Traitement de la douleur
Article Commenté
La fréquence, les parcours et les facteurs prédictifs de la douleur récurrente de l’adolescent : une approche basée sur une étude de population
Dr Bruno Vincent CHU Robert Debré - Paris Chantal Wood
Les douleurs récurrentes sont issues d’un ensemble complexe de facteurs, sources d’inconforts majeurs et handicaps pour les adolescents puis les adultes. Le but de ce travail est de : décrire la fréquence d’apparition des céphalalgies, douleurs abdominales et dorso-lombalgies dans un groupe représentatif d’adolescents canadiens ; déterminer si un ensemble de facteurs psycho-sociaux, dont les facteurs préexistants (comme le sexe, le statut pubertaire, l’existence d’une douleur chronique chez un parent) ou des facteurs extérieurs
Epilepsie
Cas Clinique
Epilepsie temporale et hypergraphie
Dr Laurent Vercueil CHU Grenoble - GRENOBLE
Mme F., née en 1948, est traitée pour une épilepsie depuis son enfance. Elle a connu l’ensemble de la pharmacopée antiépileptique, depuis les années 50 jusqu’à nos jours, et les crises ont toujours persisté, avec une fréquence très stable, mensuelle, quels que soient les traitements et les neurologues consultés.
Elle attribue son épilepsie à un épisode de « grippe espagnole », contractée au cours de son enfance, sans qu’il soit possible, aujourd’hui, de préciser ce diagnostic. Une possibilité qui ne serait pas une considération absurde, serait de
Epilepsie
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Epilepsie occipitale idiopathique
Dr Sophie Hamelin CHU - Bourgoin-Jallieu
Le message :
La génétique seule ne peut expliquer l’occurrence d’un syndrome de Panayiotopoulos ou de Gastaut. La concordance syndromique chez les vrais jumeaux n’est pas parfaite. La classification en l’un ou l’autre des syndromes n’est pas toujours évidente.
L’étude :
Recrutement sur dossier d’enfants avec une épilepsie occipitale bénigne (BOEC) ayant soit un frère jumeau soit une sœur jumelle, soit avec une histoire familiale d’épilepsie. Les épilepsies partielles non idiopathiques étant exclues. Il s’agit d’une étude clinique des propositus et de leurs antécédents familiaux.
Epilepsie
Article Commenté
Risque de noyade chez le patient épileptique
M. Serge Chassagnon Cabinet médical de Neurologie et ORL - Strasbourg
Etude du groupe de Queen Square (Londres), qui rapporte une méta-analyse de la littérature internationale et les données du registre anglais, résultats qui sont globalement concordants.
A partir de 51 cohortes de patients, comprenant un total de 207.000 patients-années de suivi, les auteurs ont identifié 88 décès par noyade. En termes de Ratio Standardisé de Mortalité (RSM), c’est-à-dire le nombre de décès par noyade observés / nombre de décès par noyade attendus, le risque relatif de noyade chez le patient épileptique est en moyenne de 18,7 par rapport à
Epilepsie
Article Commenté
Fumer nuit… à l’enregistrement des crises
Dr Laurent Vercueil CHU Grenoble - GRENOBLE
Le message : Les pauses cigarettes augmentent le risque de ne pas enregistrer une crise et prolongent l’hospitalisation des patients en bilan préchirurgical.
L’étude : Etude rétrospective sur une durée de 6 mois, incluant 156 patients en monitoring préchirurgical et comparant le taux de sorties hors de l’unité d’enregistrement et le nombre d’évènements manqués.
La nuance : Les motifs des sorties ne sont pas détaillés. Les relations entre nicotine et épilepsie ne sont probablement pas aussi simples que le seul effet des « pauses cigarettes ».
Cancers endocriniens
Fiche Pratique
Métastase hépatique d’un insulinome (flèche rouge) et stéatose (flèches noires)
Dr Delphine Vezzosi Institut Cochin - Paris
Une stéatose focalisée périlésionnelle est classiquement retrouvée dans les métastases hépatiques des insulinomes malins (1-4). Cette stéatose pourrait être secondaire à l’élévation de l’insulinémie qui, lorsqu’elle est prolongée, inhibe l’oxydation des acides gras libres et stimule leur estérification en triglycérides. Ces derniers s’accumulent alors dans les hépatocytes et génèrent ainsi une stéatose. Plus rarement a été décrite la possibilité d’une stéatose pancréatique périlésionnelle dans
Cancers endocriniens
Compte Rendu
Traitement des carcinomes et des tumeurs endocrines peu différenciées pulmonaires
Pr Emmanuel Mitry hopital ambroise-paré - Boulogne
On distingue classiquement trois types de tumeurs endocrines pulmonaires (TEP) (carcinoïdes typiques (CT), carcinoïdes atypiques (CA), carcinomes neuroendocrines à grandes (LCNEC) et petites cellules (CPC)) en fonction de critères morphologiques et évolutifs.
Les modalités thérapeutiques des TEP restent encore mal définies en raison de la mauvaise qualité des données de la littérature (essentiellement des études rétrospectives le plus souvent monocentriques, modifications des classifications…).
Concernant les LCNEC, les principaux points à retenir
Cancers endocriniens
Compte Rendu
Actualités : les thérapeutiques ciblées
Mme Frederique Savagner Laboratoire de Biochemie et Biologie Moleculaire - ANGERS
Plusieurs approches ciblées sont actuellement disponibles pour le traitement des tumeurs gastro-entéro-pancréatiques : anti-angiogéniques, inhibiteurs de l’EGF, inhibiteurs de mTOR. Les essais de phase II montrent que le Gefitinib (inhibiteur EGF) entraîne une faible réponse ainsi qu’une toxicité importante pour ces localisations tumorales.
Deux molécules présentent des résultats très encourageants : le Sutent (anti-angiogénique) montrant une réponse objective vraie dans les tumeurs pancréatiques et les carcinoïdes (1). Ce traitement est bien toléré avec 60% des patients ayant pu avoir
Cancers endocriniens
Compte Rendu
Les insulinomes
Dr Delphine Vezzosi Institut Cochin - Paris
L’insulinome est le plus souvent diagnostiqué au décours d’une symptomatologie clinique d’hypoglycémie organique, plus rarement dans le cadre du bilan d’une néoplasie endocrinienne multiple de type 1 (NEM 1). Le diagnostic biologique repose sur le dosage du C-peptide et de la proinsuline lors d’une glycémie veineuse inférieure à 0,45 g/l au cours d’une épreuve de jeûne ou lors d’une hypoglycémie spontanée. Lorsqu’un dosage spécifique de l’insulinémie est utilisé, une insulinémie inférieure à la valeur seuil classique de
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Consommation de médicaments avant 18 ans en Europe
Dr Sophie Florence Paris
Les informations concernant l’efficacité et l’innocuité de nombreux médicaments chez les enfants sont rares. Pourtant ils sont souvent utilisés dans cette population considérée à tort comme de petits adultes. Une étude de cohorte rétrospective, publiée dans le British Medical Journal, fournit une vue d’ensemble, dans 3 pays européens, des prescriptions de médicaments faites en ambulatoire aux enfants avant 18 ans.
Rhumatismes inflammatoires : polyarthrite rhumatoïde
Abstract
Source : Arthr. Rheum. 2008; 58:2958-67
Dissociation entre rémission clinique et détérioration structurale dans la PR
Dr Véra Lemaire Paris
102 PR qui recevaient un traitement à action retardée conventionnel (salazopyrine, methotrexate, hydroxychloroquine) et qui étaient considérés par leur rhumatologue en rémission ont fait l’objet d’une étude clinique, radiographique, ultrasonographique et IRM.54% remplissaient les critères ACR de rémission et 56% avaient un DAS28 inférieur à 2,6.Il s’agissait de 67% de femmes, l’age moyen était de 57 ans.
Rhumatismes inflammatoires : polyarthrite rhumatoïde
Abstract
Source : Arthritis and Rheum. 2008; 58: 2068-80
Traitement de la PR par le tocilizumab
Dr Véra Lemaire Paris
Le tocilizumab est un anticorps monoclonal humanisé anti-récepteur de l’IL6.
Dans une étude de phase III, 1120 patients ayant une PR active malgré un traitement par les médicaments conventionnels (methotrexate, hydroxychloroquine, sels d’or, sulfasalazine, azathioprine, leflunomide), ont été inclus dans une étude contrôlée contre placebo du traitement de la PR par le tocilizumab à la dose de 8mg/kg intra-veineux toutes les 4 semaines pendant 24 semaines. Les patients ayant reçu une biothérapie étaient exclus de l’étude. Le dépistage de la tuberculose était fait suivant les pratiques locales. 370 patients recevant le placebo et 751 le tocilizumab ont été traités les 24 semaines. Les deux groupes de traitement étaient comparables.76% recevaient un traitement à action retardé et 23% deux, le plus souvent il s’agissait du methotrexate. La maladie durait en