Les antibiotiques bêta-lactamines sont neuroprotecteurs en augmentant l’expression du transporteur du glutamate
Par
Hervé Allain (CHU de Rennes)
Article commenté :
Beta-lactam antibiotics offer neuroprotection by increasing glutamate transporter expression.
Rothstein JD, Patel S, Regan MR, Haenggeli C, Huang YH, Bergles DE, Jin L, Dykes Hoberg M, Vidensky S, Chung DS, Toan SV, Bruijn LI, Su ZZ, Gupta P, Fisher PB. Department of Neurology, Johns Hopkins University, Baltimore, Maryland 21287, USA. jrothste@jhmi.edu
Nature. 2005 Jan 6;433(7021):73-7.
Article Commenté
Stress oxydatif : mythes et réalités
Dr Marco Dutra Santor - Boulogne
C’est pour porter un nouvel éclairage sur cette thématique que plusieurs spécialistes, conduits par les professeurs Lucien Israël et Luc Montagnier, se sont succédés à la tribune des 3èmes journées de la Société Française de Médecine et de Physiologie du Vieillissement (SFMPV) samedi dernier. Organisée à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, cette journée a été divisée en deux sessions : la première s’est concentrée sur le stress oxydant et le cancer, avec une analyse critique des facteurs environnementaux et hormonaux ; la deuxième s’est attachée à décortiquer les mécanismes d’action des antioxydants dans la régulation métabolique et faire la part des mythes qui se perpétuent encore chez certains médecins.
Maladies du moto-neurone
Mise au point
Sclérose latérale amyotrophique et cancers solides. Quelle place pour la SLA paranéoplasique ?
Dr Jean-Philippe Camdessanché CHU Bellevue - Saint-Etienne
Par Jean-Philippe Camdessanché et Jean-Christophe Antoine (Service de Neurologie, Hôpital Bellevue, C.H.U. de Saint-Étienne)
Introduction
La sclérose latérale amyotrophique (SLA) est une maladie dégénérative aboutissant à la destruction du motoneurone central et périphérique avec pour conséquence l’installation progressive d’un déficit moteur qui pourra concerner les muscles des membres, de la phonation, de la déglutition et le diaphragme. Depuis longtemps un lien entre SLA et cancer est discuté. Il a été en effet proposé...
Mise au point
Hypersensibilité à l’aspirine : maintenant on y voit plus clair
Dr Marco Dutra Santor - Boulogne
L’hypersensibilité à l’aspirine et aux autres médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) est un syndrome bien connu, décrit pour la première fois par Widal en 1922. Ce syndrome peut se manifester de deux façons : soit au niveau des voies respiratoires (combinant une rhinite chronique, une polypose nasale et un asthme chronique exacerbé par l’ingestion d’aspirine ou autres AINS - la classique « triade »), soit par des manifestations cutanées, telles que urticaire ou angiooedème. Ces deux formes de manifestations cliniques peuvent parfois coexister mais cela est assez rare. Ce syndrome représente une proportion importante, 20 – 25 %, de l’ensemble des réactions d’hypersensibilité aux médicaments. Jusqu’à récemment, le mécanisme pathophysiologique de l’hypersensibilité aux AINS était resté quelque peu mystérieux. Une communication présentée la semaine dernière à l’Académie Nationale de Médecine a permis de lever le voile sur ce phénomène et de trouver une nouvelle approche thérapeutique.