Le nombre de gardes à vue en France connaît une augmentation spectaculaire depuis quelques années. De moins de 300.000 au début des années 80, elles ont atteint 360.000 en 2000 pour dépasser les 460.000 en 2004. Le Code de procédure pénale prévoit que « toute personne gardée à vue peut, à sa demande, être examinée par un médecin ». Médecins légistes, urgentistes, généralistes, psychiatres sont ainsi régulièrement sollicités pour ces examens. Ils ont pour principale finalité la délivrance d’un certificat médical par lequel le médecin doit se prononcer sur l’aptitude de la personne examinée à être maintenue en garde à vue. La loi ne donne, cependant, aucune précision sur les missions du médecin. De plus, l’expérience de ceux qui sont réquisitionnés pour ce type d’intervention est très variable. Pour répondre aux questions des médecins l’ANAES vient de rendre publique les recommandations de la conférence de consensus organisée à ce sujet.
La granulomatose de Wegener est une maladie multi-systémique rare caractérisée par une vascularite granulomateuse atteignant les voies aériennes supérieures et les poumons, associée à une glomérulonéphrite. Cette maladie peut débuter à tous les âges (5% des patients sont âgés de moins de 19 ans), mais un début avant l'adolescence est extrêmement rare. La moyenne d'âge de début de la maladie est approximativement de 40 ans. La majorité des patients atteints présentent des poussées de la maladie après la diminution progressive des traitements conventionnels. Il n’existe pas de traitement systématique, sûr et efficace pour le maintien de la rémission. Une équipe américaine a, pour cette raison, voulu évaluer l’étanercept et les résultats de leur essai viennent d’être publiés.
En dehors du contrôle glycémique, il n’existe aucun traitement de la neuropathie diabétique. Il est donc primordial d’identifier des facteurs de risque de neuropathie potentiellement modifiables. Une équipe de chercheurs européens a étudié les facteurs de risque de développement d’une neuropathie distale symétrique chez 1.172 patients atteints de diabète du type 1 dans 31 centres participant à l’étude EURODIAB (European Diabetes Prospective Complications Study). Les résultats ont été publiés dans l’édition de cette semaine du New England Journal of Medicine.