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Syndrome de l´intestin irritable : y aurait-il une réponse tonique rectale post-prandiale spécifique ?
Dr Marco Dutra Santor - Boulogne
Le syndrome de l’intestin irritable est la cause la plus fréquente des douleurs abdominales. Parmi les troubles digestifs fonctionnels (TDF), les deux problèmes les plus connus sont habituellement la dyspepsie fonctionnelle ou dyspepsie non ulcéreuse (DNU), et le syndrome de l'intestin irritable (SII) qui associe habituellement des douleurs abdominales et des selles anormales. Comme ces symptômes ne s'expliquent pas par des anomalies que l'on pourrait trouver par des radiographies, endoscopies ou tests de laboratoire habituels, on estime qu'ils sont dus à un trouble du fonctionnement de l'intestin, d'où leur appellation «troubles digestifs fonctionnels». Ce genre de trouble touche une personne sur cinq et affecte particulièrement les femmes. Il constitue un malaise fonctionnel très sérieux, et fait l'objet de 30% à 50% des consultations en gastro-entérologie. Une équipe de chercheurs italiens a mené une étude dont l’objectif était de mesurer le tonus recto-sigmoïdien par barostat avant et après des repas à teneur calorique différente. Les résultats de leurs travaux viennent d’être publiées dans la dernière édition de Gut.
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AINS non sélectifs : nouvelle évaluation des risques
Dr Marco Dutra Santor - Boulogne
Les inhibiteurs sélectifs de la cyclo-oxygénase-2 (COX-2), même s'ils diminuent le risque d'effets indésirables, ne sont pas plus efficaces dans la douleur arthrosique que les AINS non sélectifs. D’après certaines études ce bénéfice digestif peut être réduit, par exemple, par l'administration d'une dose plus faible d’aspirine. En plus, certaines études ont montré que ces molécules pourraient, par ailleurs, être associées à une augmentation du risque d'infarctus du myocarde chez les individus prédisposés dans la mesure où les COX-2 ne sont pas capables d'inhiber l'agrégation plaquettaire. Un an après son examen, datant d'octobre 2005, l’EMEA (Agence européenne des médicaments)s'est intéressée à la sécurité cardiovasculaire des AINS non-sélectifs et vient de publier de nouvelles recommandations à ce sujet.
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Prothèses mammaires : les femmes ayant subi ce traitement ont un taux de suicide plus élevé !
Dr Marco Dutra Santor - Boulogne
Les progrès obtenus ces dernières décennies avec la chirurgie pastique ont permis une avancée considérable notamment en ce qui concerne les prothèses mammaires. Elles sont remplies soit de silicone, soit de sérum physiologique et sont introduites dans chaque sein soit par voie axillaire - c'est à dire par une incision de 2 à 3 cm située au creux de l'aisselle - soit par voie péri-aréolaire, l'incision étant alors faite autour de l'aréole. On a constaté que les femmes portant des prothèses mammaires et celles qui ont subi des interventions de chirurgie plastique ont des taux de cancer inférieurs à ceux de l'ensemble de la population, mais, en revanche, les taux de suicide y étaient plus élevés, selon une récente étude menée par une équipe canadienne dont les résultats de leurs travaux viennent d’être publiés dans l’American Journal of Epidemiology.
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DMLA : comparaison entre deux traitements
Dr Marco Dutra Santor - Boulogne
25 millions de personnes dans le monde sont atteintes de dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA), une affection oculaire particulièrement invalidante, privant celui qui en souffre de sa vision centrale. En France, on estime à environ 1,3 millions le nombre d’individus affectés. C'est la première cause de cécité chez les personnes âgées de plus de 50 ans qui empêche les taches quotidiennes telles que lire, conduire une voiture ou simplement regarder la télévision. Les chercheurs s’efforcent à trouver une solution thérapeutique à cette maladie et quelques uns s’approchent du but. Ainsi, une équipe américaine a voulu comparer le ranibizumab – un fragment Fab d'anticorps monoclonal humain recombinant qui neutralise toutes les formes actives de facteur de croissance endothélial vasculaire de type A – à une photothérapie dynamique par la vertéporfine dans le traitement de la dégénérescence maculaire néovasculaire liée à l'âge. Les résultats viennent d’être publiés dans le New England Journal of Medicine.
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Rhume des foins : un vaccin prometteur vient d’être testé
Dr Marco Dutra Santor - Boulogne
Ce qu'on appelle le « rhume des foins » est une rhinite ainsi nommée parce qu’elle était associée dans le passé, à la période des récoltes. Cette affection allergique peut, en effet, se traduire par toute une série de symptômes qui n’incluent pas la fièvre, même si l’on parle, parfois à tort, de « fièvre des foins ». L'écoulement nasal, le larmoiement, les démangeaisons au nez, aux yeux et au palais, les éternuements, la congestion nasale, la pression dans le nez et les joues, la sensation de plénitude et de blocage dans les oreilles, les cernes sous les yeux, etc. font partie de l'éventail de symptômes associés à cette affection. Comme la science médicale ne cesse d’avancer, les victimes du rhume des foins pourraient bientôt dire adieu aux éternuements et yeux qui coulent. En effet une équipe de chercheurs américains vient de publier hier dans le New England Journal of Medicine, les résultats de leurs travaux sur un vaccin afin de prévenir cette affection.
Migraines et céphalées
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De l’importance de maîtriser les céphalées pour le contribuable
Dr Christian Lucas CHRU - Lille
Par
Christian Lucas (CHRU de Lille)
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Sick leave is related to frequencies of migraine and non-migrainous headache- The HUNT study.
I. Fiane, ME. Haugland, LJ Stonver, JA Zwart, G. Bovim, K. Hagen.
Cephalalgia 2006, 26, 960-967.
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Cet...
Migraines et céphalées
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Que faire devant un patient rapportant une céphalée primaire associée à l’activité sexuelle (PHSA) au moins 3 semaines après son début: une angiographie non invasive est-t-elle justifiée ?
Dr Dominique Valade Hôpital Lariboisière - Paris
Par
Dominique Valade (AP-HP, Lariboisière)
Article commenté :
Late presentation of primary headache associated with sexual activity : is non-invasive angiography worthwhile ?
Andrew J. Larner. J
Headache Pain (2006) 7:139-140
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La place de l’angiographie...
Migraines et céphalées
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Les traitements prophylactiques de la migraine réduisent la dépression corticale propagée chez le rat
Pr Alain Autret Hôpital Bretonneau - TOURS
Par
Alain Autret (Hôpital Bretonneau, CHU de Tours)
Article commenté :
Suppression of cortical spreading depression in migraine prophylaxis.
Ayata C, Jin H, Kudo C, Dalkara T, Moskowitz M.
Ann Neurol 2006; 59 : 652-661
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L’équipe de Mosckowitz a développé...
Migraines et céphalées
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Sevrages « secs » et ambulatoire
Françoise Radat CHRU Pellegrin, Bordeaux - BORDEAUX
Par
Françoise Radat (CHRU Pellegrin)
Article commenté :
Advice alone vs structured detoxification programmes
Rothrock JF, Parada VA, Sims C, Key K, Walters NS, Zweifler RM
Headache 2006 , 46, 726-731
Retrouvez l’abstract en ligne
Cette étude avait pour objectif dévaluer l’impact d’un...
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Clostridium difficile : des chercheurs s'interrogent sur sa présence dans la viande
Dr Marco Dutra Santor - Boulogne
Lundi dernier nous avons parlé de la redoutable Clostridium difficile, une bactérie bien connue des médecins car sa pathogénicité est connue depuis une trentaine d’années. Chez l'homme, les infections font suite à une perturbation de la flore intestinale permettant aux souches toxinogènes de se multiplier et d'excréter leurs toxines. Il est traditionnellement considéré q’une infection par le Clostridium difficile se contracte en milieu hospitalier où l'usage d'antibiotiques est courant. En effet, les antibiotiques perturbent la flore bactérienne du système digestif chez l'homme, ce qui peut favoriser l'éclosion de cette infection. Cependant, de plus en plus des chercheurs observent des cas de maladies associées à cette bactérie chez des gens n'ayant pas été hospitalisés. Pour y voir plus clair, des chercheurs américains et canadiens ont voulu vérifier s’il n’avait pas d’autres sources de contamination. Les résultats de leurs travaux viennent d’être publiés dans les pages de l’Emerging Infectious Diseases.
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Hyperplasie bénigne de la prostate : l'aspirine pourrait-elle prévenir ou diminuer l'incidence ?
Dr Marco Dutra Santor - Boulogne
Hier nous avons abordé le benefice-risque des AINS dans la prévention cardiovasculaire. Aujourd’hui nous traiterons d’un autre sujet lié aux effets des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS). Pour démarrer, quelque chose que tous les médecins sont conscients : l'âge des hommes est généralement corrélé à l'hyperplasie (ou hypertrophie) bénigne de la prostate, certainement dû à la diminution de l'expression des hormones sexuelles. Entre 60 et 80 ans, 85% des hommes seraient concernés par cette affection. Cependant, on ne connaît pas encore avec certitude les causes exactes qui provoquent une augmentation de la taille de la prostate et de ses complications. En effet, la prostate grossit et comprime alors l'urètre, ce qui rend l'émission d'urine difficile, à partir de la cinquantaine. Lorsque la prostate grossit on parle d'hyperplasie bénigne de la prostate ou hypertrophie bénigne de la prostate. On compte souvent des années jusqu'à la manifestation de symptômes très gênants. Une équipe de chercheurs américains s’est penchée sur la prévention primaire de cette affection et les résultats de leurs travaux viennent d’être publiés dans l'American Journal of Epidemiology.
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Risques cardio-vasculaires et risques gastro-intestinaux : quel est le bilan bénéfice-risque plus important ?
Dr Marco Dutra Santor - Boulogne
Des petites doses quotidiennes d’aspirine (médicament devenu aussi commun que le mercure-chrome), comme pour un certain nombre d’autres AINS, ont montré leur efficacité en ce qui concerne la prévention cardiovasculaire pour une population à risque « d’un certain âge ». Cependant, les problèmes gastro-intestinaux induits pas ces médicaments largement prescrits – certains en vente libre - ont amené certains chercheurs à ce poser la question sur le rapport entre le bénéfice de la prévention cardiovasculaire de ces médicaments et leur « nocivité » du point de vue gastro-intestinal pour les patients concernés. Une approche nouvelle qui pose un grand nombre de questions concernant ces molécules et leurs versions plus « évoluées » (comme le COX2), dont les dernières études ont défrayée récemment la chronique avec même le retrait d’une molécule par un géant de l’industrie pharmacologique. Un article publié en ligne dans le journal Biomed Central rapporte les résultats d’une étude qui donnent à réfléchir.