Le nombre de molécules disponibles pour traiter les troubles de l’érection a augmenté de façon très rapide ces dernières années, parallèlement à une meilleure compréhension des bases scientifiques de l’érection et ses troubles. Ainsi les chercheurs ont constaté que le manque d’activité sexuel du à une dysfonction érectile s’accompagne chez l’homme d’une baisse du niveau de la testostérone. Dans un article publié dans la revue Clinical Endocrinology une équipe italienne rapporte les résultats obtenus par un traitement à base d’inhibiteurs de la phosphodiestérase sur le taux de testostérone.
Afin d’essayer de réduire les effets secondaires en termes de thrombose et d’inflammation observés après circulation extracorporelle, l’utilisation de sang total frais est devenue, dans de nombreuses institutions, la méthode de référence dans la chirurgie cardiaque du nouveau-né et du nourrisson. Une équipe américaine a voulu comparer l’utilisation de cette méthode à une combinaison de culots globulaires et de plasma frais congelé (sang reconstitué) pour amorcer le circuit extracorporel. Les résultats ont été publiés dans le New England Journal of Medicine.
La myocardiopathie dilatée (MCD) est une atteinte primitive de la fibre cardiaque, caractérisée par une dilatation plus ou moins importante d'un ou des deux ventricules, une atteinte de la fonction ventriculaire gauche systolique avec une évolution vers l'insuffisance cardiaque progressivement irréductible et un risque de mort à tous les stades de la maladie. Les patients atteints d’une MCD présentent aussi des dérèglements dans la sécrétion de l’hormone de croissance (GH) et de l’insulin-like growth factor-1 (IGF-1). Une équipe américaine vient de publier dans l’édition en ligne de Pediatrics les résultats d’une petite étude dans laquelle les chercheurs ont essayé le GH recombinant sur des enfants.
En 1992, une équipe de chercheurs danois a publié un rapport de synthèse de l'ensemble des articles scientifiques parus entre 1950 et 1992 et contenant des données sur la qualité du sperme. Ils ont constaté qu'il y a eu au cours de cette période une réduction de la concentration des spermatozoïdes contenus dans chaque éjaculat ainsi qu'une baisse du nombre d'éjaculats. Cette étude a suscité énormément d'attention et de critiques de la part de la communauté scientifique, mais elle n'en a pas moins conduit à une série d'études réalisées un peu partout dans le monde sur l'évolution de la qualité du sperme chez les humains. La dernière en date, réalisée par une équipe de chercheurs en Argentine, a été publiée dans la revue Fertility & Sterility.
L’engorgement des urgences est un phénomène bien connu en France. Certains patients peuvent attendre parfois des heures avant d’être pris en charge par les équipes soignantes. La même chose se passe aux Etats-Unis où il n’est pas rare que les patients pour lesquels le délai d’attente est trop long se voient proposer une activité récréative telle que regarder la télévision, lire des journaux ou écouter de la musique. Cette activité, censée apaiser la douleur et l’anxiété avant l’admission, était jusqu’à ici appliquée d’une façon empirique. Une étude canadienne publiée dans le numéro d’octobre du Journal of Emergency Nursing confirme l’efficacité de la méthode.
Décidément on ne peut plus ignorer la génétique y compris (voire surtout) au moment de prescrire un traitement. C’est ce qui vient de constater une équipe internationale de chercheurs avec un groupe des patients atteints d’un gliome malin ou glioblastome, une tumeur maligne du cerveau provoquée par une multiplication anarchique des cellules gliales. Cette anarchie se traduit dans le nombre des cellules mais aussi dans leur structure. Lorsque les patients sont traités par la temozolomide (Temodal®, Schering-Plough) on observe chez certains d’entre eux une inhibition du développement tumoral et pas d’inhibition chez autres. La raison vient d’être découverte dans le noyau des cellules.
Les troubles du sommeil touchent une part toujours plus importante de la population. En France on estime un taux de prévalence de l’ordre de 22% : un Français sur 6 se plaint de son sommeil, soit près de 9 millions d’individus. On connaît bien l’efficacité des différentes approches thérapeutiques, que ce soit une psychothérapie comportementale ou bien un traitement médicamenteux. Cependant, jusqu’à présent aucune étude comparative contre placebo avait été réalisée pour évaluer l’efficacité des ces différentes approches, de façon isolée ou combinée. C’est désormais chose faite après la publication d’une étude américaine dans les Archives of Internal Medicine.