Lupus
Compte Rendu
Source : ACR 2008 (American College of Rheumatology) /ARHP (Association of Rheumatology Health Professionals) Annual Scientific Meeting
Traitement des formes cutanées réfractaires de lupus
Pr Eric Hachulla CHRU - Lille
Avant de considérer que les lésions cutanées du lupus sont réfractaires, il y a deux étapes préalables :
- Revoir le diagnostic peut être nécessaire et il ne faut pas hésiter à réaliser une biopsie cutanée car les pièges sont nombreux (infections cutanées, rosacées, psoriasis etc.)
- Rechercher des facteurs d’aggravation comme certains médicaments (thiazidiques, statines, anti-TNF, etc.) et la prise de tabac. Il est maintenant bien reconnu que les patients tabagiques qui ont un lupus discoïde sont moins bien répondeurs à l’HCQ. D’autre part les patients qui ont des lésions cutanées réfractaires de lupus sont tabagiques dans près de ¾ des cas. Le tabac doit donc être totalement arrêté chez les patients ayant
Lupus
Compte Rendu
Source : ACR 2008 (American College of Rheumatology) /ARHP (Association of Rheumatology Health Professionals) Annual Scientific Meeting
Efficacité et sécurité d’emploi du rituximab (RTX) chez les patients lupiques sans atteinte rénale
Pr Eric Hachulla CHRU - Lille
L’étude EXPLORER visait à évaluer l’efficacité et la sécurité d’emploi du rituximab versus placebo sur une période de 52 semaines chez des patients lupiques âgés de 16 à 75 ans avec un lupus extrarénal ayant une activité modérée à sévère. Tous les patients avaient soit un BILAG A ou un BILAG B dans au moins 2 organes malgré un traitement associant corticoïdes et au moins une ligne d’immunosuppresseurs. A l’entrée dans l’étude, les immunosuppresseurs étaient maintenus, la prednisone était prescrite à la dose de 0,5 à 1 mg/j afin de traiter la poussée avant d’être diminuée. Les patients
Compte Rendu
Source : ACR 2008 (American College of Rheumatology) /ARHP (Association of Rheumatology Health Professionals) Annual Scientific Meeting
Le rituximab au cours de la sclérodermie systémique : une étude ouverte
Pr David Launay Hôpital Claude Huriez - Lille
Le caractère auto-immun de la sclérodermie systémique (SSC) notamment le rôle de l’immunité humoral a été suggéré par la mise en évidence d’anticorps PDGF récepteurs activant les fibroblastes de patients sclérodermiques. Il est donc tentant d’utiliser des traitements qui ciblent les lymphocytes B comme le rituximab (RTX). Les auteurs ont inclus dans cette étude ouverte 6 patients qui avaient une atteinte cutanée rapidement progressive. Les patients ont reçu du RTX sous la forme de 375 mg/m2 une fois par semaine pendant 4 semaines, soit un autre immunosuppresseur. Tous les patients
Epilepsie
Cas Clinique
« Ping-pong seizure »
Dr Laurent Vercueil CHU Grenoble - GRENOBLE
Mme F. présente une épilepsie partielle pharmacorésistante révélée tardivement, dans la cinquantaine. Les malaises se répètent à une fréquence relativement élevée, peut-être plusieurs par semaine, mais il lui est difficile d’en donner une estimation précise car elle ne les mémorise pas, et vit seule. Parfois l’entourage présent lui signale « un regard vague », une rubéfaction du visage, et un comportement étrange, transitoire.
Il existe bien la notion d’une épilepsie au cours de l’enfance, mais il s’agit d’un antécédent mal précisé. S’agissait-il de crises fébriles ? D’une authentique épilepsie ? Quoiqu’il en soit, elle a bien été traitée jusque vers l’âge de 10 ans, puis le traitement
Epilepsie
Article Commenté
Validité du diagnostic de crise épileptique aux urgences
Dr Laurent Vercueil CHU Grenoble - GRENOBLE
Le message : La concordance entre un diagnostic de crise épileptique aux urgences et le diagnostic final est relativement bonne (κ 0.88). Seuls 5% environ des sujets sont classés de façon incorrecte. Ce pourcentage s’élève à 22% pour les sujets ayant été admis pour une première crise épileptique.
L’étude : Etude prospective dans un hôpital de Hong-Kong. Relevé systématique de données associées aux admissions par les urgences.
La nuance : Absence de « gold standard » permettant d’admettre un caractère définitif et indiscutable au diagnostic dit « final ».
Le détail : La validité du diagnostic initial de « crise épileptique » porté dans les services des urgences est difficilement appréciable. Le contexte émotionnel
Epilepsie
Article Commenté
Quelle sorte d’épilepsie au cours de la démence ?
Dr Laurent Vercueil CHU Grenoble - GRENOBLE
Le message : L’épilepsie associée à une démence est habituellement sensible aux traitements antiépileptiques.
L’étude : Etude rétrospective dans un registre médical
La nuance : Faible effectif, nature rétrospective de la collecte donnée avec une très probable sous-estimation de la prévalence par sous-diagnostic.
Le détail : En présence d’une démence, le risque d’épilepsie est multiplié par 6 (fourchette habituellement estimée entre 5 et 10) par rapport à une population non démente, d’âge similaire. Le contexte de vieillissement de la population française, avec l’allongement de l’espérance de vie, contribue à
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Bénéfice de l’activité physique sur les fonctions cérébrales : difficile à prouver
Dr Sophie Florence Paris
Chez des sujets présentant des troubles de la mémoire subjectifs, un programme d’activité physique de 6 mois fournit une légère amélioration des performances cognitives après 18 mois de suivi. Les résultats d’un essai clinique randomisé conduit en Australie viennent d’être publiés dans le JAMA. Ils réitèrent l’intérêt de la pratique d’activité physique quotidienne.
Compte Rendu
Source : ACR 2008 (American College of Rheumatology) /ARHP (Association of Rheumatology Health Professionals) Annual Scientific Meeting
Traitement de la sciatique par l’adalimumab
Dr Véra Lemaire Paris
La concentration en TNF est élevée dans la graisse péri-radiculaire des patients ayant une sciatique.
61 patients qui avaient une sciatique sévère évoluant depuis moins de 12 semaines (en moyenne 21 jours), ont été traités soit par l’adalimumab (31 patients) aux jours 0 et 7 à la dose de 40mg soit par un placebo (30 patients).
Au cours des 5 premiers jours, il y a eu une diminution de la douleur dans le groupe adalimumab
Rhumatismes inflammatoires : polyarthrite rhumatoïde
Compte Rendu
Source : ACR 2008 (American College of Rheumatology) /ARHP (Association of Rheumatology Health Professionals) Annual Scientific Meeting
L’arrêt du tabac améliore l’activité de la PR
Dr Véra Lemaire Paris
Le tabagisme est un facteur de risque de la polyarthrite rhumatoïde et un facteur de sévérité avec séro-positivité, des nodules. Il était intéressant de savoir si son arrêt était bénéfique sur l’évolution de la maladie. On sait aussi qu’il existe une interférence avec un facteur génétique et que le tabagisme est plus maléfique en cas de présence de l’épitope partagé. Enfin, il existe un effet dose avec une plus grande toxicité d’un tabagisme élevé.
Dans le cadre de l’investigation CORRONA qui inclut 16521 PR dont on connaît le statut fumeur ou non, 10674
Compte Rendu
Source : ACR 2008 (American College of Rheumatology) /ARHP (Association of Rheumatology Health Professionals) Annual Scientific Meeting
Traitement du rhumatisme psoriasique par l’adalimumab
Dr Véra Lemaire Paris
1) amélioration du psoriasis, inhibition de la progression radiologique
Dans l’étude ADEPT, étude contrôlée de l’adalimumab versus placebo dans le traitement du rhumatisme psoriasique, après 24 semaines l’adalimumab à la dose de 40mg toutes les 2 semaines améliorait significativement l’éruption et l’atteinte articulaire et inhibait aussi la progression radiologique. L’amélioration cutanée paraissait associée à l’inhibition de la progression radiologique.
L’éruption et la progression radiologique ont été évaluées après 144 semaines de traitement: les patients qui n’avaient pas d’amélioration du psoriasis mesurée par l’index PASI d’au moins 50% (8 patients) avaient une progression de leur score radiologique de Sharp
Rhumatismes inflammatoires : polyarthrite rhumatoïde
Compte Rendu
Source : ACR 2008 (American College of Rheumatology) /ARHP (Association of Rheumatology Health Professionals) Annual Scientific Meeting
Traitement de la PR par le golimumab
Dr Véra Lemaire Paris
444 PR ont été traités par le golimumab, anticorps monoclonal humain, en sous cutané à la dose de 50 ou 100mg toutes les 4 semaines associé ou non au methotrexate : il y avait 4 groupes de traitement : 133 patients traités par le methotrexate seul, 133 par 100mg de golimumab seul, 89 par une association de 50mg de golimumab et methotrexate, 89 par 100mg de golimumab et methotrexate. Les patients devaient ne jamais avoir reçu d’anti-TNF, être traités par au moins 15mg de methotrexate et deux des 4 critères suivants : une augmentation de la CRP, une raideur douloureuse supérieure à 30 minutes, des érosions osseuses sur les radiographies ou en IRM, la présence de facteurs rhumatoïdes ou d’anti-CCP.
Rhumatismes inflammatoires : polyarthrite rhumatoïde
Compte Rendu
Source : ACR 2008 (American College of Rheumatology) /ARHP (Association of Rheumatology Health Professionals) Annual Scientific Meeting
Traitement de la PR par le certolizumab Pegol
Dr Véra Lemaire Paris
1) réponse clinique rapide
Dans deux études contrôlées les patients qui avaient une PR active ont été traités par le certolizumab pegol par voie sous-cutanée, soit en monothérapie après résistance à au moins un traitement à action retardé (109 patients par le placebo, 111 par 400mg de certolizumab pegol toutes les 4 semaines); soit dans la deuxième étude les patients échappaient au methotrexate et 199 patients étaient traités en plus par un placebo, 393 par le certolizumab pegol à la dose de 400mg aux semaines 0,2 et 4 puis 200mg toutes les 2 semaines et enfin 390 patients recevaient le certolizumab à la dose de 400mg toutes les 2 semaines