L’usage du cannabis a beaucoup progressé en France. Les études montrent qu’environ un adulte sur quatre en a consommé au moins une fois et chez les mineurs la proportion s’élève à 60% pour les garçons et 50% pour les filles. Environ 15% des jeunes en font un usage régulier. Bien qu’il existe des variations entre les individus, il est bien établi qu’un usage régulier et prolongé du cannabis entraîne des troubles mnésiques et des difficultés d’apprentissage. La consommation aiguë altère, par ailleurs, les performances psychomotrices. Une étude réalisée par une équipe de chercheurs aux Etats-Unis et dont les résultats viennent d’être publiés dans la revue Neurology, suggère que même après un sevrage des séquelles subsistent.
Des études observationnelles ont montré que la vaccination antigrippale réduisait le risque de mortalité hivernale, toutes causes confondues, d’environ 50% chez les personnes âgées. Aux Etats-Unis, la couverture vaccinal de la population âgée de plus de 65 ans a ainsi passé de 15 à 20% avant les années 80 à 65% en 2001. Cependant, d’une façon inattendue, les données concernant la mortalité dans ce groupe d’âge due à la grippe a elle aussi augmenté ces vingt-cinq dernières années. Afin de faire toute la lumière sur ce paradoxe, une équipe de chercheurs américains a réalisée une étude dont les résultats viennent d’être publiés dans les Archives of Internal Medicine.
Les fabricants de médicaments anti-asthmatiques ont développé de nouveaux dispositifs d'inhalation supposés être plus faciles à utiliser que les anciens, destinés en particulier aux patients présentant des difficultés à coordonner l'inspiration et le déclenchement du spray. Cependant, l'évaluation de ces nouveaux dispositifs provient des observations réalisées par les fabricants au cours d'essais cliniques pendant lesquels les patients sont placés dans des conditions de contrôle strictes. En pratique clinique, on ne disposait d'aucune preuve permettant d'affirmer que les nouveaux inhalateurs étaient effectivement plus faciles à utiliser, voire plus efficaces. Dans un article publié dans les Annals of Allergy, Asthma & Immunology, une équipe italienne présente les résultats d'une étude suggérant que la proportion de patients utilisant mal les nouveaux dispositifs d'inhalation s'avère équivalente à celle observée avec les anciens inhalateurs.
Il est bien établi qu'une personne peut être infecté par le VIH - et contagieux - plusieurs années avant d'en manifester les symptômes. Encourager les patients à passer volontairement des tests de dépistage du VIH, même quand ils ne semblent pas être à risque de contracter le virus, permettrait non seulement de prolonger des vies, mais de faire des économies au chapitre de la santé, selon une étude conjointe réalisée au Canada et aux Etats-Unis, dont les résultats viennent d'être publiés dans le New England Journal of Medicine.