Déjà en 1913 le Dr Dalziel rapportait dans le British Medical Journal des similitudes histopathologiques et cliniques entre la paratuberculose et la tuberculose intestinale chez les animaux et l’entérite granulomateuse chronique chez l’homme, qui vendrait plus tard à s’appeler la maladie de Crohn. Vingt ans se sont déjà écoulés depuis la première notification d’isolation du Mycobacterium avium sous-espèce paratuberculosis (MAP) chez les patients présentant cette inflammation intestinale chronique, mais le rôle de cette bactérie dans le déclenchement et l’évolution de la maladie reste controversé. Une équipe américaine vient d’ajouter une pierre à la discussion avec des nouveaux résultats issus d’une étude publiée dans l’édition de cette semaine du Lancet.
Si les céphalées des enfants de moins de six ans restent largement sous-estimées par les médecins, c’est parce que les définitions cliniques de ce trouble ne sont pas précises. Une équipe italienne s’est intéressée au problème et a réalisé une étude prospective afin de dégager une définition clinique plus précise de la forme que revêtent les céphalées chez les enfants de cette tranche d’âge. Les résultats de cette étude, publiés dans le European Journal of Pain, contribuent à une meilleure compréhension de ces troubles, à leur diagnostic et à la mise en place des stratégies thérapeutiques plus adaptées.
La cornée est une pellicule transparente, faite essentiellement de collagène, d’eau et de cellules, qui est le prolongement en avant de la sclérotique, dont elle ne diffère que par sa transparence. Un traumatisme ou une maladie ophtalmique peuvent conduire à une opacification sévère exigeant une greffe. Compte tenu des difficultés logistiques et administratives pour l’obtention d’un donneur ainsi que les problèmes liés à l’immunosuppression, une équipe de chercheurs japonais a essayé de trouver une méthode alternative à l’allogreffe. Le résultat de leurs travaux a été publié dans la dernière édition du New England Journal of Medicine.
La notion de quotient intellectuel (Q.I.), qui exprime le rapport entre l'âge mental et l'âge chronologique, a été introduite au début du siècle dernier. Traditionnellement employée dans les milieux scolaire et de sélection professionnelle, la psychométrie a fait son entrée depuis une décennie dans le domaine des études médicales. Un article paru dans la dernière édition du British Medical Journal passe en revue les dernières trouvailles des chercheurs qui ont constaté une corrélation entre le quotient intellectuel et la santé. D’après ces études, il apparaît que les personnes ayant un Q.I. plus élevé vivent plus longtemps et mieux.