Article Commenté
Impact du Syndrome des Jambes Sans Repos et de la carence martiale sur le Trouble Déficit de l’Attention Hyperactivité
Dr Yves Dauvilliers Hopital Gui de chauliac - Montpellier
Un certain nombre d’éléments cliniques et biologiques peuvent nous amener à rechercher l’existence d’une carence martiale dans le Trouble Déficit de l’Attention Hyperactivité (TDAH), et notamment chez ceux présentant un Syndrome des Jambes Sans Repos (SJSR).
Dans cette étude menée à l’hôpital Robert-Debré, chez 22 enfants présentant un TDAH (dont 10 avec un SJSR) et comparés à 10 enfants contrôle de même âge (entre 5,4 et 8,9 ans), les auteurs ont été attentifs à la lecture des carnets de santé, en particulier sur la notion de supplémentation par fer
Hypophyse
Article Commenté
Rhinorrée de LCR dans les macroprolactinomes
Pr Philippe Chanson Hôpital de Bicêtre - Le Kremlin-Bicêtre
Les macroprolactinomes, en particulier chez l’homme, peuvent être responsables, du fait de leur volume et de leur caractère invasif, d’une fuite de LCR soit spontanée, soit à l’occasion d’un traitement par les agonistes dopaminergiques.
L’incidence et les mécanismes de cette rhinorrhée sont mal connus, ce qui a conduit une équipe anglaise d’Oxford à analyser, de manière rétrospective, tous les patients ayant un macroprolactinome
Hypophyse
Article Commenté
Effets métaboliques d’un analogue de GHRH chez les patients HIV
Pr Philippe Chanson Hôpital de Bicêtre - Le Kremlin-Bicêtre
Le tissu adipeux viscéral s’accumule chez de nombreux patients lors du traitement anti-rétroviral donné pour l’infection à HIV. Cette accumulation de graisse viscérale est associée à une augmentation du risque cardiovasculaire. Des auteurs de Boston ont évalué l’effet d’un traitement par un analogue de la GHRH, la tésamoréline dans ce contexte. La GHRH est en effet une hormone hypothalamique stimulant la sécrétion d’hormone de croissance (growth hormone, GH). En augmentant la production endogène de GH sous ce traitement, on peut donc espérer reproduire les effets bénéfiques de GH sur la composition corporelle.
Hypophyse
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Le traitement médical du prolactinome expose-t-il au risque de valvulopathie fibrosante ?
Pr Jean-Louis Schlienger Strasbourg
Les agonistes de la dopamine ont révolutionné la prise en charge des hyperprolactinémies. En dehors de quelques problèmes de tolérance et d’associations problématiques avec certains médicaments, ce traitement ne pose guère de problème. Du moins jusqu’à ce que deux études d’observations récentes aient suggéré qu’il était potentiellement responsable de la survenue de valvulopathie fibrosante chez un tiers des sujets atteints de maladie de Parkinson traités par des dérivés de l’ergot de seigle. Dans une étude portant sur plus de 11 000 parkinsoniens, le risque relatif était de
Hypophyse
Fiche Pratique
Le diagnostic différentiel des adénomes hypophysaires
Pr jean-francois bonneville CHU de Besançon - BESANCON
La question du diagnostic différentiel des adénomes hypophysaires se pose surtout en face des lésions volumineuses. La liste des diagnostics possibles est longue et nous ne nous arrêterons pas sur chacun d’entre eux. Il nous a cependant semblé opportun d’envisager un certain nombre d’éléments susceptibles de nous aider dans le diagnostic différentiel des adénomes hypophysaires : c’est ainsi que nous étudierons dans ce cadre du diagnostic différentiel, au cours des prochains numéros, la selle turcique, la localisation de la tumeur par rapport à la loge sellaire,
Article Commenté
Attention à l’élévation de la température cutanée du pied chez le diabétique
Dr Gérard Megret Paris
Même si les chiffres oscillent assez largement d’une étude à l’autre – en règle on parle de 3 à 10% - le nombre de diabétiques qui présenteront une pathologie du pied reste considérable. D’autant que les complications du ‘’pied diabétique’’ vont de l’ulcération à l’amputation d’un orteil voire du pied lui-même. Aussi peut-on comprendre que toute avancée thérapeutique mais surtout toute novation en matière de prévention soient les bienvenues. Dans cette optique, l’étude américaine publiée dans The American Journal of Medicine montre que l’on pourrait sans doute de façon relativement simple faire chuter sensiblement ce chiffre alarmant des complications trophiques du pied, chez le diabétique.
SEP et maladies apparentées
Fiche Pratique
Une séquence rassurante
Dr bertrand audoin HOPITAL DE LA TIMONESERVICE DU PR ALI CHERIF - marseille Audrey Rico
Mlle C., âgée de 19 ans, sans antécédents, présente une hémiparésie droite proportionnelle d’installation rapide sur trois jours, en rapport avec une lésion d’aspect tumoral ponto-mésencéphalique gauche.
Le LCR est strictement normal. Le bilan étiologique extra-neurologique est négatif.
En RMN, la lésion est nodulaire, hypointense en T1 et hyperintense en T2, avec un rehaussement périphérique annulaire en faveur d’une lésion néoplasique primitive du SNC ou d’un abcès.
La diminution du coefficient apparent de diffusion (ADC) au sein de la lésion oriente fortement vers le diagnostic d’abcès cérébral. En effet, du fait de la viscosité de la collection purulente,
SEP et maladies apparentées
Article Commenté
Quand la date de naissance influence l’incidence et le phénotype de la SEP…
Dr Valérie Jaillon-Rivière CHU de Caen - caen
La célèbre équipe canadienne travaillant sur l’épidémiologie de la SEP a déjà mis en évidence que l’incidence de la SEP serait plus élevée et maximale chez les patients nés en mai. Mais qu’en est-il du phénotype de la SEP ? Serait-il aussi influencé par le mois de naissance ? A travers cette étude, il semblerait que oui.
En effet, en analysant leur registre de patients (21 062 cas diagnostiqués), en séparant les formes primaires progressives des formes rémittentes, et en les comparant à une population contrôle, ils observent une différence significative
SEP et maladies apparentées
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Suivi longitudinal de 20 ans de formes bénignes de sclérose en plaques
Dr Nathalie Derache CRCSEP Normandie - Hérouville-Saint-Clair
Les formes bénignes de SEP sont actuellement bien reconnues et définies par un EDSS inférieur ou égal à 3 à 10 ans d’évolution de la maladie. Cependant, leur évolution à long terme est mal connue et malgré le caractère bénin de ces formes, certains patients peuvent évoluer vers une forme secondairement progressive avec un handicap plus ou moins important.
Sayao et al. (Vancouver, Canada) ont évalué, par une étude à la fois rétrospective et prospective, la progression clinique à 20 ans d’un groupe de 200 patients présentant une SEP « bénigne ». De plus, les auteurs ont cherché à identifier les facteurs pronostiques associés à la sévérité de cette forme de maladie dans cette cohorte.
Os
Fiche Pratique
Ce n'est pas fréquent mais ça existe
Dr Jacques Fechtenbaum Hôpital Cochin - Paris
Par Jacques Fechtenbaum (AP-HP, Paris)
Il s'agit d'une ostéopétrose.
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Tériparatide versus Alendronate dans le traitement de l’ostéoporose cortico-induite
Pr Sophie Roux Rhumatologie - Sherbrooke
L’ostéoporose cortico-induite est la forme la plus fréquente d’ostéoporose secondaire. La pathogénie de la perte osseuse sous corticoïdes comporte comme principal mécanisme une dépression de la formation osseuse. Le tériparatide (PTH 1-34) stimule la formation osseuse, augmente la masse osseuse et réduit le risque fracturaire dans l’ostéoporose post-ménopausique. Le tériparatide pourrait être le traitement de choix de l’ostéoporose cortico-induite du fait
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Réponse au tériparatide chez les patients ayant un faible taux de 25-OH vitamine D
Pr Sophie Roux Rhumatologie - Sherbrooke
Le traitement de l’ostéoporose nécessite des réserves suffisantes de vitamine D dans l’organisme, et des concentrations supérieures à 30 ng/ml (75 nmol/l) sont recommandées pour réduire le risque de fracture. Il a été suggéré qu’un déficit en vitamine D pourrait affecter la réponse thérapeutique des agents anti-ostéoporotiques. Cette problématique est importante, car si des taux adéquats de vitamine D doivent être atteints avant le début du traitement, cela pourrait en retarder sa mise en route