Migraines et céphalées
Article Commenté
Endocannabinoïdes et migraine chronique
Dr Christian Lucas CHRU - Lille
Par
Christian Lucas (CHRU de Lille)
Article commenté :
Endocannabinoids in chronic migraine: CSF findings suggest a system failure
Sarchielli P et al.
Neuropsychopharmacology nov 2006 (advance online publication)
Retrouvez l’abstract en ligne
Les récepteurs endocannabinoïdes et...
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Obésité et diabète de type 2 : interactions entre l'insulinorésistance et l'insulinosécrétion
Dr Marco Dutra Santor - Boulogne
La majorité des individus souffrant de diabète de type 2 sont obèses (>80%). Le tissu adipeux, en particulier le dépôt de graisse intra-abdominal ou viscéral, joue un rôle crucial dans la pathogénie de la maladie. Les interactions des acides gras non estérifiés avec le métabolisme du glucose sont bien connues : des niveaux d'acides gras non estérifiés élevés contribuent à l'augmentation de la production de glucose hépatique et à la réduction de l'assimilation musculaire du glucose (compétition de substrats appelée « effet Randle »). En outre, le rôle néfaste du stockage ectopique de triglycérides sur l'action de l'insuline (muscles et foie) et sur la sécrétion d'insuline (cellules B des îlots de Langerhans du pancréas) a été mis en exergue récemment. Ainsi, dès le stade initial de la diminution de tolérance au glucose, la lipotoxicité pourrait déjà jouer un rôle important chez ces sujets obèses. La glucotoxicité joue un rôle supplémentaire lorsqu'une hyperglycémie prolongée apparaît plus tardivement dans l’histoire naturelle de la maladie. Les concepts de glucotoxicité et de lipotoxicité ont des implications cliniques et thérapeutiques importantes dans le diabète de type 2.
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Personnes âgées : la dépression
Dr Marco Dutra Santor - Boulogne
Souvent considérée comme une conséquence légitime du vieillissement en réaction à une affection médicale, la dépression chez le sujet âgé est un problème de santé publique largement sous-estimé. Dans cette population, l’épisode dépressif majeur présente les mêmes symptômes qu’aux autres âges de la vie, néanmoins le vieillissement peut accentuer certaines caractéristiques symptomatiques ou en atténuer d’autres. Dans une communication remarquée lors d’une séance à l’Académie Nationale de Médecine, le Pr Henri Loo du service hospitalo-universitaire de santé mentale et de thérapeutique de l’hôpital Saint-Anne à Paris, a fait un point sur le sujet.
Pediatrie endocrinienne
Mise au point
Syndrome de sécrétion inappropriée d’hormone antidiurétique (SIAD) : vers une nouvelle solution thérapeutique
Dr Jacques Weill chu de lille - Lille
Par Jacques Weill (CHU de Lille)
Le SIAD est principalement rencontré, en pédiatrie, lors des méningites ou après chirurgie de la région hypothalamohypophysaire. Il expose à des complications graves, comme l’obnubilation ou le coma, les convulsions (1) et la myélinolyse centropontine, liée à une correction thérapeutique trop rapide de l’hyponatrémie et s’exprimant essentiellement par un syndrome d’enfermement (lock-in). La restriction hydrique s’avérant parfois insuffisante ou difficile dans les formes sévères, d’autres solutions...
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Maladie d'Alzheimer : quels bénéfices à long terme dans le traitement ?
Dr Marco Dutra Santor - Boulogne
Malgré la publication des résultats de plusieurs études cliniques randomisées montrant l’efficacité des inhibiteurs de la cholinestérase dans le traitement de la maladie d’Alzheimer, malgré l’approbation par les autorités régulatoires à travers le monde et sa large commercialisation, l’intérêt de cette classe de médicaments reste néanmoins controversé. Pour preuve, une étude britannique parue récemment dans la revue Lancet qui remet en cause les résultats optimistes des essais cliniques précédents, au demeurant largement parrainés par l’industrie pharmaceutique.
AD2000 Collaborative Group est le nom sous lequel les chercheurs de l’université de Birmingham ont signé cette étude randomisée, en double aveugle contre placebo, réalisée avec une cohorte de 565 patients atteints d’un Alzheimer léger ou modéré. Dans une première phase de 12 semaines, les patients ont été divisés en deux groupes : un groupe contrôle (placebo) et un groupe recevant 5 mg quotidiens de donépézil. Les 486 patients ayant terminé cette première phase ont été randomisés à nouveau soit vers un traitement à base de donépézil (5 ou 10 mg/j), soit vers un placebo. Ce traitement en double aveugle a été aussi long que nécessaire selon les patients (2 à 3 ans). Le critère principal d’évaluation était l’entrée en institution du patient et la progression de son handicap définie par la perte de deux activités basiques parmi six, ou de six activités instrumentales parmi 11 de la Bristol Activities of Daily Living Scale (BADLS).