Maladie thromboembolique : cardiologie
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Du rôle de l’angiotensine II sur les paramètres hémodynamiques périphériques du sujet âgé
Dr Gérard Megret Paris
L’hyperhémie lors de l’exercice est atténuée chez le sujet âgé. Une des explications possible réside dans une perturbation de la vasorégulation des muscles squelettiques. Aussi, les auteurs ont-ils voulu déterminer si chez des patients en bonne santé, l’âge était bien associé à des modifications de la sensibilité des récepteurs à l’angiotensine II (Ang II), grâce à des mesures du débit sanguin dans les muscles squelettiques au repos et en activité.
Chez 12 volontaires sains (n= 6 jeunes de 24 +/- 1an ; n=6 sujets plus âgés, de 68 +/-3 ans), les investigateurs ont évalué les variations du débit sanguin mesuré par ultra-sonographie Doppler avant et pendant
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Caractéristiques du syndrome d’hyperactivité avec troubles de l’attention chez l’adulte et effet du méthylphénidate
Dr Gérard Megret Paris
Le syndrome d’hyperactivité avec troubles de l’attention chez l’enfant (Attention Deficit Hyperactivity Disorder - ADHD - des Anglo-Saxons) se rencontrerait en France chez 3 à 5% des enfants scolarisés. Outre le retentissement scolaire, il entraîne souvent des situations de souffrance aussi bien pour l’enfant que pour son entourage. Depuis quelque temps, les chercheurs se focalisent sur les troubles du sommeil qui accompagnent souvent le ADHD. Un récent travail publié dans Sleep évalue ces perturbations sous traitement par méthylphénidate, grâce aux enregistrements polysomnographiques (PSG).
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Un antipsychotique atypique, l’aripiprazole, qui déborde de ses indications premières
Dr Gérard Megret Paris
Difficile de dire que le médecin ne dispose pas d’un large éventail de classes médicamenteuses pour traiter les troubles anxieux et dépressifs. Pour autant, il demeure encore des lacunes dans les résultats cliniques, tant du fait de la forte prévalence des résistances au traitement, des résultats partiels ou encore des récidives et rechutes. Le groupe des antipsychotiques atypiques (APA) a incontestablement offert de nouvelles opportunités thérapeutiques et la découverte de nouvelles propriétés d’un agent de cette classe mérite qu’on s’y attarde. Tel est le cas de l’aripiprazole.
Epilepsie
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« Seizures beget seizures » : un nouvel épisode
Dr Dominique Rosenberg CHU Gabriel Montpied - Clermont-Ferrand
Le message : Traiter avant la crise pour bloquer l’épileptogénèse… rêve ou réalité ?
L’étude dans le détail :
Si les bases physiopathologiques de l’étude ne sont pas très explicites, le principe quant à lui est simple : peut-on modifier le cours de la maladie épileptique si le traitement est débuté à un stade hyperprécoce, c’est-à-dire avant même l’apparition des premières crises ?
Pour répondre à cette question, les auteurs ont utilisé le modèle animal de l’épilepsie-absence du rat WAG/Rij, dont le profil évolutif est bien connu et s’apparente en de nombreux points à l’épilepsie-absence de l’enfant. Deux types d’expériences étaient menés successivement.
La première consistait à mesurer, par marquage immuno-histochimique, la présence
Epilepsie
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Epilepsie sans crise depuis plus de 2 ans : quel est le rapport bénéfice-risque du sevrage ?
Dr Dominique Rosenberg CHU Gabriel Montpied - Clermont-Ferrand
Le message : L’arrêt d’un traitement anti-épileptique après un minimum de 2 ans sans crises entraîne une récidive chez 15% des patients suivis en double aveugle pendant 1 an, contre 7% dans la population contrôle (RR = 2, 46 ; 95% CI : 0,85-7,08 ; p= 0,095). Ce sevrage s’accompagne d’une amélioration significative des performances cognitives, mais sans modification perceptible de la qualité de vie, mesurées 4 mois après la fin de la période de sevrage.
L’étude : Il s’agit de la première étude sur le risque de récidive après sevrage à être réalisée de manière prospective, en double aveugle après randomisation.
Le détail : Les auteurs ont inclus 168 patients épileptiques adultes, à l’exclusion de ceux considérés à fort potentiel de récidive, c’est-à-dire
Epilepsie
Article Commenté
Le Bonheur est dans le pré ?
Dr Sophie Hamelin CHU - Bourgoin-Jallieu
Le message :
Cet article a pour principal intérêt de nous rappeler l’importance de l’interrogatoire chez nos patients afin de ne pas méconnaître le rôle d’une substance phytothérapeutique ou d’un supplément alimentaire dans la décompensation d’une épilepsie.
L’étude :
Il s’agit d’un article de revue, reprenant les différents articles parus sur le sujet et faisant le point sur les substances à risque.
La nuance :
La multiplicité des produits disponibles, souvent associés au sein d’une même préparation, le flou des dosages, des posologies administrées, l’absence de report systématique des observations est à l’origine de grandes difficultés à retenir les imputabilités.
Epilepsie
Cas Clinique
Ne pas s’arrêter à l’état de mal
Dr Sophie Hamelin CHU - Bourgoin-Jallieu
Séraphine, 73 ans, sans antécédent ni traitement, est adressée par les urgences au service d’EEG devant l’apparition progressive sur trois jours d’un état confusionnel d’aggravation progressive. Il a été noté de manière transitoire quelques clonies du membre supérieur gauche. La température a été relevée à 38°C. Les examens biologiques standard n’ont pas montré d’anomalie spécifique.
Lors de l’enregistrement EEG, assise au fauteuil, elle s’oriente au bruit mais ne répond pas aux questions, n’effectue pas les ordres simples. Elle a une activité incessante d’enroulement du drap entre ses doigts.
L’EEG montre une activité rythmique continue
SEP et maladies apparentées
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Alemtuzumab dans la SEP rémittente agressive
Dr Dalia Dimitri Pitié-Salpêtrière - Créteil
Le Campath-1H est un anticorps monoclonal dirigé contre le CD52, molécule de surface exprimée sur la plupart des lymphocytes, et entraînant une déplétion lymphocytaire T profonde. L’expérience en ouvert de 3 centres régionaux utilisant le compath-1H (associé à de la méthylprednisolone IV) en compassionnel dans des formes rémittentes agressives (taux élevé de poussées, accumulation rapide du handicap, atteinte précoce de la fonction motrice, cérébelleuse, cognitive) est rapportée.
Entre 2002 et 2007, 39 patients SEP-R ont été traités avec une durée moyenne de la maladie de 2,92 années (DS 1,71, 0,16-5,98 ans), un EDSS moyen de
SEP et maladies apparentées
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Immunosuppression dans la SEP agressive : cyclophosphamide vs mitoxantrone
Dr Dalia Dimitri Pitié-Salpêtrière - Créteil
Cette étude a évalué en ouvert le cyclophosphamide (CP) et la mitoxantrone (MTX) dans la SEP rémittente (SEP-R) et secondairement progressive (SEP-SP) active en seconde ligne. Modalités : MTX : à 8 mg/m2 mensuel X 3 mois, puis trimestriel jusqu’à une dose de 120 mg/m2, et CP : associé à la MPIV 1g et au mesna, à 700 mg/m2 mensuel X12 mois puis bimestriel X 24 mois. La MTX a été administrée à 75 patients (31 SEP-R, 44 SP), et le CP à 78 (15 SEP-R, 63 SP). Les deux groupes étaient similaires en dehors d’une proportion significativement plus élevée de SEP-R dans le groupe MTX.
Après un suivi moyen de 3,6 ans, il n’y avait pas
SEP et maladies apparentées
Article Commenté
Evolution spontanée des lésions prenant le gadolinium
Dr Dalia Dimitri Pitié-Salpêtrière - Créteil
La régression des lésions prenant le gadolinium (Gd+) est un critère important dans les essais thérapeutiques de la SEP. De nombreux essais utilisent actuellement la méthodologie du cross-over, sans groupe contrôle comparatif pour diminuer les effectifs ou éviter le placebo.
Les auteurs ont mesuré la régression spontanée des nouvelles lésions Gd+ par des IRM mensuelles sur 9 mois chez des patients ayant une SEP rémittente. Une analyse post-hoc a porté sur 65 patients inclus dans le bras placebo de l’étude PRIMS (testant le Rebif®), en les divisant en 3 sous-groupes : pas d’activité (0 lésion Gd+, n=32), faible activité (1 à 3 lésions Gd+, n=19) et forte activité (> 3 lésions, n=14).
Les taux mensuels de nouvelles lésions Gd+
SEP et maladies apparentées
Fiche Pratique
SEP et hypersignal FLAIR pédonculaire : penser à autre chose qu’une plaque
Dr Françoise Héran Fondation Rothschild - Paris Olivier Gout
Une jeune femme traitée par interféron pour une SEP évoluant depuis 3 ans présente un trouble oculomoteur brutal rapidement régressif. Une IRM est réalisée.
Le radiologue ne retrouve pas de lésion prenant le contraste mais est frappé par la lésion focale en hypersignal FLAIR pédonculaire gauche. Les coupes en diffusion sont normales et éliminent un accident ischémique récent. La localisation de l’hypersignal, à la partie antéro-externe du pédoncule, est particulière : elle se superpose à la projection du faisceau pyramidal.
Cet hypersignal FLAIR n’est pas
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Quelques réflexions à propos de l’intérêt du PSA (prostate specific antigene)
Dr Gérard Megret Paris
Malgré un usage de plus en plus répandu, des incertitudes demeurent quant à la valeur du PSA (prostate specific antigene) en tant qu’élément déterminant dans une politique préventive visant à réduire le cancer de la prostate (CP). Les premiers tests remontent à 1990 aux USA, avec un développement rapide dans ce pays, alors que son emploi courant a été plus lent au Royaume-Uni (RU). Il semblait donc intéressant d’analyser l’évolution de la mortalité et de l’incidence du CP dans ces deux pays au cours de la période 1975-2004, en fonction des méthodes d’examen et du traitement.