L’athérosclérose est la principale cause de maladies cardiovasculaires dans les pays occidentaux et l'inflammation joue un rôle clé dans cette pathologie. Selon une étude publiée dans le dernier numéro de la revue Nature, de faibles doses d'un des composants les plus actifs du cannabis, le THC, réduisent la progression de l'athérosclérose chez la souris, une découverte qui pourrait ouvrir la voie à un traitement du rétrécissement du diamètre des artères chez l'homme. Ces résultats, obtenus par une équipe suisse de chercheurs, ne signifient toutefois pas que fumer de la marijuana ait quelque bénéfice dans ce domaine, avertissent les auteurs.
Dans la dernière édition du New England Journal of Medicine, deux articles tirent la sonnette d'alarme concernant le nombre de plus en plus élevé d'infections à Staphilococcus aureus résistant à la méthicilline (MRSA). Selon les deux études menées par deux différentes équipes, ce genre d'infections apparaissent à un rythme alarmant à l'extérieur des hôpitaux et des centres d'hébergement, aux Etats-Unis. Jusqu'à récemment, soulignent les auteurs, ces cas difficiles à traiter se manifestaient seulement dans les hôpitaux et d'autres établissements de soins où ils pouvaient frapper des patients avec des plaies ouvertes ou qui étaient intubés, leur causant de sérieuses complications. Les médecins diagnostiquent maintenant des souches résistantes parmi les détenus, chez les enfants et même chez les athlètes.
Des études précédentes ont démontré qu’une réduction des taux de cholestérol lié aux lipoprotéines de basse densité (LDL) jusqu’à un niveau inférieur aux taux actuellement recommandés, est bénéfique chez les patients présentant un syndrome coronarien aigu. Une équipe internationale de chercheurs a évalué de manière prospective l’efficacité et la sécurité d’une réduction des taux de LDL-cholestérol à moins de 100 mg par décilitre (2,6 mmol par litre) chez les patients atteints de coronaropathie stable. Les résultats de cette étude multicentrique viennent d’être rendus publics par l’American College of Cardiology.
Des essais randomisés ont montré qu’une faible dose d’aspirine diminuait le risque d’un premier infarctus du myocarde chez l’homme, avec peu d’effet sur le risque d’AVC ischémique. Cependant, il existe peu de données similaires en ce qui concerne les femmes. Une équipe de chercheurs américains s’est penchée sur le sujet et a mené une étude sur plus de 39.000 femmes pendant dix ans afin d’évaluer l’effet d’une faible dose d’aspirine en prévention primaire des maladies cardiovasculaires. Les résultats de cette étude viennent d’être publiés dans le New England Journal of Medicine.