La dyslexie peut altérer les réactions d'un conducteur autant qu'une consommation alcoolique modérée. C'est en tout cas la conclusion d'une petite étude norvégienne qui a comparé la vitesse de réaction des conducteurs dyslexiques et des non-dyslexiques devant la signalisation routière. Ceux atteints de dyslexie, qui se caractérise par des difficultés avec la lecture et l'écriture, ont pris en moyenne 30 pour cent plus de temps à réagir aux stimuli. Est-ce bien sérieux ? Les résultats de cette étude, publiés dans le dernier numéro de Brain and Cognition, soulèvent des questions et relancent les controverses sur le renforcement de la sécurité routière.
Le lymphome folliculaire est la deuxième forme la plus courante de lymphome non hodgkinien. C’est un cancer à croissance lente, mais il est difficile à soigner. Le lymphome folliculaire à cellules B au stade avancé est considéré comme étant incurable. La radio-immunothérapie anti CD-20 est efficace chez les patients qui ont présenté une rechute après la chimiothérapie, ou qui ont un lymphome folliculaire réfractaire. Cependant elle n’avait jamais été testée chez les patients précédemment non traités. C’est désormais chose faite, car une équipe multicentrique internationale vient de publier les résultats prometteurs de son étude.
La varicelle touche entre 600 et 700.000 personnes chaque année en France et environ 3.000 enfants sont hospitalisés à causes de complications. Le vaccin contre la varicelle est disponible dans l’Hexagone depuis quatre mois mais le Conseil Supérieur d'Hygiène Publique n’a pas recommandé une vaccination généralisée. Aux Etats-Unis la prévention vaccinale généralisée a été mis en place il y a dix ans déjà et à partir de 1999 les données de surveillance active et passive ont montré un net recul de la maladie. Une équipe américaine de chercheurs vient de publier une étude dans laquelle ils ont revu les données nationales de décès pour évaluer l’effet du programme de vaccination sur la mortalité secondaire liée à la varicelle.
En France on estime environ à 20.000 le nombre de personnes atteintes de dystonie primitive, dont 10% de dystonie généralisée. Les formes sévères de dystonie répondent mal au traitement médical. La stimulation cérébrale profonde est une procédure neurochirurgicale réversible qui a été utilisée pour le traitement de la dystonie, mais l’évaluation de son efficacité est restée limitée à des études ouvertes. Une équipe française a réalisé une étude multicentrique prospective afin d’évaluer l’efficacité et la tolérance de la stimulation pallidale bilatérale. Les résultats ont été publiés dans l’édition du New England Journal of Medicine de cette semaine.