Lupus
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Recommandations EULAR pour la prise en charge de la maladie lupique
Dr Véra Lemaire Paris
Suivant les procédures habituelles de l’EULAR, 12 recommandations ont été émises en consultant 19 spécialistes et un épidémiologiste concernant la prise en charge de la maladie lupique. Un demi-million de patients en Europe et un quart aux Etats-Unis ont une maladie lupique. Elle atteint le plus souvent la femme en âge de procréer et sa présentation clinique est très variable.
Les éléments du pronostic associent les signes cliniques (éruption, arthrite, sérite, manifestations neurologiques) et des signes biologiques (créatininémie, protéinurie, sédiment urinaire) et immunologiques (C3, anti-ADN natif, anti-Ro SSA et anti-La SSB, antiphospholipides, anti-RNP) qui peuvent fournir des informations sur l’évolution et l’atteinte viscérale, ce qui peut être complété par
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Le tocilizumab, ouverture thérapeutique pour la polyarthrite rhumatoïde
Dr Gérard Megret Paris
Une des réflexions pathogéniques principales de la polyarthrite rhumatoïde (PR) concerne actuellement l’interleukine 6, dont on connaît les effets déterminants sur les réponses immunitaire et inflammatoire. Il semblait donc logique que la recherche clinique s’attache à étudier la potentialité thérapeutique du blocage de l’interleukine 6 par l’inhibition de ses récepteurs, possibilité théoriquement offerte par le tocilizumab. Résultats de l’étude internationale OPTION.
Migraines et céphalées
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Migraine débutant après fermeture de communication inter-auriculaire (CIA)
Dr Anne Ducros CHU de Montpellier - Paris
Une équipe québécoise a étudié l’incidence, les facteurs prédictifs, et la durée des crises de migraine après fermeture percutanée transcathéter de CIA ou de FOP. L’indication de fermeture était posée pour des motifs cardiologiques.
Un total de 260 patients consécutifs ont été interrogés à trois reprises en utilisant les critères IHS: 1) juste avant la procédure ; 2) dans les 3 mois suivant la procédure et 3) à distance (médiane 27 mois, range 6-80 mois). La procédure a utilisé le matériel « Amplatzer » chez 95% des patients et 91% ont reçu de l’aspirine pendant au moins
Migraines et céphalées
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Fréquence, évolutivité et variables prédictrices de la douleur récurrente chez l’adolescent : une étude en population générale
Françoise Radat CHRU Pellegrin, Bordeaux - BORDEAUX
Voici les résultats concernant la douleur chronique de l’adolescent, apportés par les données de la cohorte canadienne NLSCY (National Longitudinal Survey of Children and Youth). Deux mille quatre cent quatre-vingt-huit adolescents de 10-11 ans, représentatifs de la population générale, ont été inclus. Ils ont été suivis tous les deux ans durant huit ans.
La question concernant les céphalées était très générale (« Dans les six derniers mois, avec quelle fréquence avez-vous souffert de céphalée ? ») et répétée à chaque entretien. À l’inclusion, les facteurs sociodémographiques étaient également étudiés, ainsi que
Migraines et céphalées
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Hémicrânie paroxystique : étude clinique prospective sur 31 cas
Dr Geneviève Demarquay Hôpital de la Croix-Rousse - Lyon
L’hémicrânie paroxystique est une pathologie rare, décrite initialement par Sjaastad et Dale en 1974. Elle est classée parmi les céphalées trigémino-dysautonomiques et se manifeste par la répétition de crises douloureuses brèves et unilatérales, associées à des symptômes végétatifs. Les auteurs rapportent dans cet article les données cliniques d’une série prospective comprenant un total de 31 patients souffrant de cette pathologie. Chaque patient était vu par au moins deux médecins différents.
La moyenne d’âge des sujets était de 37 ans avec des extrêmes variant de 4 à 68 ans. A la différence des données de la littérature, aucune prédominance féminine
Migraines et céphalées
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Accident vasculaire cérébral ischémique de l’adulte jeune au cours de la maladie coeliaque
Dr André Pradalier Hôpital Louis-Mourier - COLOMBES
La maladie coeliaque a une prévalence estimée à 1% en Europe. Sa physiopathologie met en cause des anticorps dirigés contre la gliadine et surtout la transglutaminase tissulaire.
Les auteurs rapportent le cas d’un homme de 43 ans qui a vu apparaître avec une céphalée un déficit moteur brachio-facial gauche associé à une dysarthrie réversible en quelques minutes mais suivi de 6 récidives. L’imagerie a montré un AVC ischémique lenticulostrié droit récent. Le bilan cardiologique était normal. Il existait une hyperhomocystéinémie et une hypoprotidémie avec hypoalbuminémie à 30 g/l. Une atrophie villositaire totale sur les biopsies duodénales. Le second cas, femme de 32 ans,
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Méta-analyse sur l’efficacité et la tolérance du pramipexole versus ropinirole dans le traitement du syndrome des jambes sans repos
Dr Yves Dauvilliers Hopital Gui de chauliac - Montpellier
Actuellement, deux médicaments agonistes dopaminergiques non ergotés, pramipexole et ropinirole, ont l’AMM en France dans l’indication « Syndrome des jambes sans repos – SJR ». Toutefois, aucune étude comparative n’a été réalisée à ce jour ; il est donc difficile de nous positionner objectivement sur la supériorité de l’un ou l’autre de ces médicaments. Une méta-analyse vient d’être publiée à ce sujet afin de comparer avec les limites connues de cette méthodologie, l’efficacité et la tolérance de ces médications
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Etude randomisée double-aveugle contre placebo du fer sucrose intraveineux dans le syndrome des jambes sans repos
Dr Yves Dauvilliers Hopital Gui de chauliac - Montpellier
Connaissant bien le rôle du fer dans la physiopathologie du syndrome des jambes sans repos (SJR) avec des taux bas de ferritine dans le liquide céphalo-rachidien mais aussi au niveau cérébral dans le locus niger (appréciée par l’IRM R2*), trois études à base de fer IV en ouvert ont déjà été réalisées dans cette indication, avec un effet positif rapporté.
Cette étude est la première envisagée avec une méthodologie rigoureuse afin d’objectiver l’efficacité du fer intraveineux à forte dose sur la symptomatologie clinique et la concentration de fer intracérébral
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Efficacité des thérapies d’inspiration cognitivo-comportementale sur la composante psychosociale du syndrome des jambes sans repos
Pr Pierre Krystkowiak CHU d\'Amiens - Amiens
Le syndrome des jambes sans repos (SJSR) est de mieux en mieux connu et reconnu. Il est en général traité par des médications dopaminergiques qui ont fait la preuve de leur efficacité, bien que la rémission complète des symptômes ne se produise pas chez tous les patients. Par ailleurs, sur le long terme, le traitement peut parfois perdre de son efficacité et induire le désormais classique phénomène d’augmentation (principalement observé avec la Levodopa il est vrai, d’où l’impérieuse nécessité d’utiliser les agonistes dopaminergiques).
Il a été démontré que chez ces patients, pour lesquels l’efficacité du traitement n’est pas ou n’est plus optimale,
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Du rôle exact des affections cardiovasculaires sur la dysfonction érectile
Dr Gérard Megret Paris
Si la dysfonction érectile (DE) augmente régulièrement avec l’âge, la présence associée de risques cardiovasculaires (RCV) ne fait qu’en renforcer la prévalence. Dans les essais comparant l’efficacité thérapeutique de divers anti-hypertenseurs, on analyse désormais leur effet éventuel sur ce symptôme, par rapport à l’état basal.
Mise au point
Votre patient hypertendu a de la fibrillation auriculaire - Quelle est votre attitude ?
Dr William Allard Paris
L’hypertension artérielle entraîne une hypertrophie ventriculaire gauche, une dysfonction diastolique, une ischémie myocardique, une dilatation auriculaire avec remodelage de l’oreillette.
Ces différents éléments favorisent la survenue d’une fibrillation auriculaire.
La présence d’une HTA modifie-t-elle le traitement antihypertenseur ?
Ce n’est pas l’HTA qui est un élément décisionnel mais plutôt la présence d’une hypertrophie ventriculaire gauche.
En l’absence d’HVG, les traitements de première intention sont la
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Baisser la pression artérielle pour améliorer les performances cognitives
Dr Gérard Megret Paris
Si plus personne ne met en cause la relation linéaire existant entre la pression artérielle systolique (PAS) et la survenue d’accidents vasculaires, la nature des rapports entre la PAS et l’état cognitif semble moins évidente. Un essai récemment publié dans Hypertension s’est proposé d’évaluer de façon croisée cette éventuelle relation entre cognition et PAS chez une cohorte s’étendant de l’âge moyen à avancé.
A partir d’une population communautaire de 2 200 individus, les auteurs ont recruté