Douleur en rhumatologie
Article Commenté
Revue de la littérature sur les biphosphonates dans l’algodystrophie
Pr Pascale Vergne-Salle CHU Dupuytren 2 - Limoges
Les biphosphonates ayant des effets inhibiteurs de la résorption osseuse et des propriétés antalgiques, sont couramment utilisés dans le traitement du syndrome douloureux régional complexe de type I (SDRC I). D’autre part, le traitement du SDRC I n’étant pas codifié, les auteurs ont réalisé une revue de la littérature concernant l’efficacité des biphosphonates dans cette indication.
La recherche sur Medline, Embase et Cochrane a permis de sélectionner les essais thérapeutiques randomisés contrôlés contre placebo, dont les critères de mesure portaient sur la douleur, la fonction ou la qualité de vie. La sélection et l’évaluation de la qualité de ces essais ont été réalisées par 2 reviewers indépendants,
Douleur en rhumatologie
Article Commenté
Les injections rachidiennes de corticostéroïdes : revue de la littérature
Pr Pascale Vergne-Salle CHU Dupuytren 2 - Limoges
Les injections rachidiennes de corticostéroïdes (CS) sont largement utilisées mais controversées bien qu’une enquête dans 84 services hospitaliers français ait montré que 65% d’entre eux les considèrent comme faisant partie intégrante du traitement de la sciatique d’origine discale. Les auteurs ont donc réalisé une revue de la littérature au sujet des différents types d’injections rachidiennes de CS dans la sciatique d’origine discale et dans la lombalgie isolée.
Dans la sciatique d’origine discale, il est possible de conclure que les injections épidurales de CS ont une efficacité sur la douleur à court terme (jusqu’à 3 à 6 semaines). Les différentes voies
Douleur en rhumatologie
Article Commenté
L’amélioration de la tolérance gastro-intestinale au long cours de l’etoricoxib confirmée
Pr Pascale Vergne-Salle CHU Dupuytren 2 - Limoges
Il s’agit d’une étude multicentrique internationale, randomisée, en double aveugle, comparant la tolérance gastro-intestinale de l’etoricoxib et du diclofénac dans une population de 4 086 patients souffrant de polyarthrite rhumatoïde. Les patients à risque d’effets secondaires gastro-intestinaux (antécédents d’ulcère gastroduodénal, de saignement digestif, patients âgés, sous aspirine ou nécessitant la prise concomitante de médicaments gastro-protecteurs) pouvaient être inclus. Ils recevaient soit de l’étoricoxib 90 mg/j (n=2032) soit du diclofénac 75mg 2 fois/j (n=2054). La durée moyenne de traitement était de 19,3 et 19,1 mois pour l’etoricoxib et le diclofénac respectivement.
Maladie thromboembolique : cardiologie
Article Commenté
Le paracétamol est-il une cause d'HTA ?
Dr Pierre Attali Hôpitaux universitaires de Strasbourg - Strasbourg
Etude Forman
L'objectif de cette étude était de mesurer l'association entre la fréquence de l'utilisation d'analgésiques et le risque d'apparition d'une hypertension chez l'homme.
Dans cette étude de cohorte prospective, 16 031 hommes ont été inclus et suivis pendant quatre ans. Les participants étaient des professionnels de santé, âgés en moyenne de 60 ans.
Les agents analgésiques étudiés étaient le paracétamol, les anti-inflammatoires non stéroïdiens et l'aspirine.
Pour ce qui concerne particulièrement le paracétamol, le risque de survenue d'une hypertension a été plus élevé de 34% chez les patients qui ont consommé fréquemment du paracétamol par rapport à ceux qui n'en consommaient pas.
Démences et Alzheimer
Article Commenté
Etude des biomarqueurs du LCR dans des dégénérescences lobaires fronto-temporales (DLFT) confirmées
Dr Francois Sellal CMRR de Strasbourg-Colmar - Colmar
Résumé
On commence à mieux définir la place et l’intérêt des biomarqueurs du LCR que sont les protéines A-β 1-42, tau et phospho-tau pour la maladie d’Alzheimer. Toutefois, la majorité des études jusqu’ici disponibles ont comparé les valeurs observées chez des patients Alzheimer à celles de témoins sains. Il apparaît pertinent de disposer de renseignements concernant les variations de ces biomarqueurs dans d’autres démences, afin de savoir s’ils peuvent aider au diagnostic positif (ou différentiel) de la maladie d’Alzheimer.
Les études antérieures menées chez des patients présentant une DLFT ont abouti à des résultats très contradictoires, mais il s’agissait de petites populations de malades, de surcroît
Démences et Alzheimer
Cas Clinique
Une étiologie fréquente d’amnésie transitoire ou de confusion !
Dr Catherine Thomas-Antérion Lyon
Une femme de 75 ans, ex-couturière, veuve et mère de 3 enfants, est adressée par les pompiers dans un pavillon d’urgence d’un hôpital périphérique. Elle a comme antécédent datant de 2006 un syndrome vertigineux ayant duré moins d’une semaine et considéré comme un épisode ORL. Une IRM avait été alors réalisée et considérée comme normale. Elle est diabétique et hypertendue et prend irrégulièrement ses traitements.
Le tableau est celui d’une amnésie aiguë. La patiente est agitée, anxieuse, pose sans arrêt les mêmes questions sur la date qu’il est, ce qu’elle fait là etc. Il n’y a pas de déficit neurologique focalisé.
Démences et Alzheimer
Compte Rendu
Prévention de la démence post AVC ou démence vasculaire : les résultats sur la neuroprotection de l’étude PRoFESS portant sur la prévention de la récidive d’un AVC (Prevention Regimen for Effectively avoiding Second Strokes)
Dr Laurence Hugonot-Diener MEDFORMA - PARIS
L’OMS estime que 5,7 millions de personnes meurent d’AVC tous les ans. Sur le nombre de personnes entre 45 et 64 ans qui ont un AVC ischémique, 8 à 12% vont mourir dans les 30 jours et parmi ceux qui survivront au premier AVC, le risque cumulé de récidive est de 7,7% la première année et jusqu’à 18,3% à 5 ans. On estime qu’environ 30% des patients après un AVC restent handicapés et dépendent de l’aide des proches. Après un AVC, 25 à 50% des patients souffrent d’une dépression et une démence vasculaire se développe chez 25% des patients âgés de plus de 65 ans.
Article Commenté
Danger des prescriptions de morphiniques dans les lombalgies
Dr Sophie Florence Paris
La prescription d’opioïdes pendant plus de 7 jours chez des travailleurs présentant des lombalgies aiguës serait un facteur de risque d’invalidité à long terme. Des médecins de l’Université de Washington ont étudié, chez des travailleurs, les liens entre les prescriptions de morphiniques durant les 6 premières semaines de prise en charge de lombalgies et leur activité un an après.
Epilepsie
Article Commenté
Epilepsie et mitochondrie
M. Serge Chassagnon Cabinet médical de Neurologie et ORL - Strasbourg
Le message : Penser à rechercher sur biopsie musculaire une mitochondriopathie en cas d’épilepsie débutant chez l’adolescent ou l’adulte, notamment s’il existe des symptômes visuels prolongés, un myoclonus focal ou généralisé, des crises polymorphes (focales motrices, tonico-cloniques généralisées), un ou plusieurs états de mal. La pharmacorésistance est fréquente. Certaines molécules anti-épileptiques doivent être évitées. Le risque de décès lié à l’épilepsie est très élevé, le plus souvent du fait d’un état de mal convulsif.
Pour en savoir plus : Les auteurs insistent sur le phénotype de l’épilepsie. Pour avoir une vision plus précise des symptômes associés, se référer à l’article du même groupe :
Epilepsie
Article Commenté
La diète cétogène à l’épreuve de la randomisation : mention admissible
Dr Dominique Rosenberg CHU Gabriel Montpied - Clermont-Ferrand
L’étude : Première étude concernant l’efficacité de la diète cétogène dans les épilepsies pharmacorésistantes de l’enfant comparée à un groupe contrôle, après randomisation.
Le détail : L’objectif primaire était la réduction de la fréquence des crises après 3 mois de traitement, en comparaison d’une période “base-line” pré-traitement de 4 semaines. Les patients inclus étaient des enfants âgés de 2 à 16 ans, souffrant de crises quotidiennes ou plurihebdomadaires (minimum 7 par semaine) et persistantes malgré l’essai de deux traitements anti-épileptiques. Tous les types de crises et/ou syndromes étaient susceptibles d’être inclus.
Epilepsie
Cas Clinique
Que reste-t-il de l’Epilepsie partielle idiopathique atypique dite « d’Aicardi » ?
Dr Laurent Vercueil CHU Grenoble - GRENOBLE
Une terminologie profuse et confuse prolifère autour des épilepsies partielles idiopathiques de l’enfant. La plus commune d’entre elles, anciennement épilepsie à paroxysme rolandique, ou « rolandic epilepsy », ou épilepsie partielle bénigne à pointes centrotemporales (terminologie officielle après l’intervention de la commission de l’ILAE en 1989), représenterait 15% des épilepsies de l’enfant.
Le diagnostic syndromique se base sur des crises partielles (avec possible généralisation secondaire) caractéristiques intéressant le cortex rolandique, et un EEG typique avec des pointes diphasiques de la région centro-temporale, chez un enfant de 3 à 13 ans, ne présentant pas de troubles neurologiques ou
Epilepsie
Article Commenté
Les crises hypermotrices sont démembrées
Dr Laurent Vercueil CHU Grenoble - GRENOBLE
Le message : Deux patterns distincts de crise hypermotrice peuvent être individualisés au sein des crises du lobe frontal, orientant vers des localisations spécifiques, cortex fronto-mesial d’une part et cortex frontal ventro-médian de l’autre.
L’étude : Etude rétrospective d’une série de cas traité efficacement par chirurgie pour une épilepsie frontale pharmaco-résistante.
La nuance : Le lien entre un comportement critique et la zone épileptogène n’est pas univoque. Le concept de zone « symptomatogène », qui peut couvrir une aire plus étendue, corticale et sous-corticale (ganglions de la base ?), voire à distance du foyer (« libération » de comportements archaïques ?), avait été avancé pour tenir compte de cette éventualité.