Neuro-oncologie
Article Commenté
Bevacizumab dans le traitement des gliomes malins
Pr François Ducray Hôpital Wertheimer - Lyon
Le traitement par irinotecan et bevacizumab est un protocole de chimiothérapie particulièrement prometteur dans les gliomes malins en rechute. Le taux de réponse observé est de l’ordre de 50 à 60% avec une survie sans progression médiane de 20 semaines dans les glioblastomes et 30 semaines dans les gliomes de grade III [1, 2]. Ce protocole est de plus en plus utilisé à la récidive, néanmoins de nombreuses questions subsistent concernant son efficacité et sa toxicité.
Dans un travail récent, Norden et al. ont rapporté leur expérience avec le bevacizumab chez 55 patients en rechute
Syndrome de Sjögren
Article Commenté
Présence d’auto-anticorps anti-récepteurs muscariniques de l’acéthylcholine dans les glandes salivaires au cours du syndrome de Sjögren primaire
Pr David Launay Hôpital Claude Huriez - Lille
Au cours de la physiopathologie du syndrome de Sjögren, il a été mis en évidence des auto-anticorps réagissant contre le sous-type III du récepteur muscarinique de l’acétylcholine, protéine membranaire qui transmet le stimulus parasympathétique vers les cellules épithéliales des acini des glandes salivaires et lacrymales. Ces auto-anticorps peuvent entraîner des dysfonctions de la sécrétion de larmes et de salives, en inhibant la neuro-transmission parasympathétique. Leur prévalence a été estimée à environ 90% au cours du syndrome de Sjögren. Cet article a pour but d’évaluer si ces auto-anticorps se fixent sur leur cible antigénique, à savoir les glandes salivaires.
Hypophyse
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Le pré-traitement dans l’acromégalie : efficace dans les macroadénomes, plus discutable pour les microadénomes ?
M. Frédéric Castinetti Hôpital de la Timone - Marseille
Le pré-traitement par somatostatinergiques pourrait être proposé pendant 3 à 6 mois en cas de macroadénome somatotrope pour lequel la probabilité d’efficacité curatrice de la chirurgie est faible ou nulle. L’intérêt du pré-traitement peut être multiple : diminuer le volume tumoral, contrôler les complications de l’acromégalie, faciliter l’anesthésie et le geste chirurgical… tout en gardant à l’esprit le surcoût provoqué par ce traitement médical. Cependant, à ce jour, aucune étude prospective comparative n’a été menée. Les études rétrospectives publiées jusqu’à ce jour sont contradictoires en termes de rémission à long terme.
Hypophyse
Article Commenté
Lipodystrophies chez des patients acromégales traités par pegvisomant
Pr Philippe Touraine GH Pitie Salpetrière - Paris
Le traitement médical de l’acromégalie est à proposer en première ou le plus souvent seconde intention après une résection de l’adénome hypophysaire. Jusqu’à maintenant, le traitement médical reposait exclusivement sur l’utilisation des analogues de la somatostatine, permettant à la fois une diminution du volume tumoral et de la sécrétion de GH. Ce traitement est bien toléré même si les effets secondaires à type d’intolérance digestive sont souvent décrits, surtout en début de traitement, et qu’ils peuvent favoriser la survenue de lithiases biliaires.
Depuis quelques années, la panoplie thérapeutique s’est enrichie du pegvisomant, un analogue pégylé de la GH, se comportant comme un antagoniste périphérique de la GH en étant
Hypophyse
Article Commenté
Les anticorps anti-hypophysaires seraient-ils à l’origine des déficits hypophysaires post-traumatisme crânien (TBI) ?
Pr Hélène Bihan Hôpital Avicenne - Bobigny
Après un traumatisme crânien (selon la gravité), de 10 à 35% des sujets peuvent développer un ou plusieurs déficits hypophysaires (revue récente de Schneider HJ, JCEM 2007). Alors que l’apparition d’anticorps anti-neurones a été démontrée chez l’animal traumatisé, aucune étude concernant les anticorps anti-hypophyse n’a été conduite, notamment chez l’homme.
Vingt-neuf patients sans ATCD hypophysaire ont été suivis 3 ans, après un traumatisme crânien de sévérité diverse (18 légers, 6 modérés et 5 sévères). La recherche à la fois d’un déficit et des anticorps anti-hypophyse est réalisée uniquement à 3 ans
Hypophyse
Article Commenté
Atherosclérose et traitement par GH : les leçons d’un suivi observationnel de 5 ans
Pr Philippe Touraine GH Pitie Salpetrière - Paris
Les patients présentant un déficit hypophysaire combiné ont une augmentation de leur mortalité, notamment par augmentation des événements cardio-vasculaires. Le déficit en GH s’accompagne entre autres d’une augmentation du cholestérol total et LDL, de la masse grasse abdominale, de l’épaisseur intima-media, autant de facteurs qui peuvent participer à ce sur-risque de mortalité. Le traitement par GH, lui, a démontré son intérêt dans la correction de nombre de paramètres intermédiaires du risque vasculaire. C’est dans ce contexte que l’équipe italienne de AM Colao présente
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Les neurones dopaminergiques diencéphalospinaux (région A11) de la souris ne possèdent pas d’autorécepteurs D2
M. Quentin Barraud Laboratoire - Bordeaux Imad Ghorayeb
Le système dopaminergique diencéphalospinal (A11) serait la principale source de dopamine médullaire. La projection de ces neurones, en majorité au niveau de la corne dorsale, aurait une action modulatrice plutôt inhibitrice sur les réflexes médullaires via des récepteurs de type D2 et D3. Un déficit de cette médiation dopaminergique serait impliqué dans l’étiologie du syndrome des jambes sans repos (SJR), pathologie ayant une plus grande prévalence chez les femmes.
Les auteurs ont eu pour objectif de comparer la concentration en dopamine ainsi que l’activité catabolique des neurones de l’aire A11 chez
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Prévalence du syndrome des jambes sans repos chez les patients atteints de céphalées primaires
Dr Elias Karroum Hôpital Pitié-Salpêtrière, UF Pathologies du sommeil, pavillon Marguerite Bottard - Paris
Les céphalées primaires ont été associées à divers troubles du mouvement (prévalence élevée dans le tremblement essentiel, le syndrome de Gilles de la Tourette et la Chorée de Sydenham mais faible dans la maladie de Parkinson) et à des troubles du sommeil (insomnie, hypersomnie, syndrome d’apnées obstructives).
Ainsi, les céphalées matinales chez les sujets avec un syndrome des jambes sans repos (SJSR) sont 3 à 5 fois plus fréquentes que dans la population générale (Ulfberg et al., 2001a, b). Cependant, l’association entre céphalées primaires et SJSR a été peu étudiée.
Article Commenté
Association du gène codant pour la protéine PTPRD (Récepteur delta de la Tyrosine phosphatase) avec le syndrome des jambes sans repos
Dr Yves Dauvilliers Hopital Gui de chauliac - Montpellier
Deux importantes études d’association génétique sur l’ensemble du génome dans le syndrome des jambes sans repos (SJR) ont pu récemment identifier des marqueurs de prédisposition : MEIS1, BTBD9 et un autre locus entre MAP2K5 et LBXCOR1. Toutefois, ces marqueurs génétiques ne sont pas localisés dans les 5 régions critiques révélées par les études d’analyse de liaison des formes familiales de SJR. Une de ces régions (appelée RLS-3) est localisée sur le chromosome 9p23-24.
L’objectif de ce travail a été de rechercher une association entre cette région (étendue sur 31 mégabases) en testant 3 270 marqueurs génétiques
Diabète
Compte Rendu
L'exénatide LAR (1 x semaine) maintient son efficacité sur le contrôle glycémique et la perte de poids pendant 52 semaines
Dr Jean-Pierre Sauvanet Hôpital Saint-Louis, AP-HP - Paris
Lors de la réunion scientifique de l'ADA (American Diabetes Association) en juin 2008, D. Drucker avait présenté les résultats d'une étude comparant l'exénatide (10 μg 2xj, inj sc) à la formulation de longue durée d'action (E-LAR) ne nécessitant qu'une inj sc par semaine de 2 mg. L'étude, d'une durée de 30 semaines, avait randomisé, en ouvert, 295 DT2 (IMC moyen : 35 kg/m2 ; HbA1c moyen : 8,3%), à l'un de ces deux traitements.
L'amélioration du contrôle glycémique à 30 semaines (analyse des 295 DT2 en intention de traiter-ITT) avait été significativement supérieure sous E-LAR :
Diabète
Compte Rendu
Efficacité de l'association précoce de la saxagliptine et de la metformine chez les patients diabétiques de type 2 (DT2)
Dr Jean-Pierre Sauvanet Hôpital Saint-Louis, AP-HP - Paris
La saxagliptine [SAXA] (Onglyza®, BMS & AstraZeneca) est un puissant inhibiteur sélectif de la dipeptidyl-peptidase IV (DPP-IV). Le dossier en vue d'une Autorisation de mise sur le marché européenne a été depose auprès des autorités de santé (EMEA) début juillet 2008.
L'étude présentée, internationale, multicentrique, réalisée en double aveugle vs placebo, avait pour but d'évaluer l'efficacité et la sécurité d'emploi de la saxagliptine (5 mg ou 10 mg) associée à la metformine 500-2000 mg vs saxagliptine 10 mg en monothérapie (+ placebo de metformine) vs metformine 500-2000 mg en monothérapie (+ placebo de saxagliptine) chez
Diabète
Compte Rendu
Niveau 2 de l'algorithme thérapeutique des recommandations EASD/ADA : tous les produits sont-ils équivalents ?
Dr Françoise Giroud-Baleydier DIJON
Le contexte, à ce niveau de prise en charge, est celui du choix, et lequel, quand la Metformine seule a échoué ; elle est poursuivie, mais qu'ajouter ensuite ; entre les sulfamindes/glinides, les thiazolinediones, l'insuline et ses différents schémas, les incrétines, avec soit les inhibiteurs des DPPIV, soit les analogues du GLP1 ; pour lui, une fois décrit les modes d'actions des incrétines, tous les choix sont possibles, et sont à analyser selon certains critères, à savoir :