Le débat autour des effets indésirables des inhibiteurs de la cyclooxygénase 2 (COX-2) continue.
L’inhibition sélective de la cyclo-oxygénase-2 (COX-2) pourrait être associée à un risque accru d’événements thrombotiques, mais les données à long terme disponibles pour l’analyse sont limitées. Un article publié dans la dernière édition du New England Journal of Medicine rapporte des événements cardiovasculaires indésirables associés à l’utilisation du rofécoxib, un inhibiteur sélectif de la COX-2, notifiés au cours d’une étude multicentrique randomisée en double aveugle contre placebo. Cette étude internationale a été conçue originalement pour déterminer l’effet de trois années de traitement par le rofécoxib sur le risque de récidive de polypes néoplasiques du côlon chez les patients ayant des antécédents d’adénomes colorectaux.
Des études observationnelles ont suggéré que le risque de développement d'un cancer colorectal était plus élevé chez les patients souffrant d'une maladie inflammatoire chronique de l'intestin (MICI) et que l'utilisation à long terme de médicaments anti-inflammatoires semblaient réduire ce risque elles ont mené certains chercheurs à soulever l’hypothèse que le processus inflammatoire pouvait jouer un rôle dans le développement de ce type de cancer. Malgré une étude prospective récente qui a suggéré à son tour une association positive entre la protéine C réactive, un marqueur de l'inflammation, et le risque de cancer du colon, des données expérimentales sur cette hypothèse sont rares. Afin de vérifier la validité de cette hypothèse, une équipe de chercheurs américains a décidé d'évaluer d'une façon prospective le lien entre les niveaux plasmatiques de la protéine C réactive et la variation du taux de risque du cancer du côlon. Les résultats de cette étude ont été publiés dans la dernière édition des Annals of Internal Medicine.