Article Commenté
Faut-il adjoindre le diclofenac et/ou une thérapie manuelle aux traitements habituels d’une lombalgie aiguë ?
Dr Gérard Megret Paris
Encore une pathologie des plus courantes qui se voit désormais elle aussi étiquetée ‘’problème de santé publique’’. Il est vrai que sa fréquence et son retentissement économique – soins et arrêts de maladie - ont de quoi préoccuper. La lombalgie aiguë (LA), d’étiologies variées, doit bénéficier d’un véritable arsenal thérapeutique allant du simple repos jusqu’à – parfois, à distance - une chirurgie neurologique en passant par les multiples traitements médicamenteux ou les thérapies manuelles. Peut-on aujourd’hui avoir une attitude thérapeutique consensuelle ou à défaut y-a-t-il un schéma directeur face à cette LA, si présente dans les consultations de médecine générale ? Contribution d’une étude australienne.
Article Commenté
Un algorithme prédictif de la fracture de hanche chez la femme ménopausée
Dr Gérard Megret Paris
Si personne de met plus en cause le risque fracturaire (hanche, vertèbre, poignet entre autres) chez la femme ménopausée, des points de vue divergents s’expriment encore quant à l’opportunité et les modalités d’un dépistage systématique de l’ostéoporose post-ménopausique, facteur déterminant dans la survenue des fractures. Il conviendrait en tout état de cause de trouver le juste milieu entre faisabilité, coût économique et résultats escomptés. A partir d’une population extraite de la fameuse WHI (Women’s Health Initiative), une équipe américaine a proposé une méthodologie originale pour cerner les femmes à risque après la ménopause.
Thyroïde
Cas Clinique
Médecine nucléaire: illustration de l'intérêt des gamma caméras couplées au TDM
Dr Claire Schvartz Institut Jean Godinot - Reims
La scintigraphie du corps entier réalisée après l'administration d'une dose thérapeutique d'Iode 131 permet la détection des métastases fixant l'Iode 131 mais leurs localisations anatomiques restent difficiles.
Pour pallier à cette difficulté, la tomographie d'émission mono photonique (TEMP) peut être fusionnée aux données tomodensitométriques (TDM). Des développements technologiques récents utilisent des caméras couplées à un scanner faible dose, les caméras hybrides, qui permettent une fusion anatomique des images fonctionnelles (Iode 131) et morphologiques (TDM)
Thyroïde
Mise au point
Valeur pronostique de l’hypervascularisation d’un nodule thyroïdien en termes de malignité potentielle
Pr Laurence Leenhardt Paris
Dans un contexte d’euthyroïdie confirmé par la normalité du taux de TSH, l’hypothèse est que les nodules thyroïdiens hypervasculaires correspondent plus volontiers à des cancers. L’échographie avec étude Doppler est l’outil le plus simple, à ce jour, pour étudier la vascularisation des nodules thyroïdiens. Malgré ses limites (réglage de l’appareil, reproductibilité), est-ce un examen fiable et apporte-t-il une valeur diagnostique ajoutée en faveur de la malignité chez un patient donné ?
Article Commenté
Intérêt de la L-DOPA dans le syndrome des jambes sans repos : revue de la littérature
Dr Bertille Perin CHU AMIENS - AMIENS
L’efficacité de la L-DOPA dans le syndrome des jambes sans repos (SJR) est connue et a suggéré l’implication d’un dysfonctionnement du système dopaminergique dans sa physiopathologie. Cet article réalise une revue de la littérature des études ayant évalué la L-DOPA dans le SJR idiopathique. Neuf études ont été retenues (n=141 sujets), randomisées, en cross-over correspondant aux critères méthodologiques choisis. Six d’entre elles comparaient la L-DOPA à un placebo, 1 au propoxyphène,
Article Commenté
Maladie de Parkinson : quels facteurs de risque de développer un RLS ?
Dr Stéphane Thobois CHU de Lyon - Lyon
La prévalence du RLS dans la maladie de Parkinson est comprise entre 7,9 et 20,8%. Il s’agit d’une comorbidité fréquente et classique. En revanche, les raisons pour lesquelles certains patients parkinsoniens développent un RLS et d’autres pas restent mal connues. C’est l’objectif de cet article.
Cent quatorze patients parkinsoniens ont été inclus. 21,9% présentaient un RLS. Une prédominance féminine est retrouvée (68% vs 32%), ce qui est comparable aux données
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Syndrome des Jambes Sans Repos : prévalence et impact chez l’enfant et l’adolescent – étude Peds REST
Dr Eric Konofal APHP Robert Debré - Paris
Le Syndrome des Jambes Sans Repos (SJSR) est un syndrome sensori-moteur dont la prévalence chez l’adulte est estimée à 5-10%. Environ un quart des adultes présentant un SJSR datent la survenue de leurs premiers symptômes vers l’âge de 10-20 ans. Dans cette étude, menée aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, la prévalence et l’impact du SJSR ont été recherchés chez l’enfant (8-11 ans) et chez l’adolescent (12-17 ans)
Article Commenté
Héparine de bas poids moléculaire versus héparine non fractionnée : suite dans l’infarctus du myocarde avec sus-dénivellation de ST
Dr Gérard Megret Paris
Et l’affrontement continue, pour le bienfait du malade, bien entendu. Laquelle possède la meilleure activité anticoagulante mais assortie du plus faible risque hémorragique ? Après la véritable révolution thérapeutique qu’a représenté la venue de l’héparine non fractionnée (HNF), est apparue ensuite une riche gamme d’héparines de ‘’bas poids moléculaire’’ (HBPM). De longue date, ces dernières ont toutes fait l’objet d’études comparatives dans les habituelles indications antithrombotiques de l’HNF. L’enoxaparine, une HBPM déjà bien en place dans cette classe thérapeutique, vient d’être confrontée à son ancêtre l’HNF dans l’indication de référence, l’infarctus du myocarde avec sus-dénivellation de ST (le STEMI anglo-saxon).
Syndromes parkinsoniens
Mise au point
Abus de drogues et addictions : quel est le rôle de la transmission dopaminergique ? Apports des études d’imageries fonctionnelles
Dr Jean-Luc Houeto CHU - POITIERS
De nombreux neurotransmetteurs — dont le GABA, le glutamate, l’acétylcholine, la sérotonine, et les opioïdes endogènes — ont été impliqués dans les effets addictifs de différents toxiques ou drogues. Parmi tous les neurotransmetteurs, la dopamine est incontestablement celui qui fait l’objet de nombreuses études. Quelle est la contribution de la dopamine : à l’effet à court et long terme favorisé par les drogues qui provoquent une dépendance ; et à la vulnérabilité qui rend — devant une drogue donnée — les uns plus rapidement dépendant que les autres ? Voici les questions auxquelles Volkow et al. (2007), se proposent de répondre,
Syndromes parkinsoniens
Article Commenté
La présence de troubles du comportement au cours du sommeil paradoxal prédit-elle un trouble cognitif chez les parkinsoniens non déments ?
Dr Jean-Luc Houeto CHU - POITIERS
Les troubles du comportement au cours du sommeil paradoxal sont caractérisés par la perte de l’atonie musculaire normalement présente en phase de sommeil paradoxal et la présence de manifestations motrices et comportementales complexes. Ces symptômes sont souvent associés aux synucléopathies, dont la démence à corps de Lewy et la maladie de Parkinson idiopathique. De manière intéressante, l’analyse spectrale d’un tracé EEG prolongé,
Syndromes parkinsoniens
Article Commenté
Maladie de Parkinson : inefficacité du coenzyme Q10 comme traitement symptomatique
Pr Pierre Krystkowiak CHU d\'Amiens - Amiens
Plusieurs mécanismes ont été évoqués pour expliquer la mort cellulaire dans la maladie de Parkinson ; le stress oxydatif et le déficit énergétique mitochondrial en font partie. Le coenzyme Q10 est un antioxydant ayant montré, in vitro, qu’il pouvait partiellement restaurer la fonction des neurones dopaminergiques.
L’idée des auteurs était donc de tester ce traitement non pas comme neuroprotecteur (ce que nous aurions été en droit d’attendre d’un tel médicament), mais comme traitement symptomatique
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Fibromyalgie, anxiété et dépression : le pregabalin à l’épreuve
Dr Gérard Megret Paris
Tout n’est pas résolu (physiopathologie, traitement standardisé), loin s’en faut, en matière de fibromyalgie – encore appelée fibrosite ou polyenthésopathie. La pauvreté, pour ne pas dire l’absence des perturbations biologiques, pas plus que le silence radiologique, ne favorisent guère une appréciation fine de cette affection aux confins de la rhumatologie et des pathologies psychosomatiques. Pour autant, ces malades souffrent manifestement, en particulier au niveau de nombreuses insertions tendino-musculaires. Souvent associés, des troubles psychiques à type d’anxiété voire de syndrome dépressif compliquent la prise en charge thérapeutique. Quels peuvent en être l’impact sur le traitement ?