Article Commenté
Fertilité féminine : la consommation de produits laitiers pourrait être en cause
Dr Marco Dutra Santor - Boulogne
En France, actuellement, une femme sur sept, soit 14% des femmes en âge de procréer (de 19 à 44 ans), consulte pour infertilité. La stérilité féminine est considérée comme « primaire » chez les patientes qui n'ont jamais été enceintes et « secondaire » lorsqu’il existe des antécédents de grossesses menées à terme ou de fausses couches. Les causes de l’infertilité chez la femme sont nombreuses : un trouble de l'ovulation, une mauvaise perméabilité des trompes, une anomalie de développement de l'endomètre voire une anomalie de la glaire cervicale. Les résultats d’une étude américaine risquent néanmoins de faire parler d’elle parce qu'ils proviennent de la célèbre Nurses Health Study de l'Ecole de santé publique de l'Université Harvard. Elle a été publiée en avance dans la dernière édition de la revue Human Reproduction.
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Espérance de vie : les vitamines A, C et E n'auraient aucun effet
Dr Marco Dutra Santor - Boulogne
On estime entre 80 millions et 160 millions le nombre de personnes qui prennent des pilules d’antioxydants en Amérique du Nord et en Europe, soit 10 à 20% des adultes, dans le but d’allonger leur espérance de vie. Rien qu’en 2006, les Américains auraient dépensé 2,3 milliards de dollars (soit 1,75 milliard d'euros) en compléments nutritionnels et vitamines. Cependant, une équipe de chercheurs danois vient de jeter un pavé dans la mare des amateurs de compléments nutritionnels : selon les chercheurs (après l'analyse de plusieurs dizaines d'études consacrées au sujet) les vitamines antioxydantes, notamment A, E et C, ne permettraient pas de rallonger l'espérance de vie, bien au contraire. Leurs trouvailles ont été publiées dans la dernière édition du Journal of the American Medical Association (JAMA).
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Consommation d’alcool et utilisation d’antidépresseurs
Dr Marco Dutra Santor - Boulogne
L'alcoolisme, considéré comme une dépendance, est à l'origine de dommages physiques, psychiques et sociaux. En France, Il serait responsable de plus de 23.000 décès directs et associé à 45.000 morts par an. On estime que, dans l'hexagone, environ 5 millions de personnes auraient des difficultés avec l'alcool. Quant à la dépression, il s'agit d'un trouble de l'humeur ou un trouble psychique pouvant résulter de l'interaction d'un ensemble de facteurs biologiques (déséquilibre dans la chimie des neurotransmetteurs du cerveau), psychologiques et sociaux (par exemple : divorce, chômage). Il s'agit d'une affection médicale à haut risque, pouvant parfois mener au suicide, sous-diagnostiquée, sous-estimée et sous-traitée. Le taux de dépressifs y atteint 14,9%, touchant inégalement les deux sexes. Selon des études, 10 à 25% des femmes et 5 à 12% des hommes risquent de présenter une dépression majeure au cours de leur vie. Une équipe britannique de chercheurs a voulu évaluer la corrélation entre ces deux maladies chez l’homme et chez la femme. Les résultats de leurs travaux viennent de paraître dans le Journal de l'Association médicale canadienne.
Mise au point
Etude pratique par écho-doppler vasculaire de la fonction endothéliale au niveau de l’artère brachiale
Dr Xavier Castellon ATHIS MONS
Méthodes d’évaluation de la fonction endothéliale et intérêt de la vasodilatation par l’intermédiaire du flux
Par Xavier Castellon (Athis Mons)
Les multiples fonctions de l’endothélium dans la régulation du système cardiovasculaire et son rôle dans la détermination du risque d’apparition des maladies cardio-vasculaires sont connus depuis plusieurs années et différentes méthodes non invasives, reproductibles et accessibles, ont été utilisées depuis quelques années en pratique courante.
La plus...
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Personnes âgées : risque de décès associé à certains types d'antipsychotiques
Dr Marco Dutra Santor - Boulogne
Première molécule antipsychotique, la chlorpromazine a été utilisée notamment dans les années 1950 et 1960. Neuroleptique de la famille des phénothiazines, elle est utilisée dans certaines maladies psychiatriques (psychoses aiguës ou chroniques, schizophrénie) et pour combattre l'agressivité. Elle fait partie de ce que l’on appelle une molécule de première génération. La recherche pharmaceutique avançant, nous avons vu apparaître au fil des années d’autres médicaments soit plus performants soit avec moins d’effets secondaires. Ainsi on a vu depuis les années 1990 l’arrivée des antipsychotiques dits « atypiques ». Ces médicaments sont utilisés entre autres dans le traitement de la démence. Or, en 2005, les autorités réglementaires canadiennes et américaines avaient fait des mises en garde contre le risque accru de décès de personnes âgées souffrant de démence dans le cas de la deuxième génération d'antipsychotiques. Une équipe de chercheurs américains a voulu savoir si le risque s’appliquait aussi aux médicaments de première génération. Les résultats de leurs travaux viennent d’être publiés dans le dernier numéro du Journal de l'Association médicale canadienne.
Recommandation
Recommandations EULAR pour la prise en charge des arthrites vues précocement
Dr Véra Lemaire Paris
Par Véra Lemaire (Paris)
Quatorze rhumatologues provenant de 10 pays ont élaboré suivant les procédures EULAR standardisées des recommandations pour la prise en charge des arthrites vues tôt.
Les arthrites vues tôt sont souvent indifférenciées. Elles peuvent évoluer vers une polyarthrite rhumatoïde (PR), un autre rhumatisme défini, disparaître ou rester indifférenciées. Après avoir reconnu le caractère inflammatoire de l’arthrite, il faut éliminer les autres rhumatismes inflammatoires définis (lupus, rhumatisme psoriasique,...
Compte Rendu
L’activité physique dans la prise en charge des lombalgiques
Dr Michel Bodin Griselles
Par Michel Bodin (Paris) d’après la communication présentée par B. Fouquet (Tours)
21es rencontres de rhumatologie pratique, 1-2 février 2007
L’unanimité sur la pratique nécessaire de l’activité physique chez le lombalgique n’est pas encore établie. Un certain nombre de croyances médicales persistent, bien que, désormais, les recommandations soient en faveur d’un maintien de l’activité, dans le but d’améliorer le statut fonctionnel et de réduire la durée des arrêts de travail. Pour certains médecins en effet, un patient qui...
Compte Rendu
Comportement et représentation des patients lombalgiques – Quelles recommandations ?
Dr Michel Bodin Griselles
Par Michel Bodin (Paris) d’après la communication présentée par C. Cedraschi (Genève)
21es rencontres de rhumatologie pratique, 1-2 février 2007
Certains éléments doivent faire redouter le passage à la chronicité («yellow flags ») : présence de problèmes émotionnels, attente et représentation inappropriées, comportement douloureux inadéquat, problèmes liés au travail. En cas de lombalgie aiguë, les facteurs physiques sont prédominants ; en cas de lombalgie chronique prédominent les facteurs psychosociaux. Les cercles...
Compte Rendu
Information du patient lombalgique : que faut-il lui dire ?
Dr Michel Bodin Griselles
Par Michel Bodin (Paris) d’après la communication présentée par M. Marty (Créteil)
21es rencontres de rhumatologie pratique, 1-2 février 2007
La lombalgie est essentiellement marquée par la douleur. Celle-ci varie d’un sujet à l’autre, et se caractérise par de multiples facettes : c’est un phénomène sensoriel, émotionnel, cognitif, comportemental. Par ailleurs, l’intensité de la douleur est hautement variable d’un sujet à l’autre, ou d’un jour à l’autre chez le même patient. Enfin, chaque individu construit son scénario...
Compte Rendu
Imagerie de la lombalgie
Dr Michel Bodin Griselles
Par Michel Bodin (Paris) d’après la communication présentée par L. Bellaïche (Paris)
21es rencontres de rhumatologie pratique, 1-2 février 2007
Les recommandations Cost Action B13 s’appliquent également aux examens d’investigation. Dans un très grand nombre de cas de lombalgie, aucune imagerie n’est nécessaire, car la clinique est typique et le traitement médical est efficace en 2 à 3 semaines. L’IRM d’emblée doit être réservée aux patients présentant des signes faisant suspecter une lombalgie spécifique, et aux candidats à...
Compte Rendu
Lombalgie commune : faut-il traiter la douleur ?
Dr Michel Bodin Griselles
Par Michel Bodin (Paris) d’après la communication présentée par J.P. Valat (Tours)
21es rencontres de rhumatologie pratique, 1-2 février 2007
L’évolution naturelle de la lombalgie commune se fait vers l’amélioration en quatre à six semaines. Pourtant, de nombreux malades ont des douleurs persistantes au-delà de 4 à 8 semaines, et beaucoup consultent pour des lombalgies récidivantes. Deux méta-analyses publiées en 2003 montrent qu’après un an d’évolution, des douleurs modérées à sévères persistent dans 1/3 des cas, et...
Compte Rendu
Exercices et arthrose des membres inférieurs
Dr Michel Bodin Griselles
Par Michel Bodin (Paris) d’après la communication présentée par F. Rannou (Paris)
21es rencontres de rhumatologie pratique, 1-2 février 2007
Les recommandations officielles comme celle de l’EULAR sont également valables pour les traitements non pharmacologiques de l’arthrose. Encore faut-il qu’elles soient prises en compte, afin de passer de l’« evidence based medicine » à l’« evidence based practice ». L’élaboration de recommandations adaptables aux pratiques françaises a été entreprise, selon une méthodologie...