Nous avons abordé hier la fiabilité des tests de séropositivité pour le dépistage de certains virus dans la transfusion de sang. Aujourd’hui nous aborderons la même question, mais cette fois-ci en ce qui concerne le don de tissus. En effet, aux Etats-Unis, les banques de tissus ont introduit diverses procédures de contrôle et de tests pour réduire le risque de transmission des infections virales à partir des greffons tissulaires. Ces procédures sont-elles fiables à 100% ? C’est à quoi s’est attachée à répondre une équipe multicentrique coordonnée par le Dr Shimian Zou de la Croix-Rouge américaine.
En France, l’affaire du sang contaminé reste dans toutes les mémoires et les séquelles judiciaires rebondissent encore. Le dépistage des donneurs et les traitements visant à neutraliser les virus dans la chaîne de transfusion ont depuis fait des progrès considérables à travers le monde, même si dans certains pays comme la Chine des catastrophes récentes ont été signalées. Les mesures entreprises dans notre monde occidental aseptisé, en particulier le dépistage sérologique, sont-elles pour autant sures à cent pour cent ? Une étude américaine publiée dans la dernière livraison du New England Journal of Medicine, portant sur plus de trente millions de dons, nous livre des résultats qui appellent à la prudence. Surtout lorsqu’on pense que, selon une étude de l’OMS, près de 82 % des habitants de la planète n’ont pas la garantie de recevoir un sang non contaminé en cas de transfusion.
En France la charge et les conditions de travail des médecins ont fait les Unes de la presse médicale hexagonale depuis quelques années. Utilisé comme argument de choc dans les revendications face au gouvernement et à la Sécu, le « burnout » était présenté comme le symptôme majeur de leur mal de vivre. Une équipe britannique a toutefois publié hier les résultats d’une étude qui montre que le fameux « burnout », le stress et la dépression, entre autres, peuvent être aisément dépistés… avant que les médecins n’entrent à la fac de médecine. Cette étude prospective qui a duré douze ans va faire certainement parler d’elle et enrager nos confrères gaulois…
Des chercheurs du Babraham Institute à Cambrige, Royaume-Uni, ont découvert que des conflits entre les gènes hérités des parents peuvent affecter notre capacité d’adaptation métabolique et avoir notamment des effets pervers sur notre poids corporel. Comme nous le savons, nous recevons de chacun de nos parents l’exacte moitié de leur génome avec une copie de leurs gènes. Cependant pour un petit nombre des gènes copiés, seulement une des copies est « active », et celle provenant de l’autre parent est « désactivée ». Le Dr Gavin Kelsey et ses collaborateurs ont publié les résultats de leurs recherches dans la dernière livraison de Nature Genetics et leurs découvertes permettent d’envisager des nouvelles approches pour la prise en charge de certains désordres métaboliques comme l’obésité.