La liste d’attente pour les greffes du cœur ne cesse de s’allonger dans les pays qui pratiquent ce type d’intervention chirurgicale. Comment faire pour permettre aux patients candidats d’attendre dans des bonnes conditions jusqu’à la transplantation ? La réponse vient d’une étude menée par une équipe américaine pendant neuf ans. Le nouveau dispositif utilisé permet d’éviter les problèmes habituellement observés avec les dispositifs d’assistance ventriculaire gauche et bi-ventriculaire, tels que l’insuffisance cardiaque droite, la régurgitation valvulaire, l’arythmie cardiaque, les thrombi ventriculaires, les communications intra-ventriculaires et les bas débits.
Jusqu’à présent on n’avait pas évalué l’intérêt d’ajouter une radiothérapie au traitement par tamoxifène après une tumorectomie chez les femmes âgées. C’est désormais chose faîte grâce à une étude conduite par une équipe américaine sous l'autorité du Dr. Kevin Hughes de l’hôpital général du Massachusetts à Boston. Les résultats de cette étude multicentrique ont été publiés dans la dernière livraison du New England Journal of Medicine.
La leptine est une hormone polypeptidique synthétisée dans l'adipocyte. Sécrétée dans la circulation, elle franchit la barrière hémato-méningée, passe dans le liquide céphalo-rachidien et affecte le comportement alimentaire et la thermogenèse. La quantité de leptine circulante (leptinémie) est corrélée positivement à la corpulence : plus un sujet a une masse grasse développée, plus sa leptinémie est élevée. Un blocage de l’axe hypothalamogonadique et d’autres axes endocriniens dû, à un déficit énergétique, est associé à une basse léptinémie et peut se traduire par une aménorrhée hypothalamique. Une équipe américaine de l’hôpital général du Massachusetts vient de publier les résultats d’une étude montrant l’intérêt de l’utilisation de la leptine recombinante exogène pour améliorer les fonctions reproductrices et neuroendocriniennes chez les femmes souffrant de ce type d’aménorrhée.
La naissance inexpliquée d’un bébé mort-né et le syndrome de mort subite du nourrisson (SMSN) ont quelques caractéristiques communes : un taux sérique augmenté d’alpha-foetoprotéine pendant le second trimestre de la grossesse. C’est le constat d’une équipe britannique après avoir suivi le dossier médical de plus de deux cent mille femmes résidant au sud de l’Ecosse. Pourrait-on utiliser cette protéine comme un marqueur de dysfonction placentaire voire comme un facteur prédictif du SMSN ? Les réponses sont dans l’article signé par Gordon Smith et al dans la dernière édition du New England Journal of Medicine.
Une importante étude mondiale coordonnée par une équipe canadienne a constaté que la grande majorité des crises cardiaques peuvent être facilement prévues par neuf facteurs mesurables et que ces facteurs sont les mêmes dans pratiquement toutes les régions et groupes ethniques à travers le monde. Cette étude nommée INTERHEART a réuni une cohorte de plus de 29.000 personnes dans 52 pays sur les cinq continents. Présentée le 29 août dernier lors du congrès de la Société Européenne de Cardiologie (ESC) à Munich, cette étude montre que « ces facteurs semblent prévoir la majorité du risque dans pratiquement chaque région, chaque groupe ethnique, chez les hommes et des femmes, chez les vieux et les jeunes ». Trop beau pour être vrai ?
Il est bien connu que les glucocorticoïdes inhibent la formation osseuse, entravent la croissance et favorisent l’obésité. Une équipe dirigée par le Dr Mary B. Leonard du département de pédiatrie du Children’s Hospital of Philadelphia, aux Etats-Unis, a voulu déterminer les effets d’un traitement prolongé par glucocorticoïdes sur la densité minérale osseuse chez des enfants présentant un syndrome néphrotique cortico-sensible, une affection dont les effets connus sur l’os sont minimes. Les résultats ont été publiés dans la dernière livraison du New England Journal of Medicine.
Jusqu’à présent aucun schéma thérapeutique pratique et bien toléré ne s’est avéré efficace pour traiter la candidose vulvovaginale récurrente. La candidose est une affection très fréquente puisque 75 % des femmes développent un jour ou l'autre cette mycose vaginale, et que 40-50 % des femmes ont au moins 2 à 3 épisodes de vaginite au cours de leur vie. Les mycoses vaginales sont rarement sources de complication mais le principal problème est la récidive, parfois assez fréquente, qui impose de rechercher soigneusement les facteurs favorisants possiblement en cause. Une étude multicentrique conduite par le Dr Jack Sobel de la Wayne State University School of Medicine, aux Etats-Unis, vient d’apporter une réponse au problème. Les résultats ont été publiés dans la dernière livraison du New England Journal of Medicine.
La dernière édition du British Medical Journal nous livre un rapport signé par Ed Farley-Hills et al. du Ysbyty Gwynedd Hospital, au Royaume-Uni, dans lequel un décès mystérieux est signalé. Dans le rôle de premier suspect : la pioglitazone, médicament appartenant à une nouvelle classe d’hypoglycémiant utilisé dans le DNID. Leur mécanisme d'action est nouveau : ils activent des récepteurs nucléaires, les PPAR g (Peroxysomes Proliferator Activated Receptors) et diminuent ainsi la résistance tissulaire à l'insuline. Contrairement à la troglitazone, retirée en raison de son hépatotoxicité, la pioglitazone était considérée comme étant bien tolérée sur le plan hépatique. Faut-il revoir son utilisation ?
Nous avons abordé hier la fiabilité des tests de séropositivité pour le dépistage de certains virus dans la transfusion de sang. Aujourd’hui nous aborderons la même question, mais cette fois-ci en ce qui concerne le don de tissus. En effet, aux Etats-Unis, les banques de tissus ont introduit diverses procédures de contrôle et de tests pour réduire le risque de transmission des infections virales à partir des greffons tissulaires. Ces procédures sont-elles fiables à 100% ? C’est à quoi s’est attachée à répondre une équipe multicentrique coordonnée par le Dr Shimian Zou de la Croix-Rouge américaine.
En France, l’affaire du sang contaminé reste dans toutes les mémoires et les séquelles judiciaires rebondissent encore. Le dépistage des donneurs et les traitements visant à neutraliser les virus dans la chaîne de transfusion ont depuis fait des progrès considérables à travers le monde, même si dans certains pays comme la Chine des catastrophes récentes ont été signalées. Les mesures entreprises dans notre monde occidental aseptisé, en particulier le dépistage sérologique, sont-elles pour autant sures à cent pour cent ? Une étude américaine publiée dans la dernière livraison du New England Journal of Medicine, portant sur plus de trente millions de dons, nous livre des résultats qui appellent à la prudence. Surtout lorsqu’on pense que, selon une étude de l’OMS, près de 82 % des habitants de la planète n’ont pas la garantie de recevoir un sang non contaminé en cas de transfusion.