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De nouveaux guidelines prudents pour le traitement de la maladie de Lyme
Dr Gérard Megret Paris
Due à un spirochète (Borrelia burgdorferi) transmis par une minuscule tique, la maladie de Lyme (ML) entre dans le cadre nosologique des maladies infectieuses, avec une atteinte neurologique dans environ 10% à 15% des cas. Identifiée en 1975, à l’occasion d’une primo-épidémie dans la ville de Lyme elle s’est ensuite largement répandue à travers les U.S.A, puis en Europe, en Chine, au Japon, en ex-URSS et en Australie. Le traitement de base repose essentiellement sur l’antibiothérapie. De nouvelles recommandations publiées en ligne par Neurology, l’organe scientifique de l’American Academy of Neurology (AAN) semblent de plus démontrer que les antibiotiques ont une efficacité certaine sur les manifestations neurologiques de la maladie. Mais, elles paraissent beaucoup plus sceptiques pour ce qui concerne leur intérêt dans le traitement des manifestations persistantes de la ML.
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Réanimation intensive pour détresse respiratoire hors de l'hôpital
Dr Marco Dutra Santor - Boulogne
Lors du transport d’un patient à l’hôpital par le personnel des services médicaux d'urgence (SMU), la détresse respiratoire est un symptôme que les patients présentent fréquemment. Le bénéfice apporté par la réanimation intensive pour les patients de ce type n'a cependant pas été établi par des essais méthodologiquement bien contrôlés. Autrement dit : « on fait à l’instant ce qu’on peut ». Une équipe canado-américaine de chercheurs s’est intéressée à la question et a mené une étude dont les résultats viennent d’être rendus publiques.
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Cancer colorectal : le traitement optimal quel que soit l’âge
Dr Gérard Megret Paris
Un âge élevé représente bien souvent encore un facteur limitant dans les décisions thérapeutiques – surtout si elles impliquent des gestes lourds – que les praticiens sont amenés à prendre, y compris chez les patients porteurs d’un cancer. Une récente étude irlandaise présentée lors de la Digestive Diseases Week (DDW) vient quelque peu bousculer cette idée reçue en montrant que, même au-delà de 85 ans, un patient atteint d’un cancer colorectal (CCR) doit pouvoir bénéficier, comme n’importe quel autre patient plus jeune, d’un protocole de traitement complet.
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Aspirine et risque de cancer colorectal lié à l'expression de la COX-2
Dr Marco Dutra Santor - Boulogne
Des études épidémiologiques avaient suggéré, depuis quelques années, une diminution du cancer du côlon chez des personnes prenant régulièrement de l'aspirine. Cependant, aucune preuve clinique n'avait alors établi une relation entre les deux faits (en effet, les habitudes de vie pourraient aussi jouer un rôle dans les résultats…). Une équipe de chercheurs américains a voulu reprendre le dossier en partant de ces données (même en sachant que le mécanisme par lequel l'aspirine agit sur la cancérogenèse dans le côlon n'est pas bien élucidé). Les résultats de leurs travaux viennent d’être publiés dans la dernière édition du New England Journal of Medicine.
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Obèses avec coronaropathies : vers une baisse drastique des chiffres tensionnels
Dr Gérard Megret Paris
Toutes les recommandations internationales concordent : il y a une relation positive directe entre la baisse des chiffres tensionnels et la morbi-mortalité cardiovasculaire. De plus, régulièrement nous parviennent des études cliniques prospectives montrant l’intérêt d’abaisser la pression artérielle (PA) de façon plus importante dans certaines populations réputées à risque plus élevé telles que celles des diabétiques ou encore celles des malades à antécédents d’accidents cardiaques. Des nouvelles conclusions portant cette fois sur les patients obèses et porteurs d’une coronaropathie viennent de faire l’objet d’une présentation au 22e congrès de l’American Society of Hypertension (ASH). D’autant que le responsable de l’étude, Sanjeev Bhavnani (University of Connecticut, Hartford, USA) soulignait en préambule qu’il n’existait pas à ce jour de recommandations spécifiques concernant le traitement des patients obèses et hypertendus. Il en ressort l’exigence d’une baisse « agressive » de la PA chez ce type de patients.
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FDA : un avis de gros temps pour les risques cardiaques liés à la rosiglitazone
Dr Gérard Megret Paris
Le traitement oral du diabète de type 2 fait entre autres appel aux thiazolidinediones ou glitazones, antidiabétiques oraux dont l’un des principaux chefs de file est la rosiglitazone. Son effet principal s’exerce sur des récepteurs PPARγ (Peroxisome Proliferator-Activated Receptor) intranucléaires.
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Régulation de la glycémie chez l'adulte jeune de très petit poids de naissance
Dr Marco Dutra Santor - Boulogne
L'association entre une petite taille à la naissance et une altération de la régulation de la glycémie ultérieurement est bien établie chez les sujets nés à terme. La naissance prématurée accompagnée d'un très petit poids de naissance (inférieur à 1.500 g) est également associée à une insulinorésistance dans l'enfance. Si la résistance à l'insuline persiste jusqu'à l'âge adulte, la prématurité accompagnée d'un très petit poids de naissance pourrait être également associée à un risque accru de la maladie à l'âge adulte. Une équipe de chercheurs finnois a voulu évaluer la tolérance au glucose et la sensibilité à l'insuline, et mesurer les taux sériques de lipides, ainsi que la tension artérielle, chez de jeunes adultes présentant un très petit poids de naissance. Les résultats de leurs travaux viennent d’être rendus publiques.
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Confirmation de l’effet positif de la contraception orale sur l’acné
Dr Gérard Megret Paris
On considère que quatre adolescents sur cinq développeront une acné plus ou moins importante et sous une forme variable selon les sujets (papuleuse, kystique, nodulaire, superficielle ou profonde). La physiopathologie, complexe, fait intervenir les sécrétions hormonales (activité androgènique), un processus de kératinisation, une occlusion du follicule pilosébacé et souvent une infection intrafolliculaire par Propionibacrerium acnes. A ces diverses formes répondent des traitements variés, locaux ou (et) généraux ; tandis que l’exposition solaire se révèle à double tranchant, avec une amélioration dans un premier temps par assèchement partiel des lésions suivies souvent d’une flambée secondaire. Par ailleurs, on soulignera que de nombreux médicaments anti-acnéiques sont assortis d’une contre-indication à l’exposition solaire.
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Asthme persistant peu sévère : traitement de secours par béclométhasone et albutérol dans le même inhalateur
Dr Marco Dutra Santor - Boulogne
Avec les changements climatiques, les saisons ne finissent et ne commencent pas d'une façon aussi nette selon le calendrier que par le passé. Il n'empêche qu'au printemps, avec l'augmentation de la température ambiante et le bourgeonnement de la végétation nous assistons à une libération de pollens qui, pour certaines personnes, sont hautement allergènes. Même si des affections chroniques comme l'asthme peuvent arriver à toutes saisons, on observe une augmentation de crises pendant la période de floraison. Nous avons déjà évoqué une nouvelle stratégie thérapeutique concernant l'asthme peu sévère. Aujourd'hui nous abordons les résultats d'une étude italienne, qui vient aussi d'être publiée dans les pages du New England Journal of Medicine, dont le but était de déterminer si l'utilisation en fonction des symptômes d'une combinaison de dipropionate de béclométhasone et d'albutérol (également appelé salbutamol) dans le même inhalateur pourrait être aussi efficace que l'utilisation régulière de béclométhasone inhalée, et supérieure à l'utilisation à la demande d'albutérol inhalé.
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Asthme persistant peu sévère : comparaison de stratégies thérapeutiques visant à réduire le traitement
Dr Marco Dutra Santor - Boulogne
En ce qui concerne cette pathologie en particulier, les recommandations thérapeutiques générales préconisent l'utilisation de corticoïdes inhalés chez les patients asthmatiques qui présentent des symptômes persistants, et la réduction de la dose au minimum nécessaire pour maintenir le contrôle de l'asthme. Cependant, on n'a pas encore pu déterminer si les patients asthmatiques, contrôlés convenablement par des corticoïdes inhalés deux fois par jour, pourraient faire l'objet d'une réduction de la dose sous la molécule montélukast, une fois par jour (hypothèse principale de l'équipe de chercheurs canado-américains) et sous propionate de fluticasone plus salmétérol, une fois par jour (hypothèse secondaire des auteurs de l'étude). Leurs résultats viennent d'être publiés dans la dernière édition du New England Journal of Medicine.
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Fiche Pratique
Déformation et fracture vertébrales
Dr Jacques Fechtenbaum Hôpital Cochin - Paris
Par Jacques Fechtenbaum (AP-HP, Paris)

La déformation de L3 est-elle :
- un nodule de Schmorl ?
- une fracture vertébrale ?

L’analyse d’une déformation vertébrale est bien sûr favorisée par la possession d’une radiographie antérieure.
Sur la radiographie de gauche, il faut évoquer plutôt la fracture vertébrale car l’enfoncement du plateau supérieur est complet et prend naissance à chaque extrémité du plateau à la différence d’un...
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VPH : vaccin quadrivalent en prévention des maladies anogénitales
Dr Marco Dutra Santor - Boulogne
Le virus du papillome humain (VPH) affecte la région anogénitale tant de l'homme que de la femme. Chez les femmes, ceci comprend la vulve, le col de l’utérus et l'anus. Chez l'homme, cette région inclut le pénis, le scrotum et l'anus. À cause de ces différences physiques dues au genre, le VPH affecte les hommes et les femmes de manière différente. Une équipe internationale de chercheurs a mené une étude de phase III afin d'évaluer l'efficacité d'un vaccin quadrivalent prophylactique en prévention des maladies anogénitales associées aux types 6, 11, 16 et 18 du VPH. Les résultats de leurs travaux viennent d’être publiés dans la dernière édition du New Englang Journal of Medicine.