Evaluation postopératoire des patients acromégales. Comment et quand juger de la guérison ?
Hypophyse
Fiche Pratique
Test au CRH
Dr Philippe Boudou St Maur des Fossés
Par Philippe Boudou (UF de Biochimie Hormonale, AP-HP - Hôpital Saint-Louis)
La corticolibérine [corticotropin releasing hormone (CRH)] est un peptide de 41 acides aminés réparti de manière ubiquitaire au niveau de l’organisme à l’image de ses récepteurs. Les concentrations les plus importantes sont retrouvées au niveau de l’hypothalamus ; plus particulièrement au niveau des neurones de la région parvocellulaire des noyaux paraventriculaires. La CRH est libérée dans le courant circulatoire porte hypothalamo-hypophysaire, et est...
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Vessie hyperactive : sous-estimée par les médecins, sous-déclarée par les patients
Dr Marco Dutra Santor - Boulogne
Souvent confondue avec l'incontinence, la vessie hyperactive englobe les symptômes spécifiques de fréquence mictionnelle accrue, d'urgence mictionnelle et d'incontinence d'urgence. La fréquence mictionnelle accrue est le besoin d'uriner plus de huit fois en 24 heures et/ou de se lever deux fois, ou plus, au cours de la nuit pour uriner. L'urgence mictionnelle est une envie d'uriner fréquente, soudaine et incontrôlable qui ne permet pas de retarder la miction. Normalement, le muscle de la vessie (détrusor) est détendu pendant que la vessie se remplit d'urine et ne se contracte qu'au moment de la miction. En revanche, chez les personnes qui ont une vessie hyperactive, le détrusor se contracte involontairement même lorsque la vessie n'est pas pleine, ce qui leur donne une envie soudaine d'uriner ou l'impression d'avoir constamment envie d'uriner. Plus des trois-quarts des personnes ayant une vessie hyperactive disent que cette condition rend difficile leurs activités journalières. Cependant, seulement 43 % d’entre elles considèrent nécessaire de consulter un médecin : c’est ce qui ressort d'une étude parue dans le British Journal of Urology International qui mentionne, en outre, que les hommes s'en inquiètent davantage que les femmes.
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Transplantation rénale : évolution à long terme des greffons issus de personnes âgées
Dr Marco Dutra Santor - Boulogne
Le nombre de patients en insuffisance rénale chronique terminale nécessitant d'un traitement de suppléance (dialyse ou transplantation) est en augmentation constante dans les pays industrialisés. En France, les dernières estimations font état d'environ 26.000 patients dialysés et environ 14.000 patients avec un transplant fonctionnel. Grâce aux progrès liés aux traitements immuno-suppresseurs, la survie du greffon à un an est largement supérieure à 90 % pour les donneurs vivants apparentés. Cependant, quelques problèmes subsistent : par exemple, la survie à long terme des greffons rénaux de donneurs âgés est inférieure à celle des greffons de donneurs plus jeunes. Une équipe de chercheurs italiens a voulu déterminer si le fait de sélectionner les reins de donneurs âgés en fonction de leurs caractéristiques histologiques avant l’implantation pouvait influencer positivement l’évolution à long terme. Les résultats de leur étude de cohorte prospective viennent d’être rendus publics.
Mise au point
L’électrocardiogramme fœtal : histoire et développement
Pr Jean-Marie Thoulon Hopital Edouard Herriot Pavillon K - Lyon
Par Jean-Marie Thoulon (Université Claude-Bernard, Lyon)
Gynécologue –accoucheur
14 rue Duviard 69004 Lyon
3 siècles et 3 étapes, marquent la surveillance fœtale perpartum :
19ème siècle : l’auscultation par Mayor et Lejumeau de Kergaradec
20ème siècle : le monitorage électronique (Hon, Caldeyro-Barcia, Sureau, Hammacher), et l’étude de l’équilibre acidobasique (Saling)
21éme siècle : l’analyse automatique de l’électrocardiogramme en temps réel.
1- Auscultation fœtale
La première...
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Quels sont les risques à long terme de la corticothérapie prénatale ?
Pr Georges Boog CHU de Nantes - Hôpital Mère-Enfant - Nantes
Par
Georges Boog (CHU de Nantes)
Article commenté :
Cardiovascular risk factors after antenatal exposure to betamethasone: 30-year follow-up of a randomised controlled trial.
Dalziel SR, Walker NK, Parag V, Mantell C, Rea HH, Rodgers A, Harding JE.
Lancet 2005; 365: 1856-1862
Retrouvez l’abstract en...
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Différences ethniques pour le risque de cancer pulmonaire lié au tabac
Dr Marco Dutra Santor - Boulogne
C’est à partir des années cinquante qu’une augmentation importante du nombre de cancers du poumon a été observée dans tous les pays industrialisés et elle survenait environ vingt ans après le développement de la popularisation du tabagisme. Entre les années 50 et 90 la mortalité par cancer du poumon a augmenté parallèlement aux quantités de tabac vendues. Aujourd’hui, le cancer du poumon est devenu le plus fréquent des cancers chez l’homme et le tabac en est responsable dans plus de 90% des cas. Une étude américaine publiée aujourd’hui dans le New England Journal of Medicine montre cependant qu’il existe une variabilité remarquable dans l’incidence du cancer pulmonaire parmi les groupes ethniques.
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Le soja n'aurait pas d'effet significatif sur le taux de cholestérol
Dr Marco Dutra Santor - Boulogne
Ce n'est pas en mangeant des hamburgers végétariens et du tofu que les malades de coeur diminueront leur taux de cholestérol. Telle est la conclusion qui ressort d’une étude menée par un comité de recherche de l'Association américaine du coeur (AHA) et dont les résultats viennent d'être rendus publics dans la dernière édition de la revue Circulation. Cette trouvaille pourrait amener la Food and Drug Administration (FDA) à modifier les règles d'étiquetage sur les produits dont les fabricants vantent les mérites sur le taux de cholestérol. Le comité de recherche a également découvert que ni le soja ni l'isoflavone ne réduiraient les symptômes de la ménopause, comme les bouffées de chaleur. Aussi, l'isoflavone ne préviendrait pas le cancer du sein, ni celui de l'utérus ou de la prostate.
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Quelle est l’efficacité de la chirurgie prophylactique pour réduire le risque des cancers gynécologiques dans le syndrome de Lynch ?
Dr Marco Dutra Santor - Boulogne
Le but de l'ovariectomie prophylactique est de réduire et de supprimer le risque de cancer ovarien. Elle pourrait également réduire le risque de cancer du sein.
Ses risques sont l'ostéoporose, les complications cardiovasculaires de la ménopause et les complications du traitement hormonal substitutif. On sait que les femmes porteuses du syndrome de Lynch (cancer colorectal héréditaire sans polypose) ont au cours de leur vie un risque de 40 à 60% plus élevé que la moyenne de développer un cancer endométrial et un risque de 10 à 12% d’un cancer ovarien. Cependant, on ignore l’avantage de la chirurgie prophylactique chez les femmes porteuses de ce syndrome. Afin d’y voir plus clair, une équipe de chercheurs américains a décidé de réaliser une étude afin de déterminer la réduction du risque de cancer gynécologique associé à l’hystérectomie et à la salpingo-ovariectomie bilatérale prophylactiques chez les femmes porteuses de ce syndrome. Les résultats de leurs travaux viennent d’être publiés dans la dernière livraison du New England Journal of Medicine.
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Une protéine anti-infectieuse pourrait être la clef pour comprendre les maladies auto-immunes
Dr Marco Dutra Santor - Boulogne
Les maladies auto-immunes constituent un ensemble d'affections très différentes dans leur expression clinique et les organes concernés, mais qui ont en commun le même mécanisme : le système immunitaire du malade s'attaque à certains constituants de son propre corps comme s'ils étaient des substances étrangères produisant alors des anticorps dirigés contre soi. Il s'agit en quelque sorte d'une autodestruction partielle. Cette définition, tous les professionnels de la santé la connaissent, mais une question subsiste : pourquoi l'organisme s'attaque à lui-même ? Une étude réalisée par une équipe de chercheurs américains vient peut-être d’apporter un début de réponse à cette question avec une découverte inattendue. Cette découverte pourrait aider les scientifiques à comprendre quelles sont les causes de maladies auto immunes comme l'arthrite rhumatoïde où le système immunitaire attaque et détruit les propres tissus du patient. Les résultats de leurs travaux viennent d’être publiés dans la dernière édition de Nature.
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Mucoviscidose : clairance muqueuse et fonction pulmonaire sous traitement par le sérum salé hypertonique
Dr Marco Dutra Santor - Boulogne
Chez les patients atteints de la mucoviscidose, on pense que l’homéostasie anormale du volume de liquide de surface des voies aériennes est responsable d’une altération de la clairance muqueuse et des défenses respiratoires. Grâce à des phénomènes osmotiques, le sérum salé hypertonique peut augmenter le volume de surface des voies respiratoires, restaurer la clairance muqueuse et améliorer la fonction pulmonaire. Si le sérum hypertonique inhalé augmente de façon aiguë la clairance mucociliaire et, dans les études à court terme, on a constaté qu’il améliore la fonction pulmonaire des patients atteints de mucoviscidose, quid de l’efficacité et de la sécurité de l’emploi du sérum hypertonique salé à long terme ? Deux études : une australienne et une américaine, ont évalué cette approche thérapeutique et les résultats de leurs travaux viennent d’être publiés dans la dernière livraison du New England Journal of Medicine.
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L’efficacité du dosage de PSA sur le risque de mortalité du cancer de la prostate
Dr Marco Dutra Santor - Boulogne
En France, l'incidence du cancer de la prostate est de 36,5 pour 100.000 hommes. 95 % des cas surviennent entre 57 et 88 ans et l'âge médian est de 73 ans. Le risque de cancer de la prostate a été évalué à 16,7 % dans la population générale masculine mais des analyses autopsiques font état de chiffres encore plus élevés. Cependant, la mortalité par cancer de la prostate est limitée à 3 - 4 % environ, ce qui veut dire qu'un pourcentage important de cancer de la prostate dépisté n'a pas d'importance clinique majeure. Même si le dépistage très large du cancer de la prostate par le dosage de PSA (antigène spécifique prostatique) conduit bien à des diagnostics plus précoces des tumeurs moins évoluées, la mortalité par cancer de la prostate n'en semble pas pour autant affectée de façon significative. D'autre part, l'utilisation de PSA comme instrument de dépistage conduit à des sur-diagnostics, c'est à dire à la mise en évidence de cancer de la prostate, qui, en l'absence de dépistage, n’aurait pas conduit à des signes cliniques préoccupants. Une nouvelle étude, publiée dans la dernière parution des Archives of Internal Medicine suggère que le dépistage du cancer de la prostate par le dosage de PSA pourrait ne pas réduire le risque de mortalité.