Abstract
Source : Amer J Med. 2007;120:98e9-98e16
Anti-inflammatoires non stéroïdiens, mortalité et effet d’une coronaropathie préexistante
Dr Véra Lemaire Paris
Il s’agit d’une étude cas-contrôles chez plus de 565.451 hommes ayant une arthrose ; 16.689 avaient une maladie coronarienne et 11.912 n’en avaient pas. Chaque cas était apparié à 20 contrôles.
L’âge moyen des non-coronariens était de 70 ans et celui des coronariens de 72 ans. Le risque d’événements cardio-vasculaires était augmenté à 1,14 chez les non-coronariens et à 1,18 chez les coronariens. Il n’y avait pas de différence entre les AINS classiques et les COX-2. Le risque de mortalité était diminué dans les 2 groupes à 0,72 et 0,79.
Abstract
Source : Clin. Orthoped. 2006;451:50-54
Une injection intra-articulaire de corticoïdes récente pourrait augmenter le taux d’infection de prothèse totale de hanche
Dr Véra Lemaire Paris
Dans une étude rétrospective, 224 prothèses totales de hanche mises en place pour arthrose, qui avaient été infiltrées dans l’année précédente, ont été comparées à 224 prothèses qui n’avaient pas eu d’infiltration. En moyenne l’infiltration avait été faite 112 jours avant l’intervention. Dans le premier groupe il y a eu 3 infections profondes et 11 superficielles, et dans le deuxième groupe 1 infection profonde et 8 superficielles. Il n’y avait pas de différence significative entre les 2 groupes en ce qui concerne les infections postopératoires. Mais chez les patients ayant...
Abstract
Source : Spine 2006;31:2213-2220
La kyphoplastie dans les tassements vertébraux symptomatiques entraîne une amélioration rapide
Dr Véra Lemaire Paris
155 patients âgés qui avaient un tassement vertébral symptomatique avec une douleur cotée à 15/20, interférant avec les activités de la vie quotidienne pour 90% et avec une altération de la qualité de vie ont eu une kyphoplastie. Un patient avait un myélome, 9% une ostéoporose secondaire à une corticothérapie, les autres une ostéoporose primitive. 28% des sujets ont eu deux fractures ou plus traitées. Il y a eu un tiers de perdus de vue à 2 ans. Sur ces 100 patients il y avait 82 femmes, âgées en moyenne de 76 ans. 29% étaient traités par bisphosphonate avant la kyphoplastie...
Abstract
Source : Arch. Intern. Med. 2007;167:188-94
Risque de fracture et inhibiteurs de la recapture de la sérotonine
Dr Véra Lemaire Paris
Le risque de fracture a été étudié dans une étude prospective de 5.008 sujets âgés en moyenne de 65 ans, 71% d’hommes, pendant 5 ans. 137 étaient traités par un inhibiteur de la recapture de la sérotonine (83% de femmes). Leur risque de fracture était augmenté à 2,1 après ajustement pour les autres facteurs (âge, densité osseuse, antécédents de fractures, durée du traitement par les estrogènes). Leur utilisation était aussi associée à une augmentation des chutes à 2,2, une densité osseuse plus basse à la hanche et une tendance à une densité osseuse plus basse au rachis. Ces...
Abstract
Source : Bone 2007;40:493-97
Une densité osseuse basse est liée à la sévérité de la bronchopneumopathie obstructive
Dr Véra Lemaire Paris
88 patients (57 hommes et 31 femmes, âgés en moyenne de 64 ans) qui avaient une bronchopneumopathie obstructive (BPCO) ont été classés en 3 classes suivant la gravité. La densité osseuse mesurée par absorptiométrie était diminuée au rachis lombaire : -0,6, au col fémoral Z-score diminué à -0,8 et pour le corps total Z-score à -0,5. La densité osseuse diminuait avec la gravité de la maladie.
La diminution du Z-score au rachis lombaire restait significative après prise en compte des différents facteurs de risque : corticothérapie, index de masse corporelle, tabagisme et...
Abstract
Source : J. Rheumatol. 2007;34:117-22
Variations géographiques et prévalence en France de la PR et des spondylarthropathies
Dr Véra Lemaire Paris
Une enquête par téléphone a été faite dans 7 régions de France et les cas suspectés de PR ou de spondylarthropathie ont été confirmés par le rhumatologue ou par un examen clinique. Il y a eu 9.395 réponses. La fréquence la plus élevée de PR a été constatée dans le Sud : 0,59 à 0,64% ; alors que dans le Nord elle était plus basse : 0,14 à 0,24%. La fréquence globale était de 0,31% (0,51% chez les femmes et 0,09% chez les hommes). Il y avait aussi une hétérogénéité pour la spondylarthropathie avec 0,47% en Bretagne et 0,53% dans le Sud-Est, et un taux national de 0,30%.
Abstract
Source : J. Rheumatol. 2007;35:151-8
Traitement de la cervicalgie chronique par la rééducation et le collier cervical
Dr Véra Lemaire Paris
151 patients qui avaient une cervicalgie chronique évoluant depuis plus de 2 mois, ont été randomisés en 4 groupes de traitement : massage, collier cervical à port nocturne, exercices actifs effectués 2/jour pendant 5-10 minutes et 7 à 10 séances pendant 6 semaines, ou la combinaison des deux. L’âge moyen était de 50 ans, il y avait 60% de femmes. 85% des patients ont été revus après 12 semaines. Alors que les exercices seuls ou le port du collier n’étaient pas différents du groupe contrôle représenté par le groupe massages, l’association des deux était significativement...
Abstract
Source : Arthr. Rheum. 2007;56:311-22
Diminution du développement de la fibrose dermique expérimentale par l’imatinib mesylate
Dr Véra Lemaire Paris
L’imatinib mesylate qui est utilisé depuis 1981 dans le traitement de la leucémie myéloïde chronique, est un inhibiteur de la tyrosine kinase et inhibe le TGB béta et le PDGF (facteur de croissance plaquettaire).
L’expression de la protéine de la matrice extracellulaire a été étudiée dans le fibroblaste dermique normal et sclérodermique ainsi que sa capacité de prolifération. L’effet antifibrotique in vivo de l’imatinib mesylate a été testé sur la fibrose dermique expérimentale induite par la bléomycine.
La synthèse du collagène de types I et II et de l’ARN messager de la...
Abstract
Source : Arthr. Rheum. 2007;56:265-73
Evénements neuro-psychiatriques au moment du diagnostic de lupus systémique
Dr Véra Lemaire Paris
Les événements psychiatriques ont été étudiés chez 572 patients (88% de femmes, âge moyen 35 ans) dont la maladie lupique répondant aux critères de l’ACR durait depuis en moyenne 5 ans. 21 centres ont participé à l’étude. Au moment de l’inclusion, 28% avaient au moins un événement psychiatrique (19 types d’événement étaient définis).
En tout il y avait 242 événements qui correspondaient à 15 des 19 syndromes : céphalée dans 38,8% des cas, troubles de l’humeur dans 12,4%, maladie vasculaire cérébrale, 7,9%, comitialité dans 7,9%, désordres anxieux 7,4%, dysfonction cognitive...
Abstract
Source : Arthr. Rheum. 2007; 56:129-36
Taux bas de vitamine D et aggravation de la gonarthrose
Dr Véra Lemaire Paris
Dans le cadre de l’étude longitudinale de Framingham (des descendants des participants de l’étude originelle), 715 participants (âgés en moyenne de 53 ans, 53% de femmes, IMC à 27,4) ont eu en 1993-1994 des radiographies en charge des genoux qui ont été répétées en 2002-2005 avec un intervalle moyen de 9 ans. Le taux de vitamine D, mesuré en 1996-2000 était en moyenne à 20 ng/ml. 20,3% des genoux se sont aggravés qui n’avaient pas pour la plupart (87%) d’arthrose au départ (score de Kelgren-Lawrence inférieur à 2). Il n’y avait pas d’association entre le taux de 25OH et...
Abstract
Source : Arthr. Rheum. 2007;56:13-20
Devenir du switch d’un anti-TNFα à un deuxième dans la PR
Dr Véra Lemaire Paris
Il s’agit d’une enquête prospective effectuée à partir du registre britannique des nouveaux traitements par les anti-TNFα. Sur 6.739 nouveaux traitements, il s’agissait dans 45% des cas (3.037 patients) de l’infliximab, dans 42% des cas (2.826 patients) de l’etanercept et dans 13% (876 patients) de l’adalimumab ; après 15 mois de surveillance en moyenne plus longue pour l’infliximab, un peu plus d’un tiers des patients ont arrêté le nouveau traitement, à cause d’une absence d’efficacité pour 12% (841) et 15% (1.023) pour toxicité. 46% (503 et 353 patients...
Article Commenté
Des somnifères peuvent être à l'origine de somnambulisme au volant !
Dr Marco Dutra Santor - Boulogne
On peut dire que les substances somnifères figurent parmi les plus anciens médicaments. Avec l'évolution des recherches pharmacologiques, ils forment aujourd'hui une famille très vaste et hétérogène qui va des plus doux aux plus forts sédatifs. En France, on considère que leur utilisation est presque abusive, comparée à d'autres pays, mêmes voisins. Or, si l'utilité de ces médicaments est incontestable pour traiter des troubles du sommeil (parmi eux l'insomnie qui touche actuellement près d'un quart de la population adulte, deux fois plus souvent les femmes que les hommes, et d'autant plus que l'on avance en âge), leurs effets secondaires peuvent être cependant redoutables. Pour cette raison, la La Food and Drug Administration (FDA : l'agence américaine du médicament), vient de tirer la sonnette d'alarme.