Le sildénafil comme traitement des phénomènes de Raynaud résistants aux vasodilatateurs
Par
Par Marc Lambert (CHRU de Lille)
Article commenté :
Sildenafil in the treatment of Raynaud’s phenomenon resistant to vasodilatory therapy.
Fries R, Shariat K, von Wilmowsky H, Bohm M. Klinik fur Innere Medizin III (Kardiologie, Angiologie, Internistische Intensivmedizin), Universitatsklinikum des Saarlandes, Homburg/Saar, Germany. r.fries@gotthard-schettler-klinik.de
Circulation 2005; 112: 2980 – 5.
Cancers endocriniens
Mise au point
Cancer médullaire de la thyroïde non guéri par la chirurgie : vers une thérapeutique ciblée par la génétique ?
Pr Patricia Niccoli-Sire CHU Timone - Marseille
Par Patricia Niccoli-Sire (AP-HM, Timone)
Le seul traitement efficace du cancer médullaire de la thyroïde est la chirurgie. La réalisation d’une chirurgie initiale adéquate et complète d’emblée est d’ailleurs un facteur pronostique (1). Il n’existe à l’heure actuelle aucun traitement du CMT non guéri par la chirurgie, évolutif et/ou métastatique : la chimiothérapie est peu efficace et la radioimmunothérapie anti-ACE apparaît intéressante mais est en cours d’évaluation (2).
Un certain nombre de thérapeutiques ciblées sur l'oncogène RET...
Mise au point
Le problème médico-légal de la prescription de nifédipine pour la tocolyse
Pr Georges Boog CHU de Nantes - Hôpital Mère-Enfant - Nantes
Par Georges Boog (CHU de Nantes)
En pratique quotidienne, l’obstétricien a actuellement le choix entre les classiques bétamimétiques, l’atosiban, antagoniste de l’ocytocine et les inhibiteurs calciques, dont font partie la nifédipine et la nicardipine. Parmi les trois options thérapeutiques, seules deux ont l’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) dans l’indication tocolytique : il s’agit des bétamimétiques, ritodrine et salbutamol, et de l’atosiban. Les prescriptions de la nifédipine et de la...
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Infections respiratoires basses : des nouvelles recommandations sur le diagnostic et le traitement
Dr Marco Dutra Santor - Boulogne
Les infections respiratoires les plus fréquentes sont généralement d'origine virale et ne justifient donc pas d'antibiothérapie. Cependant, la France consomme 5 fois plus d'antibiotiques que certains pays d'Europe de l'Ouest et est l'un des pays du monde le plus touché par la résistance bactérienne. En octobre dernier l’AFSSAPS publiait déjà ses recommandations concernant les infections respiratoires basses afin de contrer ce phénomène de surconsommation et de résistance aux antibiotiques. Dans le numéro de décembre de l’ European Respiratory Journal l’ European Respiratory Society (ERS) publie à son tour une mise à jour des recommandations sur le diagnostic et le traitement des infections respiratoires basses de l'adulte.
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Hyperuricémie : fébuxostat versus l’allopurinol
Dr Marco Dutra Santor - Boulogne
En Europe la goutte touche environ 0,3% de la population et, dans 90 % des cas, elle affecte plutôt les hommes, la première attaque se produisant vers 35 ans. Elle est le reflet clinique inconstant d'un désordre du métabolisme des purines avec hyperuricémie. Cet excès peut être idiopathique surtout chez l'homme, ou secondaire surtout chez la femme. Le fébuxostat, un nouvel inhibiteur spécifique de la xanthine oxydase non purique pourrait être une alternative potentielle à l’allopurinol pour les patients atteints d’hyperuricémie et de goutte. Une équipe de chercheurs américains a réalisé une étude comparative dont les résultats ont été publiés dans la dernière livraison du New England Journal of Medicine.
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Paracétamol : mise en cause dans les défaillances hépatiques aigues
Dr Marco Dutra Santor - Boulogne
Le paracétamol (ou acetaminophen) est un médicament consommé aussi couramment que l’aspirine. Métabolite actif de la phénacétine avec une action analgésique centrale ou périphérique, voire les deux selon les auteurs, c’est aussi un antipyrétique, par activité sur le centre thermorégulateur hypothalamique en inhibant l'action des pyrogènes endogènes et la synthèse des prostaglandines. Il agit aussi directement sur l'hypothalamus provoquant une augmentation des pertes caloriques. Si certains effets secondaires comme l'ulcération rectale, les éruptions cutanées voire l'hépatite cytolytique sont connus, même si très rares, la défaillance hépatique aigue n’était pas jusqu’à présent répertoriée comme un effet secondaire courrant. Selon une étude, parue dans l’édition de décembre de la revue médicale américaine Hepatology (le journal de l'association américaine des maladies hépatiques), le paracétamol serait la cause la plus commune de défaillance hépatique aigue aux États-Unis. Selon cette étude, bien que les tentatives de suicide doivent être prises en compte dans de nombreux cas, près de la moitié des défaillances hépatiques aiguës sont non intentionnelles.