L’analyse des mutations de BRAF, où comment retrouver ses petits en cas de cancers papillaires multiples
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Traitement de la candidose invasive : comparaison entre l'anidulafungine et le fluconazole
Dr Marco Dutra Santor - Boulogne
La candidose est une pathologie causée par la prolifération de champignons levuriformes du genre Candida. Parmi les espèces de candida pathogènes pour l'homme, la plus fréquente est la Candida albicans qui est naturellement présente dans la bouche, le tube digestif et les voies génitales. Elle devient pathogène lorsque les fonctions immunitaires de l'organisme baissent, lorsqu'il survient une modification hormonale spontanée comme la grossesse, etc. Cette origine endogène des infections justifie, dans certaines conditions de risque (par exemple, chez les patients en réanimation, les colonisations de l’arbre trachéo-bronchique par des levures sont fréquentes), de traiter les colonisations dans le but de prévenir les infections. Parmi les antifongiques disponibles actuellement, une nouvelle échinocandine, l'anidulafungine, possède une activité puissante contre les espèces de Candida. Une équipe de chercheurs américains a voulu comparer cette molécule au fluconazole dans le cadre d'un essai randomisé, en double aveugle, de non-infériorité, dans le traitement de la candidose invasive. Les résultats de leurs travaux viennent d'être publiés dans le New England Journal of Medicine.
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Confirmation de l'intérêt de l'ézétimibe chez les patients dyslipidémiques
Dr Gérard Megret Paris
La prise en charge rationnelle des hypercholestérolémies fait appel d’une part, en première ligne, à un régime spécifique adapté suffisamment prolongé (3 mois minimum) suivi d’un contrôle des paramètres lipidiques. D’autre part, en cas de baisse insuffisante des marqueurs courants de la dyslipidémie (cholestérol total, LDL-cholestérol) à divers médicaments dits hypocholestérolémiants. La classe dominante demeure celle des statines, mais en France, depuis mi-2003, une autorisation de mise sur le marché dans cette indication, a été accordée à deux spécialités dont le principe actif est l’ézétimibe. Sur le plan pharmacologique, cette substance a la propriété de bloquer l’absorption intestinale du cholestérol total et des phytostérols mais sans action démontrée sur la synthèse du cholestérol au niveau hépatique. Bien qu’il demeure encore des zones d’ombre dans les mécanismes d’action de l‘ézétimibe, son impact réel sur le métabolisme lipidique commence à être mieux appréhendé. Une étude présentée au 76ème congrès de l’European Atherosclerosis Society (EAS) y a concouru.
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Pourquoi en France le traitement endovasculaire n’est-il pas encore pris en charge par la Sécurité sociale ?
Dr Marco Dutra Santor - Boulogne
La 6e édition du MEET (Multidisciplinary European Cardiovascular Therapy) qui s’est tenue du 13 au 17 juin à Cannes, a eu pour thèmes principaux le traitement endovasculaire des sténoses carotidiennes et de la dissection de l’aorte thoracique. Des centaines de spécialistes impliqués dans le traitement de la maladie artérielle – qu’ils soient chirurgiens vasculaires, cardiologues interventionnels ou radiologues – ont échangé leurs expériences et présenté des nouvelles techniques. En effet, l’objectif du MEET est de construire des synergies entre ces différentes spécialités pour offrir une meilleure prise en charge aux patients concernés par les maladies cardiovasculaires. Cependant, si le traitement endovasculaire a fait d’énormes progrès depuis une quarantaine années permettant une approche interventionnelle moins lourde, plus efficace et moins coûteuse que les techniques chirurgicales classiques, en France, les institutions gouvernementales et en particulier la CNAM font la sourde oreille. Pourquoi ? Dans le pays qui, selon les dires de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), « possède le meilleur système de santé au monde », la réponse à cette question reste en suspens… voire ubuesque.
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Plaidoyer pour les inhibiteurs calciques dipyridiniques dans l'hypertension artérielle
Dr Gérard Megret Paris
Dans la grande famille des médicaments antihypertenseurs, les inhibiteurs calciques (Ica) ou inhibiteurs des canaux calciques forment une classe de molécules hétérogènes dans lesquelles les dihydropyridines se taillent une part prépondérante. Une quinzaine de spécialités de partagent actuellement les faveurs des prescripteurs dans les deux indications principales que sont l’hypertension artérielle (HTA) et la prévention des crises d’angor. Mais, la richesse de cette classe ne l’a pas empêchée d’être assez sévèrement critiquée ces dix dernières années au regard de ses inconvénients tant cardiovasculaires proprement dits, que généraux. Une récente revue américaine (University of Florida, Gainsville, Florida, USA) s’est proposée de reprendre et d’analyser ces aspects négatifs.