femmes, 3 hommes, 42,2 ans ± 11,7 ans) souffrant de migraine à expression épisodique en phase inter-critique
Migraines et céphalées
Article Commenté
Céphalées avec abus médicamenteux - Facteur prédictif et taux de rechute chez les patients migraineux avec une demande médicale faible : étude prospective sur 1 an
Dr André Pradalier Hôpital Louis-Mourier - COLOMBES
Il s’agit d’une étude prospective sur le devenir de la céphalée par abus médicamenteux : facteur de prédiction et taux de rechute après sevrage réussi.
La CAM constitue un type de céphalée hétérogène, variable selon le type de céphalée primaire, la sévérité de l’intoxication médicamenteuse et ses raisons, le type du médicament utilisé, les comorbidités psychiatriques ou physiques, l’environnement socio-économique, environnemental et familial des patients, les expériences thérapeutiques anciennes. Ce qui a conduit Rossi et ses collaborateurs
Migraines et céphalées
Article Commenté
Traitement de l’algie vasculaire de la face chronique par la stimulation du nerf occipital chez 14 cas
Dr Pierric Giraud CH de la Région Annecienne - metz tessy
L’algie vasculaire de la face (AVF) chronique se caractérise par une AVF dont les crises sont continues avec un arrêt de crises au maximum un mois par an. Cette affection trijémino-dysautonomique figure parmi les maladies douloureuses les plus sévères de l’adulte jeune. Dans ces conditions et en cas d'échec des traitements médicamenteux de référence pris seuls ou en association, des méthodes invasives peuvent être proposées comme la stimulation hypothalamique ou celle moins risquée du nerf occipital.
Basé sur l'efficacité observée du bloc anesthésique du nerf occipital
Migraines et céphalées
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De la migraine épisodique à la migraine chronique
Dr Geneviève Demarquay Hôpital de la Croix-Rousse - Lyon
Plusieurs articles sont consacrés à la migraine chronique dans le supplément de février 2009 de Neurology. Dans cet article, Lipton fait le point sur les facteurs de risque de transformation d’une migraine épisodique en migraine chronique.
L’auteur reprend les résultats de deux études longitudinales (the Frequent Headache Epidemiology study et l’American Migraine Prevalence and Prevention) et montre que les facteurs de risques potentiels du passage à la chronicité sont : une fréquence des crises élevée, une surconsommation médicamenteuse,
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Les incinérateurs d’ordures ménagères coupables de cancers
Mme Marie Lestelle Issy-les-Moulineaux
Les populations vivant à proximité des incinérateurs d’ordures ménagères dans les années 80-90 ont développé davantage de cancers que les populations moins exposées. Les résultats de cette étude parue dans le BEH confirment l’impact de ces émissions sur la santé sans permettre toutefois d’évaluer de risque précis pour les incinérateurs actuels.
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Suivi des AVC avec AC/FA à Dijon depuis 1985
Dr Sophie Florence Paris
Les accidents vasculaires cérébraux ischémiques liés à une arythmie cardiaque par fibrillation auriculaire enregistrés à Dijon sont en diminution depuis 22 ans. Cette baisse de l’incidence est probablement liée à l’augmentation des traitements anticoagulants. Ces résultats issus d’une étude prospective en population, viennent d’être publiés par une équipe française dans Neurology.